Besoin de 5 gigatonnes pour plus de réductions

Posted on 10 December 2010 by admin

Par Mantoe Phakathi

CANCÚN, 9 déc (IPS/TerraViva) – Un rappel de la faiblesse du statu quo alors que les négociations climatiques au Mexique tirent vers la fin: même si toutes les parties devaient honorer les engagements pris dans l’Accord de Copenhague, les réductions des émissions n’atteindraient pas le niveau nécessaire pour éviter le réchauffement catastrophique de la planète.

Civil society is calling on governments to act decisively. Credit: Davison Makanga/IPS

Un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), évaluant les engagements volontaires pris comme un accord sur un traité juridiquement contraignant échoué au Danemark l’année dernière, montre que le monde n’est pas encore sur la voie vers les réductions nécessaires.

Le rapport du PNUE, intitulé “L’Ecart des émissions”, a été élaboré par 30 scientifiques venus de 25 pays. Il indique que d’ici à 2020, les émissions mondiales devraient être autour de 44 gigatonnes de gaz équivalant au dioxyde de carbone avant d’avoir une bonne chance de limiter une augmentation des températures moyennes à moins de deux degrés Celsius d’ici à 2050.

“Ce rapport utilise l’Accord de Copenhague comme un repère pour évaluer les progrès réalisés à partir des engagements pris il y a 12 mois”, a déclaré le sous-secrétaire général exécutif du PNUE, Achim Steiner.

“Si tous les engagements pris à Copenhague sont respectés dans leur intégralité, y compris les engagements de financement, les émissions pourraient atteindre 49 gigatonnes, laissant un écart de cinq gigatonnes d’équivalent de dioxyde de carbone qui doit être comblé par une action plus grande”, a-t-il indiqué.

“Le rapport qualifie et quantifie les écarts dans l’atténuation des changements climatiques”, a affirmé Juan Rafael Elvira, le secrétaire mexicain pour l’Environnement et les Ressources naturelles.

L’écart entre les engagements actuels et les résultats attendus en termes de changements climatiques, souligne à nouveau l’importance de retrouver l’élan vers un accord ambitieux et juridiquement contraignant au sein du processus de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Même une augmentation de deux degrés n’est pas considérée comme un objectif acceptable. Plus de la moitié des parties à la CCNUCC, 100 pays, ont appelé à des efforts visant à définir un objectif d’augmentation des températures de 1,5 degré, a affirmé Dessima Williams, l’ambassadeur de la Grenade pour les changements climatiques.

“Les engagements pris à Copenhague n’ont pas comblé les attentes soutenues par des preuves scientifiques selon lesquelles même avec des augmentations de 1,5 degré, la terre sera toujours confrontée à des effets dévastateurs des changements climatiques”, a déclaré Williams, dont le pays natal, la Grenade, figure parmi ceux qui appellent à un objectif plus ambitieux.

“Cancún ne souhaite pas la baisse des attentes. Nous devons élaborer des politiques qui aborderont ce problème qui fait déjà des ravages dans les pays en développement”, a ajouté Williams.

(END)

Leave a Reply


 

Photos from our Flickr stream

A carpenter organises a load of mahogany, precious wood seized by the authorities in the Ciénaga de Zapata wetlands. Credit: Jorge Luis Baños/IPSWaves and high tides are eating away at the beaches in Costa Rica’s Cahuita National Park, where the vegetation is uprooted and washed into the sea. Credit: Diego Arguedas/IPSInformal gold mining is the main source of mercury emissions in Latin America. An artisanal gold miner in El Corpus, Choluteca along the Pacific ocean in Honduras. Credit: Thelma Mejía/IPS.Community leader Olga Vargas and her granddaughter Valery (backs turned to the camera) chat with local residents on one of the hiking paths that the Women’s Association created in the Quebrada Grande reserve. Credit: Diego Arguedas Ortiz/IPS
In Quebrada Grande, the Agrarian Development Institute dedicated 119 hectares of land to forest conservation, which the Womens’ Association has been looking after for over a decade. Credit: Diego Arguedas Ortiz/IPSThe expansion of pineapple cultivation to the north of the capital San José has put pressure on forests in Costa Rica. There are pineapple plantations and a packing plant right behind the Quebrada Grande reserve. Credit: Diego Arguedas Ortiz/IPSOlga Vargas next to the greenhouse with which the Quebrada Grande de Pital Women’s Association began to revitalise its sustainable business, whose priority is reforestation. Credit: Diego Arguedas Ortiz/IPSIsabel Michi carefully tends seedlings in the greenhouse on her small organic farm in the settlement of Mutirão Eldorado in the Brazilian state of Rio de Janeiro. Credit: Fabíola Ortiz/IPS

See all photos

 

With the support of