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	<title>COP17 CLIMATE CHANGE DURBAN 2011 &#187; Français</title>
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		<title>Q&amp;R: &#8220;D&#8217;ici à 2020, il sera trop tard&#8221;</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 05:46:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Français]]></category>

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		<description><![CDATA[Kristin Palitza interviewe REGINE GÜNTHER, chef de la protection du climat et de la politique énergétique au Fonds mondial pour la nature, au sujet des dangers du changement climatique sur la sécurité et la subsistance &#160; DURBAN, Afrique du Sud, 13 déc (IPS) &#8211; Malgré le risque élevé, il est difficile de convaincre les politiciens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Kristin Palitza interviewe REGINE GÜNTHER, chef de la protection du climat et de la politique énergétique au Fonds mondial pour la nature, au sujet des dangers du changement climatique sur la sécurité et la subsistance</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>DURBAN, Afrique du Sud, 13 déc (IPS) &#8211; Malgré le risque élevé, il est difficile de convaincre les politiciens de prendre des mesures immédiates pour empêcher d’éventuels changements climatiques et de rendre disponibles les fonds nécessaires à cet effet.</p>
<p> <span id="more-2059"></span></p>
<p>Les scientifiques ont à plusieurs reprises attiré l’attention sur les effets des changements climatiques &#8211; si les gouvernements n&#8217;agissent pas au plus tôt, cela provoquera une catastrophe irréversible.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voici des extraits de l’interview que Régine Günther avait accordée à IPS un peu avant la fin des travaux de la 17ème Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, à Durban, en Afrique du Sud.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Q: Quelles peuvent être les conséquences si le 17ème sommet des Nations Unies sur le changement climatique à Durban se termine sans résultats concrets ni objectifs?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>R: Il y a plusieurs scénarios. Si les pays parviennent à prendre des engagements volontaires de réduction des émissions de carbone qu’ils avaient pris au cours des deux derniers sommets de Copenhague et de Cancun, nous allons constater une augmentation des températures entre trois et quatre degrés Celsius en moyenne. S&#8217;ils parviennent à lancer un processus à Durban qui mènera à des objectifs de réduction à forte échelle des émissions d&#8217;ici à 2020, nous pourrions réussir à ne pas dépasser une élévation de deux degrés Celsius.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais pour l&#8217;instant, cela semble inquiétant. Si nous continuons comme avant et nous ne mettons même pas en œuvre les engagements volontaires, nous allons atteindre une élévation dangereuse de température de six ou sept degrés Celsius.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Q: Que se passera-t-il si des températures moyennes augmentent de plus de deux degrés Celsius?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>R: Une augmentation de deux degrés Celsius a déjà des effets négatifs. Si nous allons au‑delà, le changement climatique deviendra dangereux. Les glaciers vont fondre, jusqu’à trois milliards de personnes souffriront de graves pénuries d&#8217;eau, principalement dans les pays en développement, nous pourrions perdre jusqu&#8217;à 30 pour cent de notre biodiversité, la sécheresse conduira à l&#8217;insécurité alimentaire, de vastes régions seront inondées en permanence, y compris les petites îles, et ainsi de suite. C&#8217;est pourquoi le changement climatique n&#8217;est pas seulement un problème environnemental. C&#8217;est une menace pour les moyens de subsistance et les économies.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Q: Tout le monde parle des effets drastiques du changement climatique sur les pays en développement. Quels seront en général les effets sur les pays du Nord?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>R: Rappelez-vous la vague de chaleur importante en Europe en 2003. C’était un été très chaud (avec plusieurs personnes décédées de coups de chaleur). Si nous ne parvenons pas à un contrôle du changement climatique, l&#8217;été de 2003 deviendra un été normal en 2040. En 2060, il sera considéré comme un été frais. Les Etats-Unis ont également ressenti l&#8217;impact de l&#8217;évolution des conditions météorologiques cette année, avec un nombre inhabituel d&#8217;ouragans et de tempêtes. Alors, le monde industrialisé connaîtra également beaucoup de changements et devra s&#8217;adapter.</p>
<p>  </p>
<p><strong>Q: Beaucoup de gens des pays en développement devront-ils migrer, comme le prédisent certains scientifiques?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>R: Cela est fort probable. Et affectera également le Nord en général. Si la sécheresse et la famine augmentent dans le Sud, les gens seront incapables de continuer de vivre là. Et s’il y a des milliers et des milliers de migrants climatiques, la question est de savoir, bien sûr, qui pourra leur offrir un refuge. De nombreuses personnes attendront beaucoup du Nord.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Q: A quel moment sera-t-il trop tard d’agir?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>R: Si vous mesurez les dangers du changement climatique sur la base limite des deux degrés Celsius, nous devrons atteindre le pic des émissions de carbone mondiales au cours de cette décennie. Les scientifiques affirment qu’une réduction drastique des émissions de CO2 d&#8217;ici à 2020 serait encore une option, mais vraiment la toute dernière. Je crois que d’ici à 2020, il sera trop tard. Néanmoins, nous devons continuer à faire tous les efforts possibles, parce qu’il y a une grande différence si nous vivons dans un monde plus chaud de deux, cinq ou six degrés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Q: Pourquoi pensez-vous qu’il sera trop tard pour les réductions d&#8217;émissions d&#8217;ici à 2020?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>R: Plus les émissions mondiales de carbone tendent vers le pic, plus forte doit être la tendance nécessaire des réductions. Il sera non seulement très coûteux, mais aussi extrêmement difficile d’atteindre ce résultat. Il y aura des moments précis où il ne faudra pas beaucoup de choses pour maintenir le changement climatique sous la limite des deux degrés Celsius. Une fois que nous aurons atteint cette limite, ce qui signifie qu&#8217;une certaine quantité de gaz à effet de serre se trouve dans l&#8217;atmosphère, le processus de tentative de réduction des températures prendra des décennies, parce que l&#8217;atmosphère réagit lentement aux changements.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Q: Pourquoi est-il si difficile de convaincre les politiciens d&#8217;agir, malgré ces scénarios d&#8217;horreur?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>R: Les facteurs prépondérants de l’action humaine contribuant au changement climatique, les industries de charbon, de pétrole et de gaz, sont les plus gros bénéficiaires de nos économies industrialisées actuelles. Ils travaillent avec de grands groupes de pression et d’importantes sommes d&#8217;argent contre la tendance visant à réduire leur part de l&#8217;économie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il est également important de noter que les politiciens sont élus pour quatre ou cinq ans, pas jusqu’en 2040. En quatre ans, les effets du changement climatique ne se ressentent pas très fortement. Les grands changements se situent dans l&#8217;avenir et viennent très lentement. En conséquence, il y a un fossé entre la réalité d&#8217;aujourd&#8217;hui et les connaissances scientifiques sur les effets du changement climatique si nous n&#8217;agissons pas.</p>
<p>(FIN/11)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>ENVIRONNEMENT: Sauver les forêts avec les connaissances autochtones</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 05:43:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Isaiah Esipisu* &#160; DURBAN, Afrique du Sud, 13 déc (IPS) &#8211; Pour la communauté des Laibon, une sous-tribu du groupe ethnique des Masaï au Kenya, les 33.000 hectares de la forêt de Loita, dans la province de la Vallée du Rift, c’est plus qu’une simple forêt. C&#8217;est un temple.   &#8220;C’est notre temple. Nos Dieux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Isaiah Esipisu*</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>DURBAN, Afrique du Sud, 13 déc (IPS) &#8211; Pour la communauté des Laibon, une sous-tribu du groupe ethnique des Masaï au Kenya, les 33.000 hectares de la forêt de Loita, dans la province de la Vallée du Rift, c’est plus qu’une simple forêt. C&#8217;est un temple.</p>
<p> <span id="more-2057"></span></p>
<p>&#8220;C’est notre temple. Nos Dieux y vivent. Nous cueillons des herbes de cet endroit. Nous l&#8217;utilisons pour l&#8217;apiculture. Cela fait donc partie de nos moyens de subsistance&#8221;, a déclaré Olonana Ole Pulei, qui était à Durban, en Afrique du Sud, pour représenter sa communauté à la 17ème Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Selon Nigel Crawhall, directeur du secrétariat du &#8216;Indigenous Peoples of Africa Co-ordinating Committee&#8217; (Comité de coordination des peuples autochtones d&#8217;Afrique &#8211; IPACC), différentes communautés africaines ont d’importantes connaissances autochtones qu&#8217;ils utilisent dans la conservation des forêts et de la biodiversité en général, et cela devrait être pris en compte lors des négociations à Durban.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Différentes communautés ont de différentes pratiques qu&#8217;ils utilisent dans la conservation des forêts&#8221;, a-t-il dit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Crawhall a donné l’exemple de la façon dont les communautés pygmées, les Bambuti et les Batwa, en République démocratique du Congo, ont conservé la forêt en utilisant des méthodes traditionnelles. Ces deux communautés dépendent de la biodiversité de la vie animale dans les forêts équatoriales pour leur survie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Habituellement, ils savent comment identifier des arbres typiques qui peuvent être coupés dans le but de créer une ouverture unique sur la canopée, ce qui éclaire les forêts touffues du Congo. Cet éclairage attire alors les animaux, les oiseaux et les insectes, leur donnant ainsi l’opportunité de chasser&#8221;, a déclaré Crawhall à IPS.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cela permet de conserver aussi bien la biodiversité que les forêts, parce que cette méthode ne peut fonctionner que si la forêt canopée est intacte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au Kenya, la culture maasai interdit à tous les membres de la communauté d&#8217;abattre un arbre, soit pour le bois de chauffage ou pour tout autre but. Il a été également interdit aux gens de toucher aux racines principales ou de retirer entièrement l&#8217;écorce d&#8217;un arbre pour l&#8217;extraction des plantes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Selon leurs croyances culturelles, seules les branches des arbres peuvent être utilisées pour le bois de chauffage, et leurs racines fibreuses pour les herbes. Si l&#8217;écorce d&#8217;un arbre a une valeur thérapeutique, alors on peut juste enlever une petite portion en créant un &#8220;V&#8221; dans l&#8217;écorce. La blessure est ensuite fermée à l&#8217;aide de sol humide.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Nous croyons que le sol aide à la guérison de la blessure sur un arbre. Ceci fait partie de la culture, et nous croyons tous que c&#8217;est une abomination de blesser un arbre, et ne pas l’aider à guérir&#8221;, a indiqué Ole Pulei.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&#8217;est une pratique qui a été transmise de génération en génération chez les membres de la communauté maasai. C&#8217;est cette connaissance indigène qui a contribué à la conservation de la forêt de Loita dans la communauté des Laibon.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Toutes les activités d&#8217;exploitation forestière observées sur la terre maasai, y compris la destruction de la forêt de Mau, sont faites par des étrangers parce que la culture massaï n’autorise pas de telles activités. C&#8217;est la connaissance autochtone qui aide à la conservation des forêts&#8221;, a déclaré Ole Pulci à IPS.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De telles croyances font des forêts une partie de la communauté dans laquelle ses membres ont un attachement pour les arbres, et où la destruction d’un arbre pourrait être considéré comme une offense aux Dieux et leur culture.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Nous avons plusieurs autres communautés sur tout le continent, qui coexistent avec les forêts. Nous pouvons citer, entre autres, la communauté des Touareg en Algérie, la communauté des Yiaku dans la région Laikipia du Kenya, la communauté des Ogiek toujours au Kenya, la communauté des Kung au Botswana&#8221;, a indiqué Crawhall.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Selon Crawhall, tous les Africains sont des autochtones, bien qu’il existe certains groupes qui vivent de chasse et des cueillette, tandis que d&#8217;autres groupes pratiquent le pastoralisme, et d&#8217;autres l’agriculture de terre ferme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Malgré le fait qu&#8217;il n&#8217;y ait aucune définition standard pour les peuples autochtones, la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des peuples autochtones en 2007, reconnaît que certaines communautés, en raison des circonstances historiques et environnementales, se sont retrouvées hors du système étatique et sont sous-représentées dans la gouvernance.</p>
<p>  </p>
<p>&#8220;Les Bushmen de la région d’Afrique australe, ou la communauté des Ogiek du Kenya, qui vivent dans les forêts, constituent un exemple typique de groupements classés comme autochtones&#8221;, a expliqué Crawhall.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il souligne que l&#8217;Afrique compte plus de 40 groupements dans les différents pays qui vivent entièrement de chasse et de cueillette. Toutefois, l’IPACC travaille en étroite collaboration avec 155 communautés provenant de 22 pays africains qui sont reconnues comme autochtones du fait de leur contexte historique et environnemental.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En conséquence, les représentants de ces communautés avaient rejoint le reste du monde à Durban pour se faire entendre, de sorte que leur contribution à la conservation des forêts soit reconnue comme faisant partie des efforts pour l’adaptation et l&#8217;atténuation du changement climatique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Nous croyons que la connaissance écologique traditionnelle africaine est le fondement pour des politiques nationales d’adaptation efficaces et appropriées&#8221;, a ajouté Crawhall.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par le biais du secrétariat de l’IPACC, les 155 organisations des communautés à la base en Afrique avaent rédigé leur position pour la plateforme de négociation de Durban. Elles voulaient que les négociateurs trouvent une position qui soit représentative des parties d&#8217;Afrique, des organisations des peuples autochtones africains, des institutions traditionnelles, des autorités traditionnelles et des systèmes de valeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>* Cet article fait partie d&#8217;une série soutenue par le Réseau de connaissance du climat et du développement.</p>
<p>(FIN/11)</p>
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		<title>DEVELOPPEMENT: Un accord sur un nouveau traité pour réduire les émissions</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 05:42:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Stephen Leahy &#160; DURBAN, Afrique du Sud, 12 déc (IPS) &#8211; Le monde s’engage de plus en plus à des niveaux dangereux de réchauffement climatique avec déjà une autre incapacité des nations du monde à accepter des réductions nécessaires des émissions de carbone ici à Durban, en Afrique du Sud. Cependant, puisque la 17ème Conférence [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Stephen Leahy</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>DURBAN, Afrique du Sud, 12 déc (IPS) &#8211; Le monde s’engage de plus en plus à des niveaux dangereux de réchauffement climatique avec déjà une autre incapacité des nations du monde à accepter des réductions nécessaires des émissions de carbone ici à Durban, en Afrique du Sud.</p>
<p><span id="more-2055"></span></p>
<p>Cependant, puisque la 17ème Conférence des parties (COP 17) s’est achevée tôt dimanche matin, les membres ont convenu de parler d&#8217;un nouveau traité mondial visant à réduire les émissions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Après deux semaines et 29 heures supplémentaires d’intenses et âpres négociations, les 193 nations participant aux négociations des Nations Unies sur le climat ont convenu d&#8217;un ensemble complexe et technique de documents appelés la &#8220;Plateforme de Durban&#8221;. Ces documents comprennent la poursuite du Protocole de Kyoto, une structure formelle pour un Fonds vert pour le climat, de nouveaux mécanismes de marché, et plus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le plus grand développement parvenu à l&#8217;aube du dimanche (11 décembre) est un accord pour négocier un nouveau traité mondial visant à réduire les émissions d&#8217;ici à 2015. Bien que cela puisse ressembler tout simplement à accepter davantage de rencontres, c’est la première fois que toutes les nations ont accepté d&#8217;être régies par un nouveau traité mondial de réduction des émissions conformément à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Actuellement, les réductions des émissions promises par les pays industrialisés et celles de la Chine, du Brésil, d&#8217;Afrique du Sud, de l&#8217;Inde et autres, en vertu de l&#8217;Accord de Copenhague en 2009, garantissent un monde qui est au moins à 3,5 degrés Celsius en moyenne plus chaud, selon la science du climat. Ce sera le double de cela dans de grandes parties du monde. Certaines analyses indiquent que cette moyenne mondiale pourrait être encore plus élevée pour atteindre quatre ou cinq degrés Celsius, menaçant notre espèce d&#8217;anéantissement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En dépit de la roublardise politique des Etats-Unis, du Canada et même de l&#8217;Union européenne, le fait est que les réductions promises par les pays en développement sont plus importantes que celles du monde industrialisé qui est responsable de 75 pour cent des émissions humaines totales dans l&#8217;atmosphère.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Il n&#8217;y a toujours pas de nouvelles promesses sur la table, et le processus convenu à Durban vers l’augmentation de l&#8217;ambition et l&#8217;intensification des réductions des émissions, est incertain dans ses résultats&#8221;, a déclaré Bill Hare, directeur de &#8216;Climate Analytics&#8217; (Analytique climatique), un groupe consultatif scientifique sur le climat, à but non lucratif, basé en Allemagne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le président de la COP 17, le Sud-Africain Maite Nkoana-Mashabane et d&#8217;autres ont supplié les pays de mettre leurs propres intérêts de côté &#8220;pour le plus grand bien de la planète et de ses habitants&#8221;. Les pays riches comme les Etats-Unis, le Canada et l&#8217;Arabie Saoudite ont bloqué les progrès et plusieurs fronts, laissant les nations plus petites furieuses et frustrées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;La mauvaise nouvelle est que les bloqueurs dirigés par les Etats-Unis ont réussi à introduire une clause de sortie vitale qui pourrait facilement empêcher le prochain grand accord sur le climat d’être juridiquement contraignant&#8221;, a affirmé Kumi Naidoo, directeur exécutif de &#8216;Greenpeace International&#8217;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Même si un traité fort juridiquement contraignant est accepté en 2015, il devra être ratifié par les gouvernements avant d&#8217;entrer en vigueur. Il a fallu plusieurs années pour ratifier le Protocole de Kyoto que les Etats-Unis ont soutenu et ont ensuite refusé de ratifier à la suite de l&#8217;élection de George W. Bush.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Attendre jusqu&#8217;en 2020 avant d’opérer d&#8217;importantes réductions signifie que ces réductions devront être beaucoup plus profondes et beaucoup plus coûteuses pour avoir le moindre espoir de maintenir les températures en dessous de deux degrés Celsius, a précédemment souligné Hare à IPS.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Le niveau collectif d&#8217;ambition du monde pour les réductions des émissions doit être considérablement augmenté, et sous peu&#8221;, a déclaré Alden Meyer, directeur de la stratégie et de la politique à la &#8216;Union of Concerned Scientists&#8217; (Union des scientifiques préoccupés).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Diverses analyses montrent que les émissions mondiales devraient atteindre un maximum entre 2015 et 2020 pour gagner une chance raisonnable de moins de deux degrés Celsius à un coût supportable. Si ce pic et cette baisse surviennent plus tard, les coûts et les risques de dépasser deux degrés Celsius grimperont en flèche.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Des discours vigoureux et des décisions soigneusement rédigées ne peuvent pas modifier les lois de la physique. L&#8217;atmosphère répond à une chose, et une chose seulement &#8211; les émissions&#8221;, a indiqué Meyer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il était clair que nos gouvernements, au cours de ces deux dernières semaines, ont écouté les sociétés polluantes à forte intensité de carbone au lieu d&#8217;écouter les populations, a déclaré Naidoo dans un communiqué.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La &#8220;Plateforme de Durban&#8221; comprend une deuxième période d&#8217;engagement du Protocole de Kyoto qui commencera à partir de janvier 2013, évitant un vide à la fin de la première période d’engagement, qui finit l&#8217;année prochaine. La durée de la deuxième période d&#8217;engagement doit être décidée à la COP 18, au Qatar.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les pays en développement ont insisté sur cette condition parce que Kyoto est le seul accord juridiquement contraignant de réduction des émissions. Cependant, il a seulement demandé de petites réductions aux pays industrialisés comme ceux d’Europe, le Canada, l&#8217;Australie, le Japon et quelques autres. Les Etats-Unis se sont désengagés et le Canada a ignoré ses obligations et a augmenté les émissions de 24 pour cent. Et maintenant, le Canada, le Japon et la Russie ont déclaré qu&#8217;ils ne participeront pas à la deuxième période d&#8217;engagement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La poursuite de Kyoto &#8220;est très importante&#8221;, a indiqué Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la CCNUCC. Les pays participants doivent soumettre leurs offres de réduction des émissions d&#8217;ici à mai 2012.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il n&#8217;existe aucune adoption formelle d&#8217;une deuxième période d&#8217;engagement selon les termes mêmes des documents, a déclaré Pablo Solón, ancien négociateur en chef de l&#8217;Etat plurinational de Bolivie. &#8220;La décision réelle a été simplement reportée à la prochaine COP&#8221;. Kyoto demeure &#8220;en agonie&#8221;, a-t-il affirmé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le seul progrès par rapport au Fonds vert pour le climat (FVC) a été dans sa conception et sa gouvernance. Le FVC est censé réunir 100 milliards de dollars d’aide annuellement à partir de 2020 pour assister les nations en développement à réduire les émissions et les aider à s&#8217;adapter aux changements climatiques. Il n&#8217;y avait pas d&#8217;engagements sur la provenance de cet argent. Ce qui a été convenu, c’est de mettre en place un &#8220;plan de travail&#8221; pour mobiliser d’importants fonds pour le climat auprès des sources publiques et privées à la fois. (FIN/11)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>DEVELOPPEMENT: Des appels croissants pour une priorité à l’eau</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 05:41:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Joshua Kyalimpa &#160; DURBAN, Afrique du Sud, 10 déc (IPS) &#8211; Les efforts visant à placer l&#8217;eau comme un point distinct dans les négociations sur les changements climatiques s&#8217;intensifient à Durban, en Afrique du Sud, où se déroule le 17ème sommet des Nations Unies sur les changements climatiques.   Des experts de l&#8217;eau estiment que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Joshua Kyalimpa</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>DURBAN, Afrique du Sud, 10 déc (IPS) &#8211; Les efforts visant à placer l&#8217;eau comme un point distinct dans les négociations sur les changements climatiques s&#8217;intensifient à Durban, en Afrique du Sud, où se déroule le 17ème sommet des Nations Unies sur les changements climatiques.</p>
<p> <span id="more-2053"></span></p>
<p>Des experts de l&#8217;eau estiment que faire cela conduira à une attention plus grande sur le développement d’une politique, et attirera davantage de ressources dans le secteur de l&#8217;eau à travers des programmes d&#8217;adaptation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Pour chacun d&#8217;entre nous, la première chose que vous utilisez quand vous vous réveillez le matin, c&#8217;est l&#8217;eau, et quand nous allons au lit, c&#8217;est l&#8217;eau. Pourtant, elle est considérée comme une chose acquise&#8221;, déclare Chris Moseki, directeur de recherche à &#8216;Water Research Commission&#8217; (Commission de recherche sur l’eau &#8211; WRC) en Afrique du Sud. La WRC est un membre du Partenariat mondial de l’eau (PME) &#8211; une alliance mondiale d&#8217;organisations travaillant sur les questions de l&#8217;eau.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’accès à l&#8217;eau est une question urgente ici dans la région d’Afrique australe, où près de 100 millions de personnes n&#8217;ont pas suffisamment accès à l&#8217;eau. Une présentation réalisée par le &#8216;Council for Scientific and Industrial Research&#8217; (Conseil de la recherche scientifique et industrielle &#8211; CSIR) en Afrique du Sud montre que la région deviendra plus chaude et plus sèche au cours des 50 à 100 prochaines années, mettant en danger les fermes, l&#8217;industrie, l&#8217;approvisionnement en eau domestique et les écosystèmes naturels.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des experts internationaux de l’eau et des décideurs politiques craignent que le fait de prévoir des changements dans la disponibilité de l&#8217;eau ne bénéfice pas de l&#8217;importance qu&#8217;il mérite. Bai-Mass Taal, le secrétaire exécutif du Conseil des ministres africains de l&#8217;Eau (CMAE), affirme qu&#8217;ils travaillent à rehausser le profil de l&#8217;eau dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Nous disons aux parties, écoutez: nous apprécions ce que vous faites dans d&#8217;autres secteurs, mais sans aborder directement l&#8217;eau, tout cela sera vain&#8221;, déclare Taal.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A ce stade, les questions de l&#8217;eau sont actuellement en train d’être examinées par les négociateurs des traités dans le cadre d’une planification, d’une priorisation et d’une mise en œuvre de l&#8217;adaptation aux changements climatiques, plus larges.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dr Ania Grobicki, secrétaire exécutive du PME, affirme qu’avec un nombre croissant de pays censés souffrir d’une pénurie d&#8217;eau, la position actuelle visant à avoir l&#8217;eau dans les négociations sur le climat est inappropriée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Le PIB (produit intérieur brut) de nombreux pays les moins avancés dépend de l&#8217;eau. Plus de 50 pour cent de la nourriture pour le monde viendra d&#8217;Afrique dans l&#8217;avenir, et cela dépend de la disponibilité de l&#8217;eau&#8221;, dit-elle. &#8220;C&#8217;est pourquoi cette discussion devrait aller au-delà de là où elle est maintenant&#8221;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Plus de 70 pour cent de la population de la Communauté de développement d&#8217;Afrique australe dépend directement de l&#8217;agriculture, en grande majorité de l&#8217;agriculture pluviale. Les projections du CSIR font partie de bon nombre d’autres qui attirent l&#8217;attention sur la façon dont des changements prévus de pluviométrie, les ressources limitées pour l&#8217;adaptation et un manque d&#8217;institutions et de capacité à réguler le débit des fleuves laisseront des populations en Afrique australe et à travers le continent extrêmement vulnérables.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des défis similaires sont prévus non seulement pour l&#8217;Afrique, mais aussi à travers le monde puisque les conditions météorologiques changent, mais le manque d&#8217;irrigation et d’autres infrastructures en Afrique est un facteur qui renforce la nécessité d&#8217;une intervention urgente.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La réponse de l’Afrique</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comme les précipitations changent, l&#8217;Afrique est confrontée à de grandes crises. Des millions de personnes ont été confrontées à la famine au Niger et au Mali en 2010 après que la sécheresse a frappé les agriculteurs et les éleveurs. Cette année, la Corne de l&#8217;Afrique est confrontée à sa pire sécheresse depuis 50 ans et des millions de personnes souffrent de faim. Selon le Programme alimentaire mondial des Nations Unies, quelque 12,3 millions de personnes dans la Corne ont besoin d&#8217;une aide d&#8217;urgence.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Rhoda Peace, la commissaire de l&#8217;Union africaine pour l&#8217;économie rurale et l&#8217;agriculture, souligne que lorsque les dirigeants africains parlent de changement climatique, ils parlent invariablement des sécheresses et des inondations, ce qui montre que l&#8217;eau est déjà une grande priorité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En 2008, les chefs d&#8217;Etat africains ont convenu de faire de l&#8217;eau et de l&#8217;assainissement une priorité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Les dirigeants ont convenu d&#8217;allouer au moins 0,5 pour cent de leur budget national à l&#8217;eau&#8221;, souligne Peace. &#8220;Aujourd’hui, la météo, qui est effectivement le cas, constitue une autre histoire, mais certains pays font de très bons efforts et peuvent atteindre leurs objectifs&#8221;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Fournir un accès adéquat à l&#8217;eau à travers l&#8217;Afrique coûtera des milliards de dollars. Et ces nombreux gouvernements africains, qui ne parviennent pas à honorer les engagements antérieurs, ne seront pas en mesure de réunir les montants requis sans un appui.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Simon Thuo, le coordinateur du PME pour l’Afrique de l&#8217;est, affirme être surpris du fait que malgré ce besoin évident, même les propositions du groupe africain de négociation mentionnent uniquement l&#8217;eau au passage. Ensemble avec d&#8217;autres experts, il estime que si les négociations sur le climat n’abordent pas la gestion de cette denrée essentielle de façon spécifique, elle ne bénéficiera pas de l&#8217;attention et du financement nécessaires. (FIN/11)</p>
<p>&nbsp;</p>
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]]></content:encoded>
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		<title>DEVELOPPEMENT: Protocole de Kyoto – les espoirs pour des résultats concrets restent faibles</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 05:40:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Kristin Palitza &#160; DURBAN, Afrique du Sud, 10 déc (IPS) &#8211; Les dernières heures du 17ème sommet des Nations Unies pour les changements climatiques à Durban ont commencé. Depuis l&#8217;arrivée de près de 150 ministres et chefs d&#8217;Etat mardi, les négociations ont atteint le niveau politique. Les délégations devraient débattre de la voie à suivre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Kristin Palitza</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>DURBAN, Afrique du Sud, 10 déc (IPS) &#8211; Les dernières heures du 17ème sommet des Nations Unies pour les changements climatiques à Durban ont commencé. Depuis l&#8217;arrivée de près de 150 ministres et chefs d&#8217;Etat mardi, les négociations ont atteint le niveau politique.</p>
<p><span id="more-2051"></span></p>
<p>Les délégations devraient débattre de la voie à suivre jusqu&#8217;à vendredi soir tard, ou même samedi matin.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les espoirs d&#8217;une percée, ou tout au moins de résultats tangibles, sont faibles. Presque personne ne croit qu&#8217;une deuxième période d&#8217;engagement global du Protocole de Kyoto, le seul instrument international juridiquement contraignant pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, qui comprend tous les principaux émetteurs, soit encore possible.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour que cela arrive, des économies émergentes comme la Chine, l&#8217;Inde, la Corée du Sud, le Mexique et l’Afrique du Sud devraient s’y impliquer, ainsi que les Etats-Unis, un pays qui n&#8217;a même pas ratifié la première période du protocole. D’autres grands émetteurs, comme le Canada, la Russie et le Japon ont déjà manifesté leur désintérêt pour une deuxième période d&#8217;engagement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La première période d&#8217;engagement du Protocole de Kyoto, en vertu de laquelle 37 pays industrialisés se sont engagés à une moyenne de cinq pour cent de réductions des émissions de carbone par rapport aux niveaux d&#8217;émission en 1990, expirera à la fin de 2012.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au début de cette semaine, les négociations semblaient brièvement quelque peu prometteuses, lorsque le négociateur principal pour la Chine, Xie Zhenhua, a annoncé que son pays était ouvert à des accords internationalement et juridiquement contraignants. Mais sa déclaration s’est rapidement avérée être une partie d&#8217;un jeu stratégique. Mais Zhenhua n&#8217;a pas dit que la Chine était prête à &#8220;faire partie de&#8221; ces accords contraignants aussi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Beaucoup d’experts du climat croient que les Américains ont joué un rôle particulièrement important dans le ralentissement des progrès réalisés dans les négociations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;L&#8217;administration Obama est apparemment venue à Durban pour ne pas être constructive, mais pour retenir d&#8217;autres pays. Leurs excuses pour l&#8217;inaction montent et baissent comme une marée. Dès qu’une excuse est retirée, une autre émerge&#8221;, a déploré Caroline Behringer, la porte-parole du Fonds mondial pour la nature.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Même le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a refroidi les attentes lors de l&#8217;ouverture du segment de haut niveau du sommet mardi. Un accord global juridiquement contraignant &#8220;pourrait ne pas être obtenu&#8221;, a-t-il indiqué.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tandis que les négociateurs tentent de parvenir à une décision, l&#8217;ambiance dans les couloirs du centre de conférence de Durban, où se tient le sommet, demeure tendue. Les ministres et chefs de délégation se sont repliés dans des salles de conférence afin de débattre davantage du contenu du document de 131 pages, la base de toutes les négociations. Loin des portes fermées, les délégués parlent à voix basses. Jusqu&#8217;à l&#8217;annonce officielle du résultat final, tout le monde cache son jeu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La possibilité d’aboutir à une feuille de route en vue d’un accord pour négocier des réductions d&#8217;émissions à partir de 2015, qui comprendra les principaux émetteurs et les économies émergentes, n’est pas aussi plausible. Selon cet accord, tous les grands émetteurs de carbone accepteraient des réductions internationalement et juridiquement contraignantes d’ici à 2020 au plus tard.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Ce que nous voyons, c’est un manque de volonté politique de la part de certains grands émetteurs de parvenir à un résultat à Durban qui soit juste et ambitieux et qui sauve la vie et les moyens de subsistance des millions de gens pauvres et vulnérables qui sont touchés par les changements climatiques aujourd&#8217;hui&#8221;, explique Tonya Rawe, principal défenseur des politiques de CARE, une organisation humanitaire mondiale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Certaines parties disent déjà vouloir retarder les décisions sur un accord juridiquement contraignant jusqu’à 2020. C&#8217;est une catastrophe, puisque cela peut créer toute une décennie de zéro progrès&#8221;, a-t-il ajouté.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des délégués craignent que seule une déclaration non contraignante ne soit obtenue, par laquelle les pays annonceront vaguement leur volonté d&#8217;accepter des objectifs contraignants de réduction à un certain moment dans l’avenir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jusque-là, seule l&#8217;Union européenne (UE) et certains autres pays européens, comme la Suisse, ont promis de continuer à faire pression pour des engagements de la part des grands émetteurs de carbone qui ne font pas actuellement partie de l&#8217;accord de Kyoto, durant les dernières heures du sommet.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Toutes les grandes économies doivent s&#8217;engager, bien sûr en respectant les responsabilités communes mais différenciées. Si elles ne s&#8217;engagent pas à un accord dans un avenir prévisible, elles prennent une responsabilité insoutenable&#8221;, a averti Connie Hedegaard, commissaire pour l&#8217;action pour le climat à la Commission européenne, qui a parlé au nom de l&#8217;UE.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les négociations ne tournent pas seulement autour d&#8217;une extension des termes du Protocole de Kyoto. L’autre sujet important, c’est l&#8217;adoption du Fonds vert pour le climat (FVC) à travers lequel l’appui financier pour l&#8217;atténuation des changements climatiques et les efforts d&#8217;adaptation seront dirigés vers les pays en développement. D’ici à 2020, 100 milliards de dollars devraient être mobilisés annuellement auprès des fonds publics et privés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais les discussions autour du FVC, également, titubent après que plusieurs pays, dont les Etats-Unis, la Bolivie, l’Arabie Saoudite et le Venezuela ont annoncé qu&#8217;ils n’étaient pas satisfaits du projet de document et souhaiteraient rouvrir le texte pour des amendements.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En outre, la crise financière mondiale a ralenti les progrès sur le fonds: les pays riches, qui sont censés financer partiellement le FVC, hésitent à prendre des engagements budgétaires. A voir les choses, le fonds est susceptible d&#8217;être conclu à Durban, voire pas du tout, mais comme une &#8220;coquille vide&#8221;, sans des plans concrets sur la façon dont il sera financé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Nous n&#8217;avons plus de temps à perdre pour sauver ceux qui sont les plus menacés par les changements climatiques&#8221;, a exhorté Mizanur Rahman Bijoy, un chercheur au &#8216;Network on Climate Change&#8217; (Réseau contre les changements climatiques) au Bangladesh. &#8220;Mais au lieu d&#8217;agir, les gouvernements sont essentiellement préoccupés par leurs économies nationales. De cette façon, aucune décision importante et nécessaire ne sera prise&#8221;. (FIN/11)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>DEVELOPPEMENT: De petits pas vers un accord de réduction des émissions</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 05:38:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Kristin Palitza &#160; DURBAN, Afrique du Sud, 9 déc (IPS) &#8211; Les économies émergentes &#8211; la Chine, l’Afrique du Sud et le Brésil &#8211; ont manifesté leur ouverture aux objectifs légalement contraignants de réduction des émissions de carbone à partir de 2020 lors du sommet des Nations Unies sur les changements climatiques à Durban. Les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Kristin Palitza</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>DURBAN, Afrique du Sud, 9 déc (IPS) &#8211; Les économies émergentes &#8211; la Chine, l’Afrique du Sud et le Brésil &#8211; ont manifesté leur ouverture aux objectifs légalement contraignants de réduction des émissions de carbone à partir de 2020 lors du sommet des Nations Unies sur les changements climatiques à Durban.</p>
<p><span id="more-2049"></span></p>
<p>Les experts du climat affirment que la volonté des trois pays d’envisager des engagements juridiquement contraignants, même s’ils ne prendront pas un effet immédiat, était potentiellement &#8220;un grand pas&#8221; pour débloquer l&#8217;une des grandes questions politiques des négociations de cette année sur les changements climatiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Seule l’Inde continue à refuser de s’engager.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&#8217;Union européenne (UE) a proposé, il y a une semaine, une &#8220;feuille de route&#8221;, qui stipule que toutes les grandes économies, y compris les pays émergents comme l&#8217;Afrique du Sud, le Brésil, l&#8217;Inde et la Chine, généralement dénommé le groupe BASIC &#8211; et non uniquement les nations industrialisées, comme sous le Protocole de Kyoto actuellement &#8211; seront soumises aux objectifs juridiquement contraignants de réduction des émissions de carbone.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les pays du BASIC sont tous confrontés aux défis de développement, mais sont en même temps de grands contributeurs aux émissions de gaz à effet de serre. Les grandes économies émergentes et d&#8217;autres nations en développement émettent déjà plus de la moitié des émissions actuelles de carbone. Dans les 20 prochaines années, on prévoit qu’elles en émettront les deux-tiers.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les négociations des 194 nations sur les changements climatiques, qui prennent fin ce 9 décembre, grouillent de spéculations sur la perspective des économies émergentes de s’accorder sur la feuille de route proposée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans une démarche qui a surpris beaucoup après une semaine difficile de négociations qui ont mis en évidence de grands écarts entre les exigences et attentes des différents pays, la Chine a annoncé pour la première fois qu&#8217;elle accepterait un accord juridiquement contraignant sur le climat après 2020, au moment où les engagements volontaires actuels expireront. Après avoir d’abord insisté que les exigences de la feuille de route de l&#8217;UE étaient &#8220;trop élevées&#8221;, la Chine semble désormais ouverte pour trouver un terrain d&#8217;entente, spécialement avec l&#8217;Europe.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Mais il existe des conditions préalables&#8221;, a déclaré Xie Zhenhua, le principal négociateur pour la Chine sur le climat. &#8220;Une deuxième période d&#8217;engagement de Kyoto est obligatoire pour les nations riches. A la fin (de cette deuxième période), nous devons examiner ce qui a été fait. Sur la base de cette évaluation, nous pouvons commencer à négocier ce dont nous devrons convenir après 2020&#8243;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La Chine a posé cinq conditions dans lesquelles elle envisagerait un accord juridiquement contraignant de réduction de carbone. En dehors des promesses d&#8217;une deuxième période d&#8217;engagement de réduction de carbone, prises par les nations industrialisées conformément au Protocole de Kyoto, elles comprennent des centaines de milliards de dollars de financement à court et à long terme du climat pour les pays en développement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La Chine veut également voir le Fonds vert pour le climat signé pendant le sommet et exige la mise en œuvre d&#8217;une série d&#8217;accords présentés au sommet de Copenhague en 2009, qui ont été intégrés dans la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) lors de la rencontre sur le climat à Cancun l&#8217;année dernière. Ces accords comprennent des initiatives pour le transfert de technologie, l&#8217;adaptation aux changements climatiques et de nouvelles règles permettant de vérifier la tenue des promesses de réduction de carbone.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’Afrique du Sud et le Brésil &#8211; deux pays plus vulnérables aux effets néfastes du réchauffement climatique, concernant en particulier l&#8217;agriculture et la biodiversité &#8211; ont également manifesté leur intérêt pour la feuille de route.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le ministre sud-africain de l&#8217;Environnement, Edna Molewa, a déclaré que la feuille de route de l&#8217;UE était &#8220;vue de manière favorable&#8221;, mais a indiqué que l&#8217;Afrique du Sud, comme la Chine, veut mettre des &#8220;conditionnalités&#8221; sur tous les accords contraignants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Nous aimerions œuvrer pour une issue juridiquement contraignante. En tant qu’Afrique du Sud, nous pensons que le sérieux, avec lequel nous traiterons le niveau des contributions que l&#8217;Afrique du Sud peut apporter dans l&#8217;arène mondiale, est compris dans le contexte des articles 4.1 et 2 de la CCNUCC&#8221;, a confirmé Xolisa Ngwadla, le deuxième négociateur pour l&#8217;Afrique du Sud.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article 4.1 de la CCNUCC porte sur des &#8220;responsabilités communes et différenciées&#8221;, selon le produit intérieur brut de chaque pays, tandis que l&#8217;article 2 se réfère à la stabilisation des émissions de gaz à effet de serre à un niveau qui permet aux écosystèmes de s&#8217;adapter naturellement aux changements climatiques, de s&#8217;assurer que la production alimentaire n&#8217;est pas menacée et de permettre au développement économique de se poursuivre de manière durable &#8211; un point important pour les pays qui ressentent fortement les effets des changements climatiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Nos engagements futurs dépendront aussi du financement, des transferts de technologie et du renforcement des capacités&#8221;, a ajouté Ngwadla.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Contrairement à l&#8217;Afrique du Sud, le Brésil a déclaré qu&#8217;il ne pose aucune condition avant de s&#8217;engager à un instrument international juridiquement contraignant visant à réduire les émissions de carbone tant qu’un tel traité permet de lutter contre les changements climatiques sur la base des études scientifiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Nous pourrions nous accorder dès aujourd&#8217;hui sur un instrument international juridiquement contraignant, mais pas sur n’importe lequel. Il doit être solide, répondre à ce que la science juge nécessaire pour nous et donc quelque chose qui fera une différence dans la lutte contre les changements climatiques&#8221;, a expliqué l’ambassadeur Luiz Alberto Figueiredo, chef de la délégation brésilienne. &#8220;Nous n’adapterions pas un instrument juridiquement contraignant pour la forme&#8221;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Actuellement, le Brésil a défini des objectifs volontaires de réduction de carbone, qui ont été promulgués comme loi nationale. Figueiredo a affirmé qu&#8217;il est conscient que cet engagement devra augmenter au fil du temps.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Nous comprenons que ce régime devra évoluer avec le temps. Nous pensons que les actions volontaires seules ne signifient généralement pas un niveau de réponse internationale que la science juge nécessaire pour nous. Nous sommes prêts à jouer notre rôle dans l&#8217;évolution future de la lutte internationale contre les changements climatiques&#8221;, a-t-il ajouté. (FIN/11)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>ENVIRONNEMENT: Le changement climatique tue les moyens de subsistance des femmes</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 05:37:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Isaiah Esipisu &#160; DURBAN, Afrique du Sud, 7 déc (IPS) &#8211; Talata Nsor, une femme de 54 ans originaire de la communauté des Bolgatanga, dans le nord du Ghana, en Afrique de l’ouest, tisse, toute sa vie durant, des bolga &#8211; des paniers culturels qui tirent leur nom de celui de sa communauté. &#160; Cela [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Isaiah Esipisu</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>DURBAN, Afrique du Sud, 7 déc (IPS) &#8211; Talata Nsor, une femme de 54 ans originaire de la communauté des Bolgatanga, dans le nord du Ghana, en Afrique de l’ouest, tisse, toute sa vie durant, des bolga &#8211; des paniers culturels qui tirent leur nom de celui de sa communauté.</p>
<p><span id="more-2046"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cela a été une entreprise réussie pour elle, et elle a même pu mettre ses enfants à l&#8217;école grâce aux bénéfices de ses ventes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toutefois, elle s&#8217;inquiète du fait que bientôt sa communauté peut ne plus être en mesure de continuer à fabriquer ces paniers, qui sont célèbres dans toute la région d’Afrique de l’ouest, avec un marché en Europe et en Amérique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&#8217;est parce que la matière première utilisée pour fabriquer ces paniers, communément appelée herbe à éléphant ou &#8216;Veta vera&#8217; comme on l’appelle scientifiquement, est en voie de disparition à cause de ce que Nsor qualifie de conditions climatiques changeantes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Il y a juste 10 ans, je marchais pour me rendre dans n’importe quel marécage proche dans le nord du Ghana et récoltais l&#8217;herbe gratuitement. Mais aujourd&#8217;hui, je dois aller très loin, ou me rendre à Kumasi, à environ 400 kilomètres, afin d&#8217;acheter cette matière première&#8221;, a déclaré Nsor.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&#8217;herbe à éléphant ne peut pousser que dans les marécages. Mais selon des experts de la région, les gens sont en train de convertir les marécages en des terres agricoles comme un moyen pour faire face au manque de pluie et à l&#8217;insécurité alimentaire croissante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Les gens préfèrent transformer les marécages en zones horticoles parce que l&#8217;agriculture pluviale ne marche pas. La pluviométrie n’est plus fiable, et les gens ont besoin de cultiver dans les endroits où ils sont assurés d’avoir de l&#8217;eau pour l&#8217;irrigation&#8221;, a expliqué Nafisatu Yussif, chargée de programmes à ABANTU, une organisation qui engage des politiques à partir d’une perspective de genre en Afrique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle est l&#8217;une des nombreuses femmes qui représentent leurs communautés à travers le monde et qui sont venues assister aux négociations des Nations Unies sur les changements climatiques, en cours à Durban, en Afrique du Sud, afin de faire entendre leur voix.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Nous accueillons différentes femmes venues d’horizons divers&#8221;, a déclaré Samantha Hargreaves de &#8216;ActionAid International&#8217;, l&#8217;un des organisateurs de l&#8217;Assemblée des femmes rurales, qui se déroule en même temps que la 17ème Conférence des parties.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Plus de 500 femmes dans ce forum se partagent les expériences de différents pays, suggèrent la voie à suivre, et exposent leurs meilleures pratiques. Les conclusions de l&#8217;assemblée seront présentées au Groupe africain de négociateurs comme une position commune des femmes des pays pauvres du monde&#8221;, a indiqué Hargreaves.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toutefois, selon des participantes à l&#8217;assemblée, les femmes des pays pauvres vivent des situations difficiles qui sont presque similaires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Dans mon pays, les femmes travaillent dur dans les fermes, mais quand arrive la récolte, les hommes prennent la responsabilité de collecter l&#8217;argent. Je viens d&#8217;apprendre que la situation est la même en Afrique et dans d&#8217;autres pays asiatiques&#8221;, a déclaré María Estela Jocón González, qui représente les femmes rurales de trois régions rurales au Guatemala.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les régions de l&#8217;ouest, du sud et du nord du Guatemala sont des zones en proie aux inondations, une situation qui s&#8217;est aggravée au cours de ces dernières années, a souligné González.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Quand les inondations surviennent, les puits sont remplis d&#8217;eau sale. Pourtant, selon notre culture, c’est de la seule responsabilité de la femme de s&#8217;assurer que la famille dispose de suffisamment d&#8217;eau pour la boisson et d’autres usages domestiques&#8221;, a-t-elle indiqué à IPS.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle demande à la communauté internationale, qui se réunit à Durban, de s&#8217;assurer que des systèmes soient mis en place pour maîtriser les inondations en augmentation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Je veux entendre parler d’engagements pour que les pays réduisent les émissions de gaz responsables du réchauffement de la planète. C’est bon de penser au développement, mais le développement sans un environnement sain est inutile&#8221;, a-t-elle expliqué.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tandis qu&#8217;il y a des inondations au Guatemala, le sud du Sénégal connaît un manque de précipitations. Faty Khody, originaire de Kaolack, une communauté rurale dans la partie méridionale du Sénégal, a déclaré à IPS que la pluviométrie dans la région a chuté d&#8217;une moyenne de 900 millimètres en 2001 à entre 300 et 400 millimètres actuellement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Nous avions l’habitude de cultiver des légumes et de les vendre sur le marché local. Mais actuellement, ce n&#8217;est pas possible sauf si cela est fait grâce à l&#8217;irrigation&#8221;, a indiqué Khody, qui travaille comme chargée de promotion pour &#8216;Interpench&#8217;, une organisation communautaire qui regroupe plus de 7.700 femmes des zones rurales du Sénégal.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Les pluviométries ont changé, les sécheresses sont devenues extrêmes, et quand il pleut, il en résulte des inondations, qui font souvent souffrir la population rurale, en particulier les femmes et les enfants&#8221;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Avec l’appui de l&#8217;organisation non gouvernementale &#8216;Horizon 3000&#8242;, &#8216;Interpench&#8217; a lancé un projet appelé &#8220;Une femme, un arbre fruitier&#8221; comme un moyen de s&#8217;adapter aux changements climatiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Nous disons un arbre parce que c&#8217;est le premier pas. Le jeune plant du seul arbre est donné gratuitement, et il prend le nom de la personne qui le plante comme un souvenir. Cependant, il est censé être une motivation pour les femmes à participer largement non seulement à la plantation d&#8217;arbres, mais aussi à la plantation d’arbres fruitiers&#8221;, a expliqué Khody.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Nous espérons que les réflexions à la COP 17 aboutiront à des idées qui appuieront de telles initiatives d’adaptation aux changements climatiques dirigées par les femmes&#8221;, a déclaré Hargreaves.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toutefois, elle insiste que pour que de tels projets réussissent, ils doivent être basés sur des systèmes de connaissances indigènes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Le Groupe africain de négociateurs ne doit pas céder à la pression des pays développés à la COP 17,&#8221; a-t-elle ajouté. (FIN/11)</p>
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]]></content:encoded>
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		<title>DEVELOPPEMENT: Pas d’agriculture, pas d’accord</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 05:33:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Climate Change]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>

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		<description><![CDATA[Busani Bafana &#160; DURBAN, Afrique du Sud, 7 déc (IPS) – Effatah Jele, une productrice de lait en Zambie, en Afrique australe, ne croit pas en un hasard agricole, mais au pragmatisme à cause des changements climatiques. &#8220;On devrait enseigner aux fermiers les bonnes pratiques agricoles au lieu d’imputer tout aux changements climatiques&#8221;, a déclaré [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<p>Busani Bafana</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>DURBAN, Afrique du Sud, 7 déc (IPS) – Effatah Jele, une productrice de lait en Zambie, en Afrique australe, ne croit pas en un hasard agricole, mais au pragmatisme à cause des changements climatiques.</p>
<p><span id="more-2042"></span></p>
<p>&#8220;On devrait enseigner aux fermiers les bonnes pratiques agricoles au lieu d’imputer tout aux changements climatiques&#8221;, a déclaré Jele, qui dirige une ferme laitière dans la province de Luanshya Cooperbelt, en Zambie, et est la vice-présidente de la &#8216;Dairy Association&#8217; (Association des producteurs de lait).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Les changements sont là, sans doute, mais il est également important pour les agriculteurs de disposer des bonnes pratiques agricoles pour résister à ces changements. Par exemple, certaines femmes produisent des légumes et, à cause de l&#8217;ignorance, creusent le sol jusqu&#8217;au bord du fleuve. Ensuite, quand il pleut, tout le sable est entraîné dans le fleuve et après quelques années, le flot devient peu profond. Et certaines personnes affirment que c&#8217;est à cause des changements climatiques&#8221;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jele a indiqué que les changements dans les conditions météorologiques présentent de graves implications pour des fermiers, comme elle, qui dépendent des ressources en eau de plus en plus rares pour garder un troupeau laitier viable. Les producteurs de cultures, a-t-elle dit, sont moins bien lotis, sauf si la science et des idées pratiques viennent au secours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Je pense que nos scientifiques devraient aller vers les agriculteurs pour leur parler et leur faire comprendre la différence entre les changements climatiques et les problèmes auto-infligés à travers l&#8217;utilisation des mauvaises méthodes agricoles. Cela est important, parce que, autrement, nous ne trouverons pas des solutions qui assureront la sécurité alimentaire&#8221;, a déclaré Jele.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Certaines des choses que nous imputons aux changements climatiques relèvent de l’incapacité de notre part, en tant que fermiers, à faire la bonne chose au bon moment. Parce qu&#8217;il y a une chanson sur les changements climatiques; nous chantons tous &#8216;changements climatiques, changements climatiques&#8217;&#8221;, a affirmé Jele.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les craintes par rapport aux effets des changements climatiques sur l&#8217;agriculture africaine sont réelles et en Afrique australe, les fermiers sont en train de prendre des mesures pour s&#8217;assurer que les négociateurs à la 17ème Conférence des parties (COP 17) à Durban comprennent le message.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La &#8216;Southern African Confederation of Agricultural Unions&#8217; (Confédération des syndicats agricoles d&#8217;Afrique australe &#8211; SACAU) – qui a obtenu le statut d&#8217;observateur à la session de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) &#8211; veut que les négociations mondiales mettent fermement l&#8217;agriculture sur l&#8217;agenda des changements climatiques et établissent un programme de travail qui présentera et coordonnera des réponses nécessaires, telles qu’une allocation spécifique au secteur dans le cadre du Fonds vert pour le climat.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des initiatives intelligentes face au climat, telles que l&#8217;agriculture de conservation, la récolte de l&#8217;eau, permettront non seulement aux fermiers de faire face aux conditions météorologiques extrêmes, mais aussi de s&#8217;assurer qu&#8217;ils réduisent les émissions de carbone. Selon des scientifiques, l&#8217;agriculture est responsable de 15 à 30 pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre, telles que le dioxyde de carbone, qui influence la température de la terre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les agriculteurs font campagne pour un accord qui comprend spécifiquement l&#8217;agriculture, qui sera fortement touchée par les changements climatiques en termes de baisse de rendements agricoles et de la faiblesse de la productivité. Pour eux, les termes &#8216;productif&#8217;, &#8216;durable&#8217; et &#8216;fermes&#8217; constituent l&#8217;assurance contre les risques des changements climatiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Notant les liens étroits qui existent entre les défis de la lutte contre les changements climatiques et le fait de nourrir une population mondiale croissante, Kanayo Nwanze, le président du Fonds international de développement agricole (FIDA), doit demander à la COP 17 de se concentrer sur l&#8217;aide à accorder à un demi-milliard de petits fermiers dans les pays en développement pour qu’ils produisent plus de nourriture d’une façon écologiquement durable.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Selon une étude menée par le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale, les changements climatiques feront baisser la productivité agricole, avec des projections d&#8217;une hausse des températures et d’une augmentation des sécheresses et des inondations, qui changeraient les saisons agricoles et entraîneraient une baisse des récoltes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Nos attentes en tant que fermiers d&#8217;Afrique australe, c’est que l&#8217;agriculture soit incluse dans le texte qui sera adopté à la fin de la COP 17 à Durban&#8221;, a souligné Stéphanie Aubin, chargée du développement des politiques à la SACAU.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;L&#8217;agriculture doit être incluse dans le texte spécifique afin qu&#8217;il existe un fonds particulier et une action spécifique qui soient mis en œuvre&#8221;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un projet de texte a été discuté et négocié au cours des réunions des COP passées, à Copenhague et à Cancun, mais a été abandonné parce que l&#8217;agriculture a été mise dans la même catégorie que les combustibles de soute.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Il est important que l&#8217;agriculture bénéficie d’un traitement spécial lors des négociations de la CCNUCC parce qu’elle est spéciale en termes de moyens de subsistance pour des millions de personnes en Afrique et de sécurité alimentaire pour la planète, et c&#8217;est le secteur le plus sensible au climat qui peut en même temps contribuer aux efforts d&#8217;adaptation et d&#8217;atténuation&#8221;, a expliqué Aubin.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Nous voulons un chapitre spécifique sur l&#8217;agriculture dans le texte et une action à long terme, puisque cela débloquera le financement dont le secteur agricole a besoin en Afrique pour répondre efficacement aux changements climatiques&#8221;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Aubin était optimiste qu’avec la COP 17 qui est organisée actuellement en Afrique, les gouvernements africains feront l&#8217;effort nécessaire pour faire pression afin que l&#8217;agriculture soit incluse dans le texte final. (FIN/11)</p>
<p>&nbsp;</p>
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<div><span style="font-family: 'Courier New';"><!--more-->&#8220;On devrait enseigner aux fermiers les bonnes pratiques agricoles au lieu d’imputer tout aux changements climatiques&#8221;, a déclaré Jele, qui dirige une ferme laitière dans la province de Luanshya Cooperbelt, en Zambie, et est la vice-présidente de la &#8216;Dairy Association&#8217; (Association des producteurs de lait).</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Courier New';">&#8220;Les changements sont là, sans doute, mais il est également important pour les agriculteurs de disposer des bonnes pratiques agricoles pour résister à ces changements. Par exemple, certaines femmes produisent des légumes et, à cause de l&#8217;ignorance, creusent le sol jusqu&#8217;au bord du fleuve. Ensuite, quand il pleut, tout le sable est entraîné dans le fleuve et après quelques années, le flot devient peu profond. Et certaines personnes affirment que c&#8217;est à cause des changements climatiques&#8221;.</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Courier New';">Jele a indiqué que les changements dans les conditions météorologiques présentent de graves implications pour des fermiers, comme elle, qui dépendent des ressources en eau de plus en plus rares pour garder un troupeau laitier viable. Les producteurs de cultures, a-t-elle dit, sont moins bien lotis, sauf si la science et des idées pratiques viennent au secours.</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Courier New';">&#8220;Je pense que nos scientifiques devraient aller vers les agriculteurs pour leur parler et leur faire comprendre la différence entre les changements climatiques et les problèmes auto-infligés à travers l&#8217;utilisation des mauvaises méthodes agricoles. Cela est important, parce que, autrement, nous ne trouverons pas des solutions qui assureront la sécurité alimentaire&#8221;, a déclaré Jele.</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Courier New';">&#8220;Certaines des choses que nous imputons aux changements climatiques relèvent de l’incapacité de notre part, en tant que fermiers, à faire la bonne chose au bon moment. Parce qu&#8217;il y a une chanson sur les changements climatiques; nous chantons tous &#8216;changements climatiques, changements climatiques&#8217;&#8221;, a affirmé Jele.</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Courier New';">Les craintes par rapport aux effets des changements climatiques sur l&#8217;agriculture africaine sont réelles et en Afrique australe, les fermiers sont en train de prendre des mesures pour s&#8217;assurer que les négociateurs à la 17ème Conférence des parties (COP 17) à Durban comprennent le message.</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Courier New';">La &#8216;Southern African Confederation of Agricultural Unions&#8217; (Confédération des syndicats agricoles d&#8217;Afrique australe &#8211; SACAU) – qui a obtenu le statut d&#8217;observateur à la session de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) &#8211; veut que les négociations mondiales mettent fermement l&#8217;agriculture sur l&#8217;agenda des changements climatiques et établissent un programme de travail qui présentera et coordonnera des réponses nécessaires, telles qu’une allocation spécifique au secteur dans le cadre du Fonds vert pour le climat.</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Courier New';">Des initiatives intelligentes face au climat, telles que l&#8217;agriculture de conservation, la récolte de l&#8217;eau, permettront non seulement aux fermiers de faire face aux conditions météorologiques extrêmes, mais aussi de s&#8217;assurer qu&#8217;ils réduisent les émissions de carbone. Selon des scientifiques, l&#8217;agriculture est responsable de 15 à 30 pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre, telles que le dioxyde de carbone, qui influence la température de la terre.</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Courier New';">Les agriculteurs font campagne pour un accord qui comprend spécifiquement l&#8217;agriculture, qui sera fortement touchée par les changements climatiques en termes de baisse de rendements agricoles et de la faiblesse de la productivité. Pour eux, les termes &#8216;productif&#8217;, &#8216;durable&#8217; et &#8216;fermes&#8217; constituent l&#8217;assurance contre les risques des changements climatiques.</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Courier New';">Notant les liens étroits qui existent entre les défis de la lutte contre les changements climatiques et le fait de nourrir une population mondiale croissante, Kanayo Nwanze, le président du Fonds international de développement agricole (FIDA), doit demander à la COP 17 de se concentrer sur l&#8217;aide à accorder à un demi-milliard de petits fermiers dans les pays en développement pour qu’ils produisent plus de nourriture d’une façon écologiquement durable.</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Courier New';">Selon une étude menée par le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale, les changements climatiques feront baisser la productivité agricole, avec des projections d&#8217;une hausse des températures et d’une augmentation des sécheresses et des inondations, qui changeraient les saisons agricoles et entraîneraient une baisse des récoltes.</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Courier New';">&#8220;Nos attentes en tant que fermiers d&#8217;Afrique australe, c’est que l&#8217;agriculture soit incluse dans le texte qui sera adopté à la fin de la COP 17 à Durban&#8221;, a souligné Stéphanie Aubin, chargée du développement des politiques à la SACAU.</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Courier New';">&#8220;L&#8217;agriculture doit être incluse dans le texte spécifique afin qu&#8217;il existe un fonds particulier et une action spécifique qui soient mis en œuvre&#8221;.</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Courier New';">Un projet de texte a été discuté et négocié au cours des réunions des COP passées, à Copenhague et à Cancun, mais a été abandonné parce que l&#8217;agriculture a été mise dans la même catégorie que les combustibles de soute.</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Courier New';">&#8220;Il est important que l&#8217;agriculture bénéficie d’un traitement spécial lors des négociations de la CCNUCC parce qu’elle est spéciale en termes de moyens de subsistance pour des millions de personnes en Afrique et de sécurité alimentaire pour la planète, et c&#8217;est le secteur le plus sensible au climat qui peut en même temps contribuer aux efforts d&#8217;adaptation et d&#8217;atténuation&#8221;, a expliqué Aubin.</span></div>
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<div><span style="font-family: 'Courier New';">Aubin était optimiste qu’avec la COP 17 qui est organisée actuellement en Afrique, les gouvernements africains feront l&#8217;effort nécessaire pour faire pression afin que l&#8217;agriculture soit incluse dans le texte final. (FIN/11)</span></div>
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		<title>Q&amp;R: Il est temps pour une nouvelle révolution agricole</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 05:31:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Busani Bafana s’entretient avec KANAYO F. NWANZE, Président du Fonds international de développement agricole   DURBAN, Afrique du Sud, 6 déc (IPS) &#8211; Les négociateurs à la 17ème Conférence des parties (COP 17) doivent proposer aux plus de sept milliards de personnes dans le monde un accord avec un plan de travail pour l&#8217;agriculture, un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><span style="font-family: 'Courier New';">Busani Bafana s’entretient avec KANAYO F. NWANZE, Président du Fonds international de développement agricole</span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';">DURBAN, Afrique du Sud, 6 déc (IPS) &#8211; Les négociateurs à la 17ème Conférence des parties (COP 17) doivent proposer aux plus de sept milliards de personnes dans le monde un accord avec un plan de travail pour l&#8217;agriculture, un secteur qui devrait être le plus touché par les changements climatiques.<span id="more-2040"></span></span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></span>
<div><span style="font-family: 'Courier New';">Les effets combinés d&#8217;une population mondiale croissante, d’une faible productivité et de la menace sur les ressources en eau constituent de nouvelles pressions sur l&#8217;agriculture pour fournir de la nourriture, de l&#8217;argent et des moyens de subsistance en Afrique.</span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';">Un groupement d&#8217;organisations agricoles et de plaidoyer a adressé une lettre ouverte au ministre sud-africain de l&#8217;Agriculture, des Forêts et de la Pêche, Tina Joemat Patterson, demandant l&#8217;inclusion de l&#8217;agriculture comme une approche d&#8217;adaptation dans le texte qui sera accepté par les négociateurs sur les changements climatiques.</span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';">Ce groupe &#8211; qui comprend le Programme du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale de la Banque mondiale sur les changements climatiques, l’agriculture et la sécurité alimentaire, et l&#8217;Organisation mondiale des agriculteurs &#8211; a déclaré que la COP 17 devrait être le moment pour l&#8217;agriculture, qui a été à maintes reprises retirée du programme de deux précédentes négociations sur les changements climatiques.</span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';">&#8220;Les régions les plus vulnérables du monde &#8211; les pays en développement &#8211; sont touchées de manière disproportionnée par les changements climatiques, bien qu’elles contribuent peu aux émissions de carbone&#8221;, indiquait la lettre. &#8220;Les gens dans les pays en développement dépendent fortement de l&#8217;agriculture pour leurs moyens de subsistance, et ont pourtant de plus en plus de difficulté à pouvoir produire suffisamment de nourriture pour leurs familles et pour les marchés&#8221;.</span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';">Le président du Fonds international de développement agricole (FIDA), Kanayo F. Nwanze, a déclaré, dans un entretien avec IPS, qu&#8217;une nouvelle révolution agricole doit apporter des solutions intelligentes aux défis actuels posés par les changements climatiques.</span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';">Voici des extraits de l’entretien</span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';">Q: Pourquoi une nouvelle révolution aujourd’hui?</span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';">R: Tout le débat que nous tenons en ce moment porte fondamentalement sur la manière de parvenir à une agriculture intelligente face au climat, ce qui signifie essentiellement obtenir le maximum des petits fermiers qui constituent la grande majorité des agriculteurs en Afrique, et qui sont essentiellement des femmes. Ils doivent avoir accès aux intrants de base et aux services financiers. Cela doit répondre à tous les problèmes actuels qui se rapportent aux effets des changements climatiques sur l&#8217;agriculture.</span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';">Nous devons parler des systèmes agricoles durables. La révolution verte a été un succès parce qu’elle portait sur des messages très clairs: l&#8217;utilisation accrue des engrais, plus de semences améliorées et l&#8217;irrigation. Mais nous avons constaté, dans le long terme, qu’elle n&#8217;est pas durable. Alors, nous avons besoin aujourd’hui de chercher des approches durables de production qui ne détruisent pas l&#8217;environnement et sont disponibles pour un large spectre d&#8217;agriculteurs en Afrique et dans tout le monde entier.</span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';">Une nouvelle révolution verte est nécessaire pour relever le défi de nourrir plus de neuf milliards de personnes en 2050. Il n&#8217;y a pas de formule magique pour éliminer la faim du jour au lendemain parce que je ne crois pas que les idées puissent nourrir les gens. Des idées pour une nouvelle révolution verte sont nécessaires et une agriculture intelligente face au climat peut fournir ces idées.</span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';">Q: L&#8217;agriculture est menacée par plusieurs facteurs, quelle est la première étape pour la rendre durable?</span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';">R: La première étape que nous devons franchir, c’est l’élaboration d&#8217;un programme politique. Nous devons obtenir un engagement au plus haut niveau des décideurs gouvernementaux disant que l&#8217;agriculture est une priorité et qu’ils doivent mettre leur argent là où se trouve leur bouche.</span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';">Q: Vous avez exprimé une inquiétude par rapport à la lenteur des négociations. Quelles sont vos attentes?</span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';">R: Nous sommes confrontés à un problème qui dépasse ce que nous appelons des équations simples. Vous avez affaire à une question qui apporte beaucoup d&#8217;arguments politiques, et ensuite les gens perdent le sens de la priorité. Cela devient très lent.</span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';">Nous négocions un problème politique et il y a beaucoup de choses en jeu. Nous négocions des questions simples qui sont fondées sur des faits et constituent des arguments basés sur des faits. Certaines personnes aujourd&#8217;hui continuent de nier que les changements climatiques existent. Comment pouvez-vous négocier avec quelqu&#8217;un qui ne croit pas? C&#8217;est le problème que nous avons. Nous avons besoin d&#8217;un véritable leadership. L’Afrique du Sud fait un travail fantastique conduisant à tout cet argument de mettre l&#8217;agriculture sur le programme.</span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';">Elle est influencée par les changements climatiques, mais l&#8217;agriculture est aussi une solution aux changements climatiques parce qu&#8217;elle est à la croisée des chemins de la sécurité alimentaire et des changements climatiques. Nous ne pouvons donc pas l&#8217;ignorer dans les affaires climatiques intelligentes.</span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';">Q: Qu&#8217;avons-nous bien fait en matière de développement de l&#8217;agriculture en Afrique?</span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';">R: Il y a dix ans, vous n’entendriez pas les gens parler d&#8217;agriculture. Mais avec les événements de 2007-2008, avec la flambée et la volatilité des prix des denrées alimentaires, avec des émeutes, aujourd’hui les gens disent que l&#8217;agriculture équivaut à la sécurité alimentaire, que la sécurité alimentaire égale la stabilité politique et la paix dans le monde. Avec ce genre de lien, vous ne pouvez pas ignorer l&#8217;agriculture et c&#8217;est quelque chose que nous avons bien fait. (FIN/11)</span></div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"> </span></div>
</div>
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		<item>
		<title>DEVELOPPEMENT: De petits pas vers un accord de réduction des émissions</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Dec 2011 14:05:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Climate Change]]></category>
		<category><![CDATA[Features]]></category>
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		<category><![CDATA[Green Economy]]></category>
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		<category><![CDATA[Protocole de Kyoto]]></category>
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		<description><![CDATA[Les économies émergentes - la Chine, l’Afrique du Sud et le Brésil - ont manifesté leur ouverture aux objectifs légalement contraignants de réduction des émissions de carbone à partir de 2020 lors du sommet des Nations Unies sur les changements climatiques à Durban.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Kristin Palitza</strong></p>
<p><strong>DURBAN, Afrique du Sud, 9 déc (IPS) &#8211; Les économies émergentes - la Chine, l’Afrique du Sud et le Brésil &#8211; ont manifesté leur ouverture aux objectifs légalement contraignants de réduction des émissions de carbone à partir de 2020 lors du sommet des Nations Unies sur les changements climatiques à Durban.</strong></p>
<div>
<div><span style="font-family: 'Courier New';"><span id="more-1886"></span></span></div>
<div>
<div>
<p>Les experts du climat affirment que la volonté des trois pays d’envisager des engagements juridiquement contraignants, même s’ils ne prendront pas un effet immédiat, était potentiellement &#8220;un grand pas&#8221; pour débloquer l&#8217;une des grandes questions politiques des négociations de cette année sur les changements climatiques.</p>
<p>Seule l’Inde continue à refuser de s’engager.</p>
<p>L&#8217;Union européenne (UE) a proposé, il y a une semaine, une &#8220;feuille de route&#8221;, qui stipule que toutes les grandes économies, y compris les pays émergents comme l&#8217;Afrique du Sud, le Brésil, l&#8217;Inde et la Chine, généralement dénommé le groupe BASIC &#8211; et non uniquement les nations industrialisées, comme sous le Protocole de Kyoto actuellement &#8211; seront soumises aux objectifs juridiquement contraignants de réduction des émissions de carbone.</p>
<p>Les pays du BASIC sont tous confrontés aux défis de développement, mais sont en même temps de grands contributeurs aux émissions de gaz à effet de serre. Les grandes économies émergentes et d&#8217;autres nations en développement émettent déjà plus de la moitié des émissions actuelles de carbone. Dans les 20 prochaines années, on prévoit qu’elles en émettront les deux-tiers.</p>
<p>Les négociations des 194 nations sur les changements climatiques, qui prennent fin ce 9 décembre, grouillent de spéculations sur la perspective des économies émergentes de s’accorder sur la feuille de route proposée.</p>
<p>Dans une démarche qui a surpris beaucoup après une semaine difficile de négociations qui ont mis en évidence de grands écarts entre les exigences et attentes des différents pays, la Chine a annoncé pour la première fois qu&#8217;elle accepterait un accord juridiquement contraignant sur le climat après 2020, au moment où les engagements volontaires actuels expireront. Après avoir d’abord insisté que les exigences de la feuille de route de l&#8217;UE étaient &#8220;trop élevées&#8221;, la Chine semble désormais ouverte pour trouver un terrain d&#8217;entente, spécialement avec l&#8217;Europe.</p>
<p>&#8220;Mais il existe des conditions préalables&#8221;, a déclaré Xie Zhenhua, le principal négociateur pour la Chine sur le climat. &#8220;Une deuxième période d&#8217;engagement de Kyoto est obligatoire pour les nations riches. A la fin (de cette deuxième période), nous devons examiner ce qui a été fait. Sur la base de cette évaluation, nous pouvons commencer à négocier ce dont nous devrons convenir après 2020&#8243;.</p>
<p>La Chine a posé cinq conditions dans lesquelles elle envisagerait un accord juridiquement contraignant de réduction de carbone. En dehors des promesses d&#8217;une deuxième période d&#8217;engagement de réduction de carbone, prises par les nations industrialisées conformément au Protocole de Kyoto, elles comprennent des centaines de milliards de dollars de financement à court et à long terme du climat pour les pays en développement.</p>
<p>La Chine veut également voir le Fonds vert pour le climat signé pendant le sommet et exige la mise en œuvre d&#8217;une série d&#8217;accords présentés au sommet de Copenhague en 2009, qui ont été intégrés dans la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) lors de la rencontre sur le climat à Cancun l&#8217;année dernière. Ces accords comprennent des initiatives pour le transfert de technologie, l&#8217;adaptation aux changements climatiques et de nouvelles règles permettant de vérifier la tenue des promesses de réduction de carbone.</p>
<p>L’Afrique du Sud et le Brésil &#8211; deux pays plus vulnérables aux effets néfastes du réchauffement climatique, concernant en particulier l&#8217;agriculture et la biodiversité &#8211; ont également manifesté leur intérêt pour la feuille de route.</p>
<p>Le ministre sud-africain de l&#8217;Environnement, Edna Molewa, a déclaré que la feuille de route de l&#8217;UE était &#8220;vue de manière favorable&#8221;, mais a indiqué que l&#8217;Afrique du Sud, comme la Chine, veut mettre des &#8220;conditionnalités&#8221; sur tous les accords contraignants.</p>
<p>&#8220;Nous aimerions œuvrer pour une issue juridiquement contraignante. En tant qu’Afrique du Sud, nous pensons que le sérieux, avec lequel nous traiterons le niveau des contributions que l&#8217;Afrique du Sud peut apporter dans l&#8217;arène mondiale, est compris dans le contexte des articles 4.1 et 2 de la CCNUCC&#8221;, a confirmé Xolisa Ngwadla, le deuxième négociateur pour l&#8217;Afrique du Sud.</p>
<p>L’article 4.1 de la CCNUCC porte sur des &#8220;responsabilités communes et différenciées&#8221;, selon le produit intérieur brut de chaque pays, tandis que l&#8217;article 2 se réfère à la stabilisation des émissions de gaz à effet de serre à un niveau qui permet aux écosystèmes de s&#8217;adapter naturellement aux changements climatiques, de s&#8217;assurer que la production alimentaire n&#8217;est pas menacée et de permettre au développement économique de se poursuivre de manière durable &#8211; un point important pour les pays qui ressentent fortement les effets des changements climatiques.</p>
<p>&#8220;Nos engagements futurs dépendront aussi du financement, des transferts de technologie et du renforcement des capacités&#8221;, a ajouté Ngwadla. </p>
<p>Contrairement à l&#8217;Afrique du Sud, le Brésil a déclaré qu&#8217;il ne pose aucune condition avant de s&#8217;engager à un instrument international juridiquement contraignant visant à réduire les émissions de carbone tant qu’un tel traité permet de lutter contre les changements climatiques sur la base des études scientifiques.</p>
<p>&#8220;Nous pourrions nous accorder dès aujourd&#8217;hui sur un instrument international juridiquement contraignant, mais pas sur n’importe lequel. Il doit être solide, répondre à ce que la science juge nécessaire pour nous et donc quelque chose qui fera une différence dans la lutte contre les changements climatiques&#8221;, a expliqué l’ambassadeur Luiz Alberto Figueiredo, chef de la délégation brésilienne. &#8220;Nous n’adapterions pas un instrument juridiquement contraignant pour la forme&#8221;.</p>
<p>Actuellement, le Brésil a défini des objectifs volontaires de réduction de carbone, qui ont été promulgués comme loi nationale. Figueiredo a affirmé qu&#8217;il est conscient que cet engagement devra augmenter au fil du temps.</p>
<p>&#8220;Nous comprenons que ce régime devra évoluer avec le temps. Nous pensons que les actions volontaires seules ne signifient généralement pas un niveau de réponse internationale que la science juge nécessaire pour nous. Nous sommes prêts à jouer notre rôle dans l&#8217;évolution future de la lutte internationale contre les changements climatiques&#8221;, a-t-il ajouté. (FIN)</p>
</div>
</div>
</div>
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		<title>DEVELOPPEMENT: Le Protocole de Kyoto et le Fonds pour le climat en souffrance</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Dec 2011 06:13:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Climate Change]]></category>
		<category><![CDATA[Features]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
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		<description><![CDATA[Kristin Palitza DURBAN, Afrique du Sud, 6 déc (IPS) &#8211; A quelques jours des négociations des Nations Unies sur les changements climatiques, de profondes divergences sur les questions clé de la conférence ont surgi. De sérieux doutes sur l&#8217;adoption du Fonds vert pour le climat sont apparus, tandis qu&#8217;une deuxième période du Protocole de Kyoto [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Kristin Palitza</p>
<p>DURBAN, Afrique du Sud, 6 déc (IPS) &#8211; A quelques jours des négociations des Nations Unies sur les changements climatiques, de profondes divergences sur les questions clé de la conférence ont surgi. De sérieux doutes sur l&#8217;adoption du Fonds vert pour le climat sont apparus, tandis qu&#8217;une deuxième période du Protocole de Kyoto semble être de plus en plus improbable.</strong></p>
<p><span id="more-1385"></span>Un certain nombre de pays d&#8217;Amérique du sud, les Etats-Unis, l&#8217;Arabie Saoudite, l&#8217;Egypte, le Nigeria et le Venezuela ont exprimé des réserves par rapport à la signature du Fonds vert pour le climat (FVC), évoquant la nécessité de revoir certaines de ses clauses. L&#8217;Union européenne (UE), qui continue de soutenir le projet de document du fonds, a exhorté les pays à ne pas retarder ses progrès, avec pourtant peu de succès jusqu&#8217;ici.</p>
<p>&#8220;Il devrait être possible de s&#8217;entendre sur le projet d&#8217;instrument tel qu&#8217;il est. Il est un bon compromis. Dans sa forme actuelle, il attirerait des fonds importants&#8221;, a déclaré le négociateur de l&#8217;UE, Tomasz Chruszczow. &#8220;Ce serait contreproductif d&#8217;entreprendre de nouvelles discussions techniques sur cet instrument&#8221;.</p>
<p>Des organisations non gouvernementales et des militants du climat conviennent que la réouverture du texte de négociation compromettrait sérieusement les chances de finaliser le FVC avant la fin du sommet de la 17ème Conférence des parties (COP 17) en cours à Durban, en Afrique du Sud.</p>
<p>&#8220;Cela signifierait qu&#8217;il n&#8217;existe aucun instrument dans lequel l&#8217;argent pourrait entrer. Nous comprenons qu&#8217;il y ait des inquiétudes provenant de certaines parties, mais ce texte de négociation représentait un compromis politique bien équilibré et a mis des mois avant d’être finalisé&#8221;, a déploré Tasneem Essop, le directeur de la stratégie internationale sur le climat du Fonds mondial pour la nature.</p>
<p>Plus de 190 pays participant aux négociations climatiques mondiales à Durban étaient censés signer le FVC, qui est destiné à aider les pays en développement avec 100 milliards de dollars par an, d&#8217;ici à 2020, à s&#8217;adapter aux effets des changements climatiques.</p>
<p>Dans un effort pour réaliser un consensus, la présidente de la COP 17, Maite Nkoana-Mashabane, a indiqué qu&#8217;elle contacterait les différents pays à travers &#8220;des discussions transparentes et informelles&#8221; dans les jours à venir. Il n’existe, cependant, aucun processus ou délai définitif pour ces négociations. Les partisans du FVC attendent maintenant avec impatience la présentation de son rapport.</p>
<p>Certains experts suggèrent qu’au lieu de rouvrir les négociations, il devrait exister un texte supplémentaire pour le projet de document qui résout certaines des préoccupations les plus pressantes, tandis que d&#8217;autres questions pourraient être discutées par le conseil du FVC, une fois élu.</p>
<p><strong>Economie d’adaptation</strong></p>
<p>Un financement immédiat pour l&#8217;adaptation et l&#8217;atténuation permettra non seulement d&#8217;aider les pays à faire face aux changements climatiques, mais aura aussi un bon sens économique. La Banque mondiale et la &#8216;United States Geological Survey&#8217; (Enquête géologique américaine) ont estimé que des pertes économiques à travers le monde dues aux catastrophes naturelles dans les années 1990 auraient pu être réduites de 280 milliards de dollars, si seulement 40 milliards de dollars avaient été investis dans la prévention des catastrophes.</p>
<p>Mais deux ans après s&#8217;être engagés à mobiliser 100 milliards de dollars par an pour l&#8217;atténuation et l&#8217;adaptation aux changements climatiques, lors de la COP 15 à Copenhague, les pays développés n&#8217;ont pas encore indiqué la source de provenance de ces fonds publics promis. Ils se sont plutôt concentrés sur les moyens de mobiliser le secteur privé.</p>
<p>&#8220;Si ce fonds vient avec un coffre vide, il n’aura pas de sens&#8221;, a averti Ilana Solomon, conseillère politique à &#8216;ActionAid&#8217; aux Etats-Unis. &#8220;Nous savons que les temps sont durs pour une aide financière et que les budgets sont serrés&#8221;, a-t-elle déclaré, en référence à la crise dans la zone euro, &#8220;mais la vérité est que les pays riches peuvent réunir cet argent&#8221;.</p>
<p>Les difficultés à obtenir un financement pour le FVC sont alarmantes, car même si les pays finalisent en fin de compte tout le budget, il ne sera pas suffisant. Des estimations récentes effectuées par la Commission européenne et la Banque mondiale montrent qu’au moins le double du montant qui sera réuni pour le fonds est nécessaire pour l&#8217;adaptation et l&#8217;atténuation dans les pays en développement. D&#8217;autres experts soulignent que le monde aura besoin de 5,7 trillions de dollars d’ici à 2035 pour faire face aux effets des changements climatiques.</p>
<p>Des experts des changements climatiques indiquent également qu&#8217;une action est désormais nécessaire, parce qu’il faudra sept fois plus de temps pour inverser les effets négatifs des changements climatiques, que d&#8217;investir dans la prévention.</p>
<p>&#8220;Il semble que nous parlons beaucoup d&#8217;argent, mais le coût de l&#8217;inaction est bien plus élevé que celui de l&#8217;action&#8221;, a affirmé Kelly Dent, conseillère politique sur les changements climatiques à &#8216;Oxfam International &#8211; Australie&#8217;. &#8220;Nous avons besoin d&#8217;argent pour approvisionner le fonds. Et nous voulons qu’il soit disponible et rapidement opérationnel&#8221;.</p>
<p>Jusqu&#8217;à présent, les pays n&#8217;ont pas pu s&#8217;entendre sur un mécanisme unique pour attirer des fonds publics.</p>
<p><strong>Kyoto – une COP morte?</strong></p>
<p>Au milieu des discussions houleuses sur le fonds pour le climat, les chances que les pays acceptent une deuxième période d&#8217;engagement du Protocole de Kyoto, qui expirera à la fin de 2012, sont devenues aussi faibles. En dehors de l&#8217;UE, aucune autre nation industrialisée ne soutient actuellement l’idée d’une extension.</p>
<p>Les Etats-Unis, la Russie et le Japon ont clairement affiché leur désintérêt, tandis que le Canada a provoqué un tollé général il y a une semaine lorsque tout le monde a su qu’il veut abandonner le protocole, probablement pour éviter de payer des amendes pour n’avoir pas atteint ses objectifs de réduction des émissions.</p>
<p>&#8220;Nous ne pouvons pas laisser la distraction de la manœuvre du Canada détourner notre attention sur de très réels progrès qui peuvent être faits avec l&#8217;UE et d&#8217;autres, comme un pas crucial e avant pour un régime juridiquement contraignant et des réductions des émissions&#8221;, a exhorté Dent.</p>
<p>Même l&#8217;UE est en train de changer légèrement de tactique. Elle veut désormais que les plus grands émetteurs du monde s&#8217;accordent d’ci à 2015 sur un pacte contraignant à mettre en vigueur d’ici à 2020 au plus tard et offre en échange une extension de ses objectifs de réduction du carbone conformément au Protocole de Kyoto. L&#8217;UE a déclaré qu&#8217;elle espère sortir les négociations de l&#8217;impasse et trouver un &#8220;terrain d’entente&#8221; avec la Chine et d&#8217;autres économies émergentes.</p>
<p>Mais des experts des changements climatiques croient qu’attendre jusqu&#8217;en 2020 pour définir des objectifs fermes de réduction des émissions fera qu’il sera trop tard. &#8220;Nous avons besoin d&#8217;ambition pour augmenter les objectifs de réduction des émissions à partir de 2012. 2020 est trop tard&#8221;, a souligné Dent. (FIN/IPS/11)</p>
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		<title>ENVIRONNEMENT: L’eau – une victime des changements climatiques</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 08:50:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Climate Change]]></category>
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		<category><![CDATA[Top Story]]></category>
		<category><![CDATA[Busani Bafana]]></category>
		<category><![CDATA[COP 17]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[SADC]]></category>

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		<description><![CDATA[La Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) veut que l'eau soit présentée comme un point distinct dans les négociations sur les changements climatiques - la décrivant comme étant trop importante pour être laissée à la périphérie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Busani Bafana</strong></p>
<p><strong>DURBAN, Afrique du Sud, 2 déc (IPS) – La Communauté de développement d&#8217;Afrique australe (SADC) veut que l&#8217;eau soit présentée comme un point distinct dans les négociations sur les changements climatiques &#8211; la décrivant comme étant trop importante pour être laissée à la périphérie.</strong><span id="more-825"></span></p>
<p>L’eau &#8211; dont l&#8217;agriculture est le plus grand consommateur &#8211; a été identifiée par des scientifiques comme une victime des changements climatiques. La croissance démographique, la pollution et la distribution inéquitable en ont également rajouté au stress de l’eau en Afrique australe.</p>
<p>&#8220;L&#8217;adaptation est la principale priorité&#8221;, a déclaré le ministre sud-africain de l&#8217;Eau et des Affaires environnementales, Edna Molewa, aux délégués lors du lancement de la &#8216;SADC Climate Change Adaptation (CCA) Strategy for Water&#8217; [Stratégie d’adaptation de la SADC aux changements climatiques (CCA) pour l'eau] durant la 17ème Conférence des parties (COP 17) des Nations Unies à Durban, en Afrique du Sud.</p>
<p>&#8220;Nous savons que les discussions sur l&#8217;atténuation sont importantes, mais nous croyons que nous devons faire beaucoup plus de travail par rapport à l&#8217;adaptation afin qu’en tant que continent et en tant que SADC, nous puissions nous adapter aux effets des changements climatiques dont nous commençons à voir les impacts quotidiennement&#8221;, a indiqué Molewa.</p>
<p>Molewa a appelé pour des actions globales et intégrées afin de s&#8217;attaquer à l&#8217;effet des changements climatiques sur la précieuse ressource en eau. Certaines de ces actions comprennent la gestion des inondations et l&#8217;utilisation de l&#8217;eau.</p>
<p>La stratégie de la SADC sur l&#8217;eau est destinée à améliorer la résistance aux changements climatiques dans la région et guidera les Etats membres dans les négociations à la COP 17 où la pression monte sur les dirigeants du monde pour qu’ils mettent un frein au réchauffement de la planète en réduisant les émissions de dioxyde de carbone.</p>
<p>&#8220;Nous ne pouvons pas rester derrière et dire que nous voyons les effets des changements climatiques sans pouvoir faire quelque chose&#8221;, a déclaré Molewa, ajoutant que &#8220;quelque chose doit être faite dans les négociations, la COP 18, et la COP 19 et&#8230; nous espérons que nous n’atteindrons pas la COP 28 sans une solution. Mais, en attendant, nous devons nous adapter&#8221;.</p>
<p>La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) est responsable du cadre global des efforts intergouvernementaux visant à faire face au défi des changements climatiques. Elle reconnaît que le système climatique est une ressource partagée dont la stabilité peut être affectée par les émissions industrielles et autres de dioxyde de carbone et de gaz à effet de serre. Après 17 années de discussions, les émissions de carbone continuent d’augmenter.</p>
<p>Le professeur Mark New, directeur de la &#8216;Africa Climate and Development Initiative&#8217; (Initiative sur le climat et le développement en Afrique), à l&#8217;Université du Cap, a déclaré que bien que l&#8217;eau soit importante et doive être mise en évidence, elle doit être intégrée dans d&#8217;autres questions.</p>
<p>&#8220;Je pense que le désir de séparer la question de l&#8217;eau découle d&#8217;une perspective importante que l&#8217;eau est l&#8217;un des facteurs importants autour de l&#8217;adaptation aux changements climatiques. La rendre distincte signifie que l&#8217;eau est séparée de beaucoup d&#8217;autres questions auxquelles elle est liée&#8221;, a souligné New à IPS.</p>
<p>&#8220;L&#8217;eau est importante pour l&#8217;énergie et l&#8217;agriculture. En Afrique, spécialement en termes de maîtrise de l&#8217;évolution démographique pendant que nous passons d&#8217;une société rurale à une société plus urbaine, nous devons être en train de penser de manière intégrée à la façon dont les changements climatiques affecteront (l’eau) et comment les décisions que nous prenons dans un domaine, autour de l&#8217;eau, interagiront avec d’autres secteurs qui nous intéressent&#8221;.</p>
<p>New a indiqué que le principe fondamental de la convention sur le climat est d&#8217;éviter des changements climatiques dangereux et que l&#8217;eau était donc implicitement prise en compte parce que les effets des changements climatiques auront une incidence sur l&#8217;eau, ensemble avec tous les autres secteurs.</p>
<p>Au cours de septembre 2011, les ministres de la SADC chargés de l&#8217;Eau ont instruit le secrétariat de l’organisation de faire pression pour que l&#8217;eau soit un point distinct dans les négociations avec la CCNUCC. Il y a un débat sur les défis et les possibilités d&#8217;avoir l&#8217;eau comme un élément séparé dans les négociations.</p>
<p>Phera Ramoeli, directeur des programmes, des infrastructures et des services de l’eau au sein du secrétariat de la SADC, a déclaré à un groupe de discussion, après le lancement de la stratégie de la CCA, que le fait d’avoir l&#8217;eau comme un point distinct pour les négociateurs de la CCNUCC, renforcerait son profil pour attirer des financements pour l&#8217;adaptation.</p>
<p>&#8220;Nous pensons qu&#8217;il est important que l&#8217;eau soit un point spécifique dans le débat sur les changements climatiques, car l&#8217;eau est un moteur et un catalyseur pour le développement socioéconomique et est liée au PIB (produit intérieur brut) dans la plupart de nos pays où le PIB augmente de trois pour cent là où il y a plus d&#8217;eau, et de moins d’un pour cent là où il y en a moins&#8221;, a souligné Ramoeli. (FIN)</p>
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		<title>ENVIRONNEMENT: Observer la déforestation depuis l’espace</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 19:07:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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		<description><![CDATA[Kristin Palitza DURBAN, Afrique du Sud, 1 déc (IPS) &#8211; Les changements climatiques à travers le monde peuvent être désormais observés depuis l&#8217;espace grâce aux satellites de l&#8217;Organisation des Nations Unies pour l&#8217;alimentation et l&#8217;agriculture (FAO). La FAO a lancé une nouvelle technologie qui peut étudier les forêts dans le monde via des satellites et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Kristin Palitza</strong></p>
<p><strong>DURBAN, Afrique du Sud, 1 déc (IPS) &#8211; Les changements climatiques à travers le monde peuvent être désormais observés depuis l&#8217;espace grâce aux satellites de l&#8217;Organisation des Nations Unies pour l&#8217;alimentation et l&#8217;agriculture (FAO).</strong><span id="more-807"></span></p>
<p>La FAO a lancé une nouvelle technologie qui peut étudier les forêts dans le monde via des satellites et fournir un tableau plus fiable et global des menaces communes à l&#8217;environnement, telles que la déforestation, la dégradation ou l&#8217;exploitation forestière illégale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Utilisant une technologie d’étude par télédétection, la FAO a pris et analysé plus de 13.500 images satellitaires à haute résolution dans 102 pays. Ces images aideront les nations à évaluer avec précision l&#8217;état de leurs forêts. Le suivi du changement des forêts a des implications importantes pour la conservation de la biodiversité, le stockage du carbone et les moyens de subsistance humaine.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les pertes de forêts dans le monde entier peuvent être désormais quantifiées pour la première fois, a annoncé la FAO lors de la 17ème Conférence des parties de l&#8217;ONU sur les changements climatiques, qui se déroule du 28 novembre au 9 décembre à Durban, en Afrique du Sud.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;C&#8217;est une étude très globale des forêts du monde. Pour la première fois, nous avons des données mondiales et régionales à long terme, cohérentes et comparables sur la perte des terres forestières. Jusqu&#8217;à présent, la plupart des informations disponibles viennent en nombre, et non sous forme de cartes (sur la base d’images satellitaires)&#8221;, a expliqué Adam Gerrand, un scientifique responsable du suivi des forêts à la FAO.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En conséquence, très peu de pays ont pu surveiller, dans le temps, l&#8217;effet des changements climatiques et l&#8217;intervention humaine sur leurs forêts de façon constante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Nous manquons de bonnes informations sur la déforestation et avons d’urgence besoin de plus de détails sur la dynamique de la perte des forêts. Nous n&#8217;avons pas obtenu toutes les données jusqu&#8217;ici&#8221;, a ajouté Gerrand.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les premiers résultats obtenus à partir des données satellitaires à haute résolution montrent que la superficie forestière mondiale totale a diminué de 14,5 millions d&#8217;hectares en moyenne par an, entre 1990 et 2005. Cela s&#8217;est largement produit sous les tropiques, probablement en raison de la conversion des forêts tropicales en terres agricoles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Le taux de perte de forêts est passé de quatre millions d&#8217;hectares dans les années 1990 à six millions d&#8217;hectares entre 2000 et 2005&#8243;, a déclaré Gerrand. &#8220;Nous perdons le stockage de carbone vital, la biodiversité et d&#8217;autres valeurs qu’offrent les forêts&#8221;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toutefois, il existe aussi quelques bonnes nouvelles. L&#8217;étude montre que la déforestation ne se produit pas aussi vite que des pays le signalent. Les nouvelles données ont montré une perte nette de 73 millions d&#8217;hectares entre 1990 et 2005 par rapport à la précédente estimation de 107 millions d&#8217;hectares de perte nette pour la même période.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pendant ce temps, la perte des forêts était la plus forte sous les tropiques, où se trouvent un peu moins de la moitié des forêts du monde, suivis de l&#8217;Afrique. L&#8217;Asie était la seule région à afficher des gains nets pour des terres forestières dans ces deux périodes. La déforestation s&#8217;est produite ici aussi, mais la plantation extensive d’arbres qui a été annoncée par plusieurs pays d’Asie, principalement la Chine , a dépassé les zones forestières qui étaient perdues.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toutes les images satellitaires sont prises à des centaines de kilomètres et comprennent une superficie de 10 kilomètres carrés. Elles sont classées, étiquetées, puis transmises aux pays où elles ont été prises, de sorte que les gouvernements puissent examiner et confirmer les données.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;C&#8217;est un cadre que les pays peuvent utiliser pour améliorer les ressources forestières&#8221;, a expliqué Gerrand.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Certains pays ont déjà bénéficié de la nouvelle technologie satellitaire. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, un petit pays en Océanie, par exemple, qui est à 65 pour cent couvert de forêts, 41 images satellitaires ont été prises pour établir l&#8217;effet que les changements climatiques ont eu sur sa couverture forestière.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Notre pays n&#8217;avait pas la technologie pour évaluer la dégradation des forêts. Les nouvelles images satellitaires améliorent la crédibilité des données&#8221;, a affirmé Dr Joe Pokana, chef du bureau national de lutte contre les changements climatiques en Papouasie-Nouvelle-Guinée. &#8220;Nous envisageons désormais d&#8217;installer un système de surveillance national solide qui nous aidera à comprendre le niveau de dégradation et développer des politiques&#8221;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De même, l&#8217;Angola a commencé à étudier la menace de déforestation grâce aux cartes photographiques fournies par les satellites. Les forêts constituent actuellement 43,4 pour cent de ce pays d&#8217;Afrique australe.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Nous disposons d&#8217;importantes informations sur la façon dont nos ressources forestières sont utilisées, sur les stocks de carbone, les problèmes environnementaux, les causes de dégradation et de déforestation&#8221;, a indiqué Mateus Andre, chef du département des forêts de l’Angola. &#8220;Pour la première fois, nous avons des informations de qualité sur lesquelles nous pouvons fonder des décisions&#8221;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les nouvelles données sont particulièrement importantes pour des régions en développement comme l&#8217;Afrique, où les informations existantes sont souvent dépassées ou de mauvaise qualité à cause du manque de capacité. Elles diffèrent des précédentes conclusions de la FAO dans le rapport intitulé &#8216;Global Forest Resources Assessment of 2010&#8242; (Evaluation des ressources forestières mondiales 2010), qui étaient basées sur une compilation de rapports nationaux qui avaient utilisé une grande variété de sources.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;La déforestation prive des millions de personnes de produits et services forestiers qui sont cruciaux pour les moyens de subsistance en milieu rural, le bien-être économique et la santé environnementale&#8221;, a expliqué Eduardo Rojas-Briales, sous-directeur général de la FAO , responsable des forêts.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8220;Les nouveaux chiffres satellitaires nous donnent un tableau global plus cohérent. Ensemble avec la gamme variée d’informations fournies par les rapports nationaux, ils offrent aux décideurs, à tous les niveaux, des renseignements plus précis&#8221;. (FIN/IPS/11)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>ENVIRONNEMENT: &#8220;Dieu veut que nous vivions dans un jardin, pas dans un désert&#8221;</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 14:06:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Climate Change]]></category>
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		<category><![CDATA[Protocole de Kyoto]]></category>
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		<description><![CDATA[Le plan de l'Union européenne (UE) visant à sauver le Protocole de Kyoto, peut être confronté à son plus grand obstacle dans le monde en développement.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_686" class="wp-caption alignright" style="width: 291px"><img class="size-full wp-image-686" title="Durban" src="http://www.ips.org/TV/cop17/wp-content/library/2011/11/Durban1.jpg" alt="" width="281" height="211" /><p class="wp-caption-text">Credit: Nastasya Tay/IPS</p></div>
<p><strong>Nastasya Tay</strong></p>
<p><strong>DURBAN, Afrique du Sud, 30 nov (IPS) &#8211; Le plan de l&#8217;Union européenne (UE) visant à sauver le Protocole de Kyoto, peut être confronté à son plus grand obstacle dans le monde en développement.</strong><span id="more-682"></span></p>
<p>Abias Huongo, l&#8217;un des négociateurs pour l&#8217;Angola, affirme que les blocs de pays en développement dont il fait partie – y compris les groupes d&#8217;Afrique et des pays les moins avancés &#8211; ne sont pas encore capables d&#8217;exprimer leur soutien pour un accord mondial juridiquement contraignant.</p>
<p>&#8220;Nos partenaires ont besoin d&#8217;assumer leurs responsabilités, et ils fuient leurs engagements&#8221;, a-t-il déclaré à IPS le premier jour de la 17ème Conférence des parties (COP 17) des Nations Unies &#8211; la réunion annuelle internationale convoquée à Durban, en Afrique du Sud, pour essayer de faire des progrès dans la lutte contre les changements climatiques.</p>
<p>Dans une conférence préliminaire, la délégation de l&#8217;UE &#8211; considérée comme la plus enthousiaste au sujet d&#8217;une deuxième période d&#8217;engagement &#8211; a souligné qu&#8217;elle n&#8217;était pas disposée à s&#8217;engager à moins que le reste du monde ait convenu d&#8217;un accord climatique mondial.</p>
<p>&#8220;Le problème est que Kyoto seul ne peut pas s&#8217;attaquer aux défis climatiques auxquels nous sommes tous confrontés&#8221;, a souligné Tomasz Chruszczow, un membre de la délégation. &#8220;Nous voulons que ce cadre et 100 pour cent de ceux qui en émettent couvrent 100 pour cent des émissions mondiales&#8221;.</p>
<p>L&#8217;UE veut voir un accord finalisé d’ici à 2015, et opérationnel d’ici à 2020 au plus tard.</p>
<p>Durban représente un point crucial de prise de décisions pour la lutte mondiale contre les changements climatiques &#8211; que plusieurs organisations de la société civile et des nations en développement considèrent comme une question de vie ou de mort.</p>
<p>&#8220;Les choses semblent toujours impossibles jusqu&#8217;à ce qu&#8217;elles soient faites&#8221;. Ces mots de Nelson Mandela ont été repris par Christiana Figueres, responsable  des affaires climatiques à l&#8217;ONU, à la plénière d&#8217;ouverture de la COP 17.</p>
<p>Dans les années précédentes, les COP ont été en proie à la frustration, la méfiance et au désespoir. Mais les négociations de l&#8217;année dernière à Cancun ont réussi à alléger une partie du fardeau de la déception post-Copenhague.</p>
<p>Cette année, plus de 15.000 délégués sont arrivés sur la côte d&#8217;Afrique du Sud un peu plus optimistes sur des possibilités. Mais avec cet espoir, vient la responsabilité.</p>
<p>La première période d&#8217;engagement du Protocole de Kyoto prend fin en décembre 2012, et en l&#8217;absence de nouveaux engagements des pays développés, le monde sera laissé dépourvu de tout cadre juridiquement contraignant sur les émissions.</p>
<p>Les pays en développement veulent que Kyoto réussisse, a indiqué Huongo.</p>
<p>&#8220;Nous sommes en Afrique, et nous ne voulons pas qu&#8217;il meure sur notre continent&#8221;, a-t-il ajouté.</p>
<p>Il a affirmé qu&#8217;il y aurait des discussions autour d&#8217;un nouvel accord juridiquement contraignant, mais que les issues restent opaques.</p>
<p>Huongo a déclaré à IPS que le monde développé doit être également plus souple avec ses exigences financières pour améliorer l&#8217;accès au financement climatique pour les pays qui en ont le plus besoin. Il a indiqué que l&#8217;Angola a aussi besoin d&#8217;aide au renforcement des capacités pour combattre ses vulnérabilités.</p>
<p>Déjà, plusieurs pays – y compris le Japon, la Russie et le Canada &#8211; ont exprimé leur réticence à signer une seconde fois l’accord. Les médias nationaux indiquent que le Canada se prépare à annoncer son retrait de l&#8217;accord après que les négociations de la COP 17 ont été accueillies avec consternation.</p>
<p>Alden Meyer, de la &#8216;Union of Concerned Scientists&#8217; (Union des scientifiques préoccupés), affirme que &#8220;ce serait la troisième gifle que le Canada aurait donnée dans le visage de la communauté internationale&#8221;, après être revenu sur les tentatives de respecter ses engagements, et après avoir proposé de faibles objectifs sur les émissions à Copenhague.</p>
<p>Meyer souligne que le Canada tente d&#8217;éviter le contrôle minutieux et la critique dont il ferait objet s’il quittait le Protocole de Kyoto à la COP 17, et agit de mauvaise foi en continuant de participer aux négociations.</p>
<p>La fracture entre pays développés et pays en développement est très bien vivante et active. Le président sud-africain, Jacob Zuma, a fait allusion à la situation des pays en développement dans son allocution lors de la cérémonie d&#8217;ouverture, exhortant les négociateurs à s&#8217;efforcer de trouver des solutions. Mais des groupes de la société civile, notamment &#8216;Greenpeace&#8217; et &#8216;Oxfam International&#8217;, ont dit qu&#8217;ils étaient mécontents du manque d&#8217;ambition qu&#8217;il a exprimée.</p>
<p>Des groupes de différentes confessions religieuses se sont réunis à la veille des négociations dans un stade proche, pour prier pour des issues concrètes, équitables et équilibrées des négociations. Ils ont été rejoints par l&#8217;archevêque émérite Desmond Tutu, qui a demandé au monde de se préparer pour la bataille contre le réchauffement climatique.</p>
<p>Tutu a critiqué les pays qui refusent de signer le Protocole de Kyoto. &#8220;Dieu veut que nous vivions dans un jardin, pas dans un désert&#8221;, a-t-il déclaré à la foule.</p>
<p>Figueres a rejoint Tutu en s’adressant à la foule, promettant des progrès. &#8220;Quoiqu’il arrive à Durban, ce sera un pas en avant&#8221;, a-t-elle dit. &#8220;Mais souvenons-nous que ce n&#8217;est qu’une étape&#8230; Il y aura une autre COP, et encore une autre. C&#8217;est un long processus&#8221;.</p>
<p>Cette responsable des questions climatiques à l&#8217;ONU a souligné l&#8217;importance de regarder au-delà du Protocole de Kyoto au cours des négociations, indiquant la nécessité d&#8217;opérationnaliser certaines parties des Accords de Cancun.</p>
<p>Parmi les issues concrètes possibles attendues de Durban, figure la finalisation de la structure d&#8217;un Fonds vert pour le climat &#8211; un mécanisme qui gèrera et rendra compte du fonds pour le climat, y compris les 100 milliards de dollars par an d&#8217;ici à 2020, promis par les pays développés pour les mesures d&#8217;adaptation et d&#8217;atténuation dans les nations en développement.</p>
<p>Figueres croit que la réalisation des progrès avec le Cadre d&#8217;adaptation, également convenu à Cancun, et l&#8217;amélioration des mécanismes de transfert de technologie &#8211; qui permettront aux pays pauvres de devenir plus résistants aux assauts des phénomènes météorologiques imprévisibles et extrêmes &#8211; sont aussi faisables.</p>
<p>A la veille des négociations, une pluie exceptionnellement forte a inondé certaines parties de Durban, et entraîné la mort d&#8217;au moins six personnes &#8211; un prélude tragique, mais peut-être approprié pour deux semaines de discussions sur les changements climatiques.</p>
<p>C&#8217;est un message que les pays en développement veulent s&#8217;assurer que leurs homologues plus riches entendent: &#8220;Nous sommes ceux qui souffrent&#8221;. (FIN)</p>
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		<title>Q&amp;R: Pourquoi l’Afrique doit rester unie à Durban</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 10:16:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Protocole de Kyoto]]></category>
		<category><![CDATA[SADC]]></category>
		<category><![CDATA[Tomaz Salomão]]></category>

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		<description><![CDATA[Les dirigeants africains ont exhorté la communauté internationale à amener les négociations des Nations Unies sur les changements climatiques, qui ont commencé lundi à Durban, en Afrique du Sud, à un niveau différent, et à prioriser l'adaptation pour le continent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><div id="attachment_654" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-654" title="DrTomaz" src="http://www.ips.org/TV/cop17/wp-content/library/2011/11/DrTomaz1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Dr. Tomaz Salomão. Credit: Isaiah Esipisu/IPS</p></div>
<p><strong>Isaiah Esipisu s’entretient avec DR TOMAZ SALOMÃO, le secrétaire exécutif de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC)</strong></p>
<p><strong>DURBAN, Afrique du Sud, 29 nov (IPS) &#8211; Les dirigeants africains ont exhorté la communauté internationale à amener les négociations des Nations Unies sur les changements climatiques, qui ont commencé lundi à Durban, en Afrique du Sud, à un niveau différent, et à prioriser l&#8217;adaptation pour le continent.</strong><span id="more-651"></span></p>
<p>Le président sud-africain, Jacob Zuma, a indiqué que l&#8217;Afrique a fait du chemin depuis que des négociations similaires ont eu lieu à Copenhague et à Cancun, au cours des deux dernières années. Il a déclaré que Durban doit amener le monde vers une &#8220;solution qui sauve l’avenir dès aujourd&#8217;hui&#8221;.</p>
<p>Bon nombre d’experts en environnement se sont réunis à Durban, espérant que la conférence décidera du sort du Protocole de Kyoto. Ce protocole, qui expire en 2012, fixe des objectifs contraignants pour 37 pays industrialisés et la Communauté européenne, visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.</p>
<p>Dr Tomaz Salomão, le secrétaire exécutif de la SADC, était à la 17ème Conférence des parties (COP 17).</p>
<p>Il a expliqué à IPS pourquoi il était important que la COP 17 s’organise en Afrique, et ce que la région attend de cette plateforme de négociation.</p>
<p>Voici des extraits de l’entretien:</p>
<p><strong>Q: Quelle est l&#8217;importance de l’organisation de la 17ème Conférence des parties dans la région d’Afrique australe?</strong></p>
<p>R: Le continent, et en particulier la région d&#8217;Afrique australe, est menacé par les effets du changement des conditions climatiques. Les experts ont tout dit. Ils ont prédit une augmentation des conditions météorologiques extrêmes, et les sécheresses sont manifestement devenues plus fréquentes que par le passé récent. Tout le monde est conscient des changements dans les précipitations, qui ont (eu) un effet dévastateur sur des millions de personnes qui dépendent de l&#8217;agriculture pluviale, spécifiquement en Afrique.</p>
<p>C&#8217;est donc d&#8217;un exploit louable pour l&#8217;Afrique, pour la région de la SADC, et aussi pour l&#8217;Afrique du Sud de faire organiser la COP 17 dans cette région. C&#8217;est une indication claire que nous, Africains, savons où nous en sommes, les défis auxquels nous sommes confrontés, et comment les relever. Ce qui est requis, c’est de renforcer nos capacités afin que nous soyons dans une meilleure position pour affronter par nous-mêmes ces défis.</p>
<p><strong>Q: Quelle est l’attente régionale de cette conférence?</strong></p>
<p>R: L&#8217;attente est que des recommandations seront formulées pour fournir l’appui financier qu’il faut afin que l&#8217;Afrique soit dans une meilleure position pour affronter les défis qui accablent actuellement le continent. C&#8217;est mon espoir, et c’est notre espoir.</p>
<p><strong>Q: Y a-t-il une nouvelle approche en termes de position régionale par rapport à la COP 17?</strong></p>
<p>R: Je pense que nous ne pouvons pas changer de position de temps en temps. Nous devons nous concentrer sur les positions que nous avons adoptées lors de la conférence de Copenhague, appelée aussi COP 15. Pour la première fois, les pays africains se sont réunis pour avoir une voix commune, et cela a constitué la position africaine. J&#8217;espère que le même esprit prévaudra à Durban.</p>
<p><strong>Q: De quoi l&#8217;Afrique a-t-elle besoin pour le moment, afin de lutter contre les changements climatiques?</strong></p>
<p>R: Nous avons besoin de développement. Et nous ne pouvons pas être davantage pénalisés du fait des changements climatiques, qui se présentent comme une conséquence des problèmes qui ont été causés par d&#8217;autres. C&#8217;est notre point de départ. Et c&#8217;est pourquoi nous disons que nous avons besoin de soutien pour relever ces défis. Avec cela, nous ne demandons pas trop.</p>
<p><strong>Q: Pourquoi les négociateurs mettent-ils du temps à conclure un accord qui durera?</strong></p>
<p>R: Ce n&#8217;est pas une chose facile à faire parce que le sujet est assez compliqué. Il aborde d&#8217;autres aspects très importants qui sont fondamentaux pour la vie. Ils comprennent, entre autres, l&#8217;agriculture et la sécurité alimentaire, les questions de santé, et l&#8217;emploi. Au même moment, demander aux pays de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre effleure directement leurs voies de développement.</p>
<p> Il existe actuellement un argument selon lequel les voies de développement des pays en développement ne devraient pas être arrêtées à cause des émissions créées par d&#8217;autres pays il y a plusieurs années, alors qu&#8217;ils étaient sur leur chemin de développement.</p>
<p><strong>Q: Que se passera-t-il si le Protocole de Kyoto n’arrive pas à survivre après la COP 17?</strong></p>
<p>R: Non, je ne pense pas que l&#8217;accord de Kyoto soit dans une position de mourir à l&#8217;instant. Ce dont nous devons nous rendre compte est que les gens doivent s&#8217;unir pour sauver l&#8217;humanité, la terre et s&#8217;assurer que les générations futures auront un avenir meilleur. (FIN)</p>
</div>
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		<title>Q&amp;R: Durban doit assurer que &#8220;les paroles deviennent réalité&#8221;</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 21:54:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Climate Change]]></category>
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		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
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		<category><![CDATA[MIchelle Bachelet]]></category>
		<category><![CDATA[Rousbeh Legatis]]></category>

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		<description><![CDATA[Impliquer les femmes dans la prise de décisions et la gestion des ressources est une nécessité fondamentale pour toute mesure efficace visant à faire face aux conséquences multiformes, menaçant la vie, des changements climatiques, affirme la directrice exécutive de l'ONU-Femmes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_520" class="wp-caption alignright" style="width: 224px"><img class="size-medium wp-image-520" title="Michelle Bachelet" src="http://www.ips.org/TV/cop17/wp-content/library/2011/11/105970-201111251-214x300.jpg" alt="" width="214" height="300" /><p class="wp-caption-text">MIchelle Bachelet, directrice exécutive de l&#39;ONU-Femmes. Credit: Sriyantha Walpola/IPS</p></div>
<p><strong>Rousbeh Legatis s’entretient avec MICHELLE BACHELET, directrice exécutive de l’ONU-Femmes</strong></p>
<p><strong>NATIONS UNIES, 28 Nov (IPS) &#8211; Impliquer les femmes dans la prise de décisions et la gestion des ressources est une nécessité fondamentale pour toute mesure efficace visant à faire face aux conséquences multiformes, menaçant la vie, des changements climatiques, affirme la directrice exécutive de l&#8217;ONU-Femmes.</strong><span id="more-572"></span>Se tournant vers Durban, en Afrique du Sud, où les dirigeants du monde discuteront des politiques futures de lutte contre les changements climatiques du 28 novembre au 9 décembre, Michelle Bachelet demande aux dirigeants d&#8217;assurer que &#8220;les paroles deviennent réalité&#8221;, pour une participation totale des femmes à tous les niveaux des négociations, et une &#8220;conclusion qui répond aux besoins des femmes et fait la promotion de leur autonomisation&#8221;.</p>
<p>Les femmes et les filles &#8211; qui constituent la majorité des pauvres au monde &#8211; ont un accès beaucoup plus limité à l&#8217;information et aux ressources financières que les hommes; un fait qui les expose à un risque plus élevé des graves effets des changements climatiques, a souligné Bachelet.</p>
<p>Dans la conception et la mise en œuvre des instruments financiers comme le Fonds vert pour le climat, elle exhorte les délégués des gouvernements, les experts internationaux et les acteurs de la société civile réunis à Durban à retenir une approche sensible au genre pour améliorer le sens de la responsabilité.</p>
<p>&#8220;Le financement climatique devrait être équitable et répondre aux besoins pressants de tous les membres de la société, et les questions de l’égalité entre les sexes doivent être prises en compte à toutes les étapes du processus de financement&#8221;, a-t-elle déclaré à IPS.</p>
<p>Le risque de blessure et de décès dus aux catastrophes naturelles &#8211; telles que les inondations, les sécheresses et les glissements de terrain &#8211; est systématiquement plus élevé chez les femmes et les enfants, a-t-elle expliqué. &#8220;Dans les sociétés injustes, plus de femmes que d&#8217;hommes meurent des catastrophes&#8221;.</p>
<p>Spécialement les femmes et les filles des zones rurales dans des pays en développement &#8220;portent un fardeau particulièrement lourd des changements climatiques&#8221; en raison du stress environnemental et de leur responsabilité d&#8217;assurer l&#8217;eau, la nourriture et l&#8217;énergie pour la cuisine et le chauffage.</p>
<p>Elles passent plusieurs heures par jour à collecter et transporter de l&#8217;eau, par exemple, et cela devient beaucoup plus difficile dans les zones touchées par la sécheresse, a indiqué Bachelet. &#8220;Pour beaucoup de filles, cela signifie rater l&#8217;école et perdre une éducation&#8221;.</p>
<p>Entre 1980 et 2010, le nombre moyen d&#8217;événements météorologiques extrêmes a plus que doublé, soulignant le &#8220;besoin pressant d&#8217;investir dans les femmes et les filles et de promouvoir l&#8217;égalité des sexes&#8221;.</p>
<p>Bachelet a parlé au correspondant d’IPS à l&#8217;ONU, Rousbeh Legatis, des besoins des femmes dans le contexte des changements climatiques et de la manière de remodeler la politique mondiale sur le climat.</p>
<p>Voici quelques extraits de l’entretien.</p>
<p><strong>Q: Quels sont les besoins des femmes, et ont-elles un rôle particulier à jouer quand il s&#8217;agit des changements climatiques et des stratégies d&#8217;adaptation?</strong></p>
<p>R: Les femmes ont besoin de chances égales et de droits égaux. Cela comprend le droit de participer aux décisions relatives aux changements climatiques. Les femmes ont besoin d’être activement engagées dans les processus qui affectent leur vie &#8211; de l’urbanisme qui vise à renforcer la résistance des communautés aux chocs climatiques, en passant par la fourniture de services tels que l&#8217;eau potable et des projets d&#8217;irrigation dans une communauté rurale, au développement d’une technologie d’énergie propre qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre.</p>
<p>Trop souvent, les femmes sont exclues des consultations. Elles ne sont pas à la table de prise de décisions et leur absence rend les programmes et stratégies moins sensibles et efficaces. Il existe des preuves empiriques pour montrer que l’implication des femmes dans la prise de décisions et la gestion des ressources peut produire des résultats environnementaux positifs.</p>
<p>Des preuves provenant de l&#8217;Inde et du Népal suggèrent que l&#8217;implication des femmes dans la prise de décisions soit associée à une meilleure gestion des ressources communautaires, telles que les forêts. Une étude menée dans 130 pays a révélé que les pays ayant une représentation plus élevée de femmes au parlement étaient plus enclins à ratifier les traités internationaux sur l’environnement.</p>
<p>En plus du fait d’engager les femmes dans la prise de décisions, les stratégies climatiques doivent intégrer des considérations de genre qui sont spécifiques à chaque situation. Dans des zones rurales en Afrique, par exemple, il faut tenir compte des besoins des femmes agricultrices, qui sont responsables de 60 à 80 pour cent de la production alimentaire ainsi que de la nutrition de leurs familles. Trop souvent, les femmes agricultrices n&#8217;ont pas accès aux droits à la propriété, la terre et au crédit, et cela réduit les rendements des cultures et menace la sécurité alimentaire.</p>
<p>L&#8217;Organisation des Nations Unies pour l&#8217;alimentation et l&#8217;agriculture souligne que l&#8217;élimination de l&#8217;écart entre les hommes et les femmes dans l&#8217;accès aux ressources et aux intrants agricoles augmenterait les rendements dans les fermes des femmes de 20 à 30 pour cent et accroîtrait la production agricole dans les pays en développement de 2,5 à 4,0 pour cent, ce qui pourrait à son tour réduire le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde de 12 à 17 pour cent ou de 100 de 150 millions de personnes.</p>
<p><strong>Q: Voyez-vous assez de sensibilisation sur la situation spécifique des femmes, et l&#8217;implication des perspectives et expériences des femmes lorsque les décideurs engagent des discussions sur la façon d&#8217;affronter les changements climatiques et sur comment s&#8217;adapter au changement des circonstances environnementales?</strong></p>
<p>R: La sensibilisation s’est certainement intensifiée sur cette question, en particulier parmi les dirigeants et les décideurs politiques. Nous notons des changements dans les attitudes et les politiques. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a encouragé la participation égale des femmes pour relever les défis des changements climatiques en 2009; certains gouvernements parlent des dimensions relatives au genre dans les changements climatiques et l’égalité des sexes est incluse dans l&#8217;Accord de 2010 à Cancun.</p>
<p>La prochaine étape, c’est de s&#8217;assurer que les paroles deviennent réalité sur le terrain et que les femmes participent aux processus de prise de décisions. Si nous considérons le financement du climat, par exemple, les considérations relatives au genre ont une histoire de ne pas être systématiquement intégrées dans leur conception.</p>
<p>En réponse, l&#8217;ONU-Femmes travaille avec des partenaires pour s&#8217;assurer que le nouveau Fonds vert pour le climat ne répète pas cette erreur et intègre la question de genre dès le début en incluant le principe de l&#8217;égalité des sexes dans ses activités et son suivi des impacts et des résultats.</p>
<p>En plus du niveau de la politique internationale, les femmes doivent être pleinement engagées au niveau national, sur le &#8216;front intérieur&#8217;, où des stratégies nationales sont conçues et mises en œuvre, des budgets sont élaborés, et des services fournis afin d&#8217;atténuer ou de s&#8217;adapter aux changements climatiques.</p>
<p>Malheureusement, les femmes demeurent sous-représentées dans les parlements nationaux et spécialement dans les ministères qui sont au cœur de la prise de décisions sur les changements climatiques et leur viabilité. Globalement, les femmes occupent seulement 16 pour cent des postes ministériels et parmi celles-ci, seules 19 pour cent sont dans la finance et le commerce; sept pour cent dans l&#8217;environnement, les ressources naturelles et l’énergie, et seulement trois pour cent dans les sciences et la technologie.</p>
<p>L’absence des femmes dans les prises de décisions nationales entrave leur capacité à influencer les politiques et les budgets. Cela limite l&#8217;inclusion des considérations relatives au genre dans l’agenda sur la gestion environnementale, le développement durable et les changements climatiques. (FIN)</p>
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		<title>ENERGIE: Le soleil africain pour électrifier l’Europe</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Nov 2011 14:01:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Julio Godoy BERLIN, 19 nov (IPS) &#8211; Des centrales thermiques solaires sont indispensables pour répondre aux demandes énergétiques de l&#8217;Europe et pour réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre, selon une nouvelle étude menée par une commission scientifique européenne. Le rapport publié par l’&#8217;European Academies Science Advisory Council&#8217; (Conseil consultatif européen des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Julio Godoy</p>
<p>BERLIN, 19 nov (IPS) &#8211; Des centrales thermiques solaires sont indispensables pour répondre aux demandes énergétiques de l&#8217;Europe et pour réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre, selon une nouvelle étude menée par une commission scientifique européenne.</p>
<p><span id="more-47"></span>Le rapport publié par l’&#8217;European Academies Science Advisory Council&#8217; (Conseil consultatif européen des académies des sciences &#8211; EASAC) indique que les centrales thermiques solaires peuvent jouer un rôle important dans le passage du réseau électrique européen vers des sources d&#8217;énergie renouvelable d&#8217;ici à 2040.</p>
<p>De telles unités solaires &#8220;sont capables de fournir de l&#8217;énergie à tout moment, pour compenser les fluctuations dans l&#8217;approvisionnement en énergies renouvelables&#8230; et aider à stabiliser le réseau électrique&#8221;, a déclaré à IPS, Robert Pitz-Paal, le directeur de l&#8217;étude publiée au début du mois, et co-directeur du &#8216;German Institute for Solar Research&#8217; (Institut allemand pour la recherche en énergie solaire).</p>
<p>Ces vertus font que &#8220;la valeur de l&#8217;électricité produite dépasse juste les kilowattheures qu’elles amènent dans le système&#8221;, a précisé Pitz-Paal.</p>
<p>Les unités solaires utilisent des miroirs pour concentrer la lumière solaire et la convertir en énergie thermique. Ce processus atteint des températures allant de 400 à 1200 degrés Celsius, ce qui peut être utilisé pour produire de l&#8217;énergie de la même manière qu&#8217;une centrale à vapeur conventionnelle.</p>
<p>Cette technique est en utilisation depuis les années 1980, mais les experts disent qu&#8217;elle n&#8217;a atteint la maturité qu’au cours de la dernière décennie. Les unités solaires sont utilisées à une grande échelle dans l&#8217;ouest des Etats-Unis et en Espagne.</p>
<p>Un grand projet visant à installer des unités solaires dans les régions du Moyen-Orient et d’Afrique du nord (MENA), appelé &#8216;Desertec Industrial Initiative&#8217; (DII), a été annoncé à l&#8217;été 2009. Les unités solaires dans ce projet répondraient aux demandes en énergie d&#8217;Afrique du nord, et fourniraient également de l&#8217;électricité à l&#8217;Union européenne (UE).</p>
<p>Le projet a été élaboré suite à des études menées par le Club de Rome, un groupe de développement indépendant, et le Centre aérospatial allemand (DLR), un institut de recherche d&#8217;Etat et une partie de l&#8217;EASAC.</p>
<p>Au début de ce mois, le DII a annoncé la construction d&#8217;une unité solaire de 500 mégawatts (MW) au Maroc l&#8217;année prochaine. Le DII a été mis en place par dix grandes entreprises européennes, y compris les sociétés d&#8217;électricité allemandes &#8216;E.ON&#8217; et &#8216;RWE&#8217;, le géant de l&#8217;électronique &#8216;Siemens&#8217;, la compagnie d&#8217;assurance &#8216;Munich Re&#8217; et &#8216;Deutsche Bank&#8217;. Aujourd’hui, plus de 50 entreprises ont adheré au DII.</p>
<p>Le directeur du DII, Paul van Son, affirme que la centrale solaire au Maroc serait un &#8220;projet de référence&#8221; pour montrer aux investisseurs et aux décideurs que le projet &#8216;Desertec&#8217; peut fonctionner comme une importante source d&#8217;électricité renouvelable.</p>
<p>Van Son a déclaré que la centrale au Maroc, d’un coût de 2 milliards d&#8217;euros (2,8 milliards de dollars), devrait être opérationnelle en 2015.</p>
<p>La première phase de construction de ce complexe marocain de 12 kilomètres carrés sera une installation de 150 MW, coûtant jusqu&#8217;à 600 millions d&#8217;euros. D&#8217;autres centrales en Tunisie et en Algérie suivraient, a-t-il indiqué.</p>
<p>L’EASAC souligne que l&#8217;UE a défini d’ambitieux objectifs énergétiques et de lutte contre les changements climatiques. Les objectifs de l&#8217;UE comprennent une réduction de 20 pour cent des émissions de gaz à effet de serre d&#8217;ici à 2020 (atteignant 30 pour cent si les conditions internationales sont bonnes) et l&#8217;augmentation de la part de l’énergie renouvelable à 20 pour cent.</p>
<p>A long terme, l&#8217;UE s&#8217;est engagée de façon substantielle à décarboniser l&#8217;approvisionnement en énergie, avec un objectif de réduire d&#8217;ici à 2050 les émissions de gaz à effet de serre de la région de 80 à 95 pour cent par rapport aux niveaux de 1990.</p>
<p>Le rapport de l’EASAC indique que les coûts actuels de production d&#8217;électricité à partir de panneaux solaires correspondent au coût de production d&#8217;électricité à partir des fermes éoliennes offshore. Mais cela signifie, a observé Pitz-Paal, que les sources d&#8217;énergie renouvelable sont deux à trois fois plus coûteuses que les centrales à combustibles fossiles.</p>
<p>Selon l&#8217;étude, l&#8217;introduction progressive de panneaux solaires, soutenue par des niveaux appropriés de recherche et de développement, fera baisser les coûts de production de l’électricité de 50 à 60 pour cent au cours des 10 à 15 prochaines années.</p>
<p>&#8220;Etant donné les progrès actuellement réalisés en matière de technologie et la tendance haussière des prix des combustibles fossiles, nous croyons que l&#8217;électricité à partir de panneaux solaires deviendra compétitive avec des équivalents de combustibles fossiles entre 2020 et 2030&#8243;, a déclaré Pitz-Paal.</p>
<p>Par ailleurs, la capacité des panneaux solaires à stocker l&#8217;électricité et à la fournir à la demande élimine le besoin d&#8217;avoir de combustibles fossiles ou des centrales nucléaires en réserve pour satisfaire la charge de base &#8211; la quantité d&#8217;énergie nécessaire pour répondre aux demandes minimales sur la base des estimations des besoins des consommateurs.</p>
<p>Les fermes éoliennes et solaires sont fortement tributaires des conditions météorologiques. Parce que les réseaux électriques ne sont pas présentement en mesure de stocker suffisamment d&#8217;électricité, les fluctuations dans l&#8217;énergie renouvelable rendent les centrales électriques conventionnelles en réserve indispensables pour répondre à la demande de la charge de base.</p>
<p>Ce handicap de sources d&#8217;énergie renouvelable disparaîtrait avec de nouveaux panneaux solaires et de nouveaux réseaux intelligents capables de stocker l&#8217;électricité et de la fournir à la demande, indique l&#8217;étude. (FIN/2011) </p>
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		<title>BURKINA FASO: Concilier les biocarburants et la sécurité alimentaire</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 14:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Brahima Ouédraogo OUAGADOUGOU, 18 nov (IPS) &#8211; Les participants à une rencontre sur le potentiel en biocarburant en Afrique ont conclu qu’il fallait tenir compte des besoins en sécurité alimentaire des pays africains dans le développement de la bioénergie. &#8220;Si on veut développer les cultures oléagineuses, il faut tenir compte des besoins des populations, de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Brahima Ouédraogo</p>
<p>OUAGADOUGOU, 18 nov (IPS) &#8211; Les participants à une rencontre sur le potentiel en biocarburant en Afrique ont conclu qu’il fallait tenir compte des besoins en sécurité alimentaire des pays africains dans le développement de la bioénergie.</p>
<p><span id="more-44"></span>&#8220;Si on veut développer les cultures oléagineuses, il faut tenir compte des besoins des populations, de leur acceptation sociale du changement, de la gestion des ressources en eau&#8221;, résume à IPS Paul Jinies, directeur général de l&#8217;Institut internationale de l&#8217;ingénierie de l&#8217;eau et de l&#8217;environnement (2IE) basé au Burkina.</p>
<p>&#8220;C’est une complémentarité au lieu d’une compétition. En milieu rural le manque d’énergie est le facteur limitant pour la qualité de la vie et même la conservation des aliments et partant de la sécurité alimentaire&#8221;, ajoute Jinies.</p>
<p>La conférence qui a pris fin jeudi dernier après trois jours de travaux a souligné la nécessité de mettre en place une législation adaptée qui fixe un cadre aux opérateurs et dans lequel seront préservés les intérêts de chacun.</p>
<p>Selon Julius Nyanku, membre de la Commission nationale de l’énergie du Ghana, les inquiétudes posées par la culture de biocarburants sont réelles et sont prises en compte par le gouvernement de son pays. &#8220;Notre politique de bioénergie comprend une série de mesures qui vont protéger les terres réservées aux cultures vivrières: sur toute terre consacrée à la culture du jatropha, il y aura un pourcentage pour ces cultures&#8221;, explique Nyanku à IPS.</p>
<p>&#8220;Le développement du biocarburant doit se faire en adéquation avec la sécurité alimentaire en y associant les petits producteurs&#8221;, renchérit Emmanuel Nonguierma, le directeur général de l’énergie du Burkina.</p>
<p>Il y a quelques mois, une décision des autorités de céder quelque 20.000 hectares de terres à des investisseurs pour la production de biocarburants a provoqué des violences au Sénégal.</p>
<p>Une conférence sur les biocarburants en 2009 à Ouagadougou avait pointé du doigt la part de responsabilité des biocarburants dans la hausse des prix des denrées de première nécessité ainsi que dans la crise alimentaire.</p>
<p>&#8220;L’alimentaire n’est pas oublié. Notre politique de promotion du biocarburant s’exécute en synergie avec notre politique de sécurité alimentaire et notre politique de gestion du foncier rural&#8221;, tente de rassurer Boubakar Koné, expert de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) sur les questions énergétiques.</p>
<p>L’UEMOA qui regroupe huit pays d’Afrique de l’ouest a signé depuis 2006 un accord d’assistance avec le Brésil, pays pionnier dans le domaine des biocarburants.</p>
<p>&#8220;On s’est beaucoup inspiré de l’expérience brésilienne en matière de biocarburant. On va faire une sorte de &#8216;zonation&#8217; pour voir ce qu’on peut cultiver au sud, où il y a beaucoup de pluies, au sahel où il pleut moins et dans le désert où il n’y a pas de pluie&#8221;, explique Koné à IPS.</p>
<p>Selon Arilson Favarto, sociologue et expert brésilien en bioénergie, suite à la menace sur la forêt de l’Amazonie et l’écosystème que constituait l’expansion de biocarburants surtout la culture de soja et de canne à sucre, le gouvernement de Lula Da Silva a depuis 2003 introduit des mesures restrictives qui interdisent la culture de biocarburant aux alentours de la région. &#8220;On est en train de créer des zones de protection de l’écosystème, en délimitant des zones fertiles qu’on ne doit pas utiliser ou toucher. Chaque année, il y a une expansion des surfaces qui menace les ressources forestières&#8221;.</p>
<p>Favarto estime que le premier problème qui résulte de la production d’éthanol (à base de canne a sucre) est la concentration des grandes plantations de monoculture dans les régions du nord-est du Brésil ou se concentrent aussi les plus pauvres du pays, soit 60 a 70 pour cent de la pauvreté rurale. Selon la FAO la production annuelle brésilienne d’éthanol devrait atteindre 44 milliards de litres en 2016 contre 21 milliards aujourd’hui.</p>
<p>Le gouvernement brésilien cherche aujourd’hui à favoriser la production du biodiesel qui a l’avantage de pouvoir s’associer à certaines cultures. Cette initiative permet de lutter contre la pauvreté en associant les petits producteurs et les plus pauvres, explique Favarto. &#8220;Nous conseillons l’utilisation des terres à la frontière de l’Amazonie pour cultiver le palmier à huile mais pas en tant que monoculture pour contrer la culture du soja qui est le principal facteur de dégradation de la forêt amazonienne&#8221;.</p>
<p>Joël Blin chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) reconnait que la non prise en compte des besoins des populations notamment les questions de sécurité alimentaires a entraîné la baisse de l’engouement des années 2004-2005 pour les biocarburants.</p>
<p>&#8220;C’était la solution miracle, deux ans après c’est l’inverse. L’idée était donc de temporiser les choses, et d’expliquer que les biocarburants sont une partie de la solution à la crise d’énergie et qu’on peut améliorer les conditions de vie et la production agricole avec de l’énergie produit localement&#8221;, explique Blin à IPS.</p>
<p>Seydou Diakité, de l’agence nationale du Mali, qui a déjà emblavé 300 mille hectares de jatropha pour le biodiesel, sillonne régulièrement les régions du pays pour déconseiller la monoculture de biocarburant.</p>
<p>&#8220;Nous leur disons de ne pas abandonner les autres cultures au profit du jatropha. Car le jatropha prend trois ans pour la grande production. Or on ne peut pas attendre, donc vous êtes obligé de faire autre chose&#8221;, explique Diakité. Le Mali, précise-t-il, produit quelque 17.000 litres d’huile de jatropha qui alimente déjà des groupes électrogènes utilisés pour l’électrification rurale.</p>
<p>&#8220;On peut s’en sortir avec les techniques culturales qui sont expliquées aux paysans&#8221;, ajoute Diakité, espérant que l’Afrique pourra produire 40 pour cent de ses besoins en énergie grâce aux biocarburants.</p>
<p>&#8220;Il faut aussi imposer un régime de déclaration des surfaces&#8221;, conclut Emmanuel Nonguierma, le directeur général de l’énergie du Burkina, qui confie que son pays attend utiliser 500.000 hectares soit 5,5 pour cent des terres cultivables pour les carburants. (FIN/2011) </p>
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		<title>ENERGIE: Le plus grand projet hydroélectrique n’éclairera pas des Africains</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 14:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Kristin Palitza LE CAP, 17 nov (IPS) &#8211; L’Afrique du Sud et la République démocratique du Congo ont signé un accord pour développer un important projet d&#8217;énergie hydroélectrique, qui devrait fournir de l&#8217;électricité à plus de la moitié des 900 millions d’habitants sur le continent. Mais des analystes économiques indiquent que les investisseurs étrangers empêcheront [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Kristin Palitza</p>
<p>LE CAP, 17 nov (IPS) &#8211; L’Afrique du Sud et la République démocratique du Congo ont signé un accord pour développer un important projet d&#8217;énergie hydroélectrique, qui devrait fournir de l&#8217;électricité à plus de la moitié des 900 millions d’habitants sur le continent.</p>
<p><span id="more-41"></span>Mais des analystes économiques indiquent que les investisseurs étrangers empêcheront le réseau de profiter au grand public.</p>
<p>Ensemble avec son homologue congolais, le président Joseph Kabila, Jacob Zuma, le président sud-africain, a assisté le 12 novembre à la signature d&#8217;un accord visant à construire le barrage de Grand Inga. Ce barrage sera construit à 225 kilomètres au sud-ouest de Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), sur l&#8217;une des plus grandes chutes d&#8217;eau au monde, les chutes d&#8217;Inga, où tombe le fleuve Congo à près d&#8217;une centaine de mètres et coule à la vitesse énorme de 43 mètres cubes par seconde.</p>
<p>Ce projet hydroélectrique de Grand Inga aura une capacité de 40.000 mégawatts (MW) &#8211; soit plus du double de l’énergie générée par le barrage des Trois-Gorges en Chine, le barrage hydroélectrique le plus grand au monde, et plus d&#8217;un tiers de l&#8217;électricité totale produite actuellement en Afrique.</p>
<p>&#8220;Il permettra d&#8217;améliorer l&#8217;accès à une énergie propre et efficace à travers le continent et contribuera de manière significative à une faible économie en carbone et au développement économique&#8221;, a précisé Zuma à Lubumbashi, la deuxième plus grande ville en RDC, où la signature a eu lieu. Zuma a qualifié l&#8217;événement &#8220;d’un jour pour prouver le droit des Afro-optimistes&#8221;.</p>
<p>Le Grand Inga sera le projet hydroélectrique le plus grand au monde et fera partie d&#8217;une plus grande vision de développer un réseau électrique à travers l&#8217;Afrique, qui va encourager le développement économique industriel du continent. Jusqu&#8217;à présent, la capacité des chutes d&#8217;Inga est en grande partie inutilisée, avec les deux barrages hydroélectriques existants, Inga I et Inga II, produisant seulement 1.775 MW.</p>
<p>Les raisons de cette sous-utilisation de la puissance de cette cascade étaient en grande partie l’argent: La construction du Grand Inga &#8211; dont l&#8217;achèvement est prévu pour 2025 – vient avec une étiquette de prix énorme de 80 milliards de dollars. Le raccordement d&#8217;Inga à un réseau électrique à l’échelle continentale coûtera au moins un supplément de 10 milliards de dollars. Ce ne sont pas des sommes que l’Afrique du Sud et la RDC sont en mesure de réunir seuls.</p>
<p>Mais l&#8217;aide n&#8217;est pas loin: les principaux financiers de développement de la planète &#8211; Banque mondiale, Banque africaine de développement (BAD), Banque européenne d&#8217;investissement ainsi qu&#8217;un certain nombre d’entreprises énergétiques privées et étrangères &#8211; sont tous enthousiastes de contribuer avec des sommes importantes pour le projet Inga. En retour, ils espèrent gagner de vastes avantages économiques de ce mégaprojet &#8211; et sont susceptibles de détourner l&#8217;attention des besoins de développement de la majorité pauvre d&#8217;Afrique.</p>
<p>&#8220;Les investisseurs étrangers contribuent à la construction du barrage afin d’obtenir leur part de grandes quantités d&#8217;énergie bon marché à l&#8217;achèvement du projet&#8221;, a indiqué Charlotte Johnson, une chercheuse à &#8216;Institute for Democracy in Africa&#8217; (Institut pour la démocratie en Afrique), qui est basé en Afrique du Sud. &#8220;Cela forcera la main de l&#8217;Etat à conclure des accords concernant la destination et l&#8217;utilisation finales de l&#8217;énergie produite&#8221;.</p>
<p>Malgré le battage médiatique axé sur le développement qui entoure le projet, le gouvernement congolais et les investisseurs n&#8217;ont pas fait de plans pour ouvrir le réseau à un usage public, a précisé Johnson. Il est plutôt présenté comme un produit commercial. Et les investisseurs étrangers seront toujours en mesure de payer plus, retirant instantanément les pauvres de la concurrence des consommateurs.</p>
<p>&#8220;Les réseaux électriques locaux ne sont pas inclus dans le budget. Les communautés africaines vivant dans l&#8217;obscurité ne sont pas les bénéficiaires prévus du Grand Inga, et les 500 millions de personnes à qui on a promis l&#8217;électricité resteront dans le noir&#8221;, a-t-elle ajouté.</p>
<p>Pour l&#8217;instant, le projet porte seulement sur la construction de lignes de transmission de longue distance jusqu’aux zones d&#8217;exploitation minière et industrielle d&#8217;Afrique, ainsi qu’aux centres urbains en Afrique du Sud, en Egypte et même en Europe.</p>
<p>Selon la BAD, un consortium franco-canadien est en train de mener une étude de 15 millions de dollars pour évaluer le potentiel de développement du site en plusieurs étapes.</p>
<p>&#8220;C&#8217;est un investissement important, et il ne sera pas possible de mobiliser les ressources en une seule fois. La décision finale sera bien entendu prise par le gouvernement de la RDC&#8221;, a expliqué Hela Cheikhrouhou, le directeur de l&#8217;énergie, de l&#8217;environnement et de la lutte contre les changements climatiques à la BAD, lors de la réunion annuelle de cette banque de développement en octobre.</p>
<p>Selon la BAD, l&#8217;hydroélectricité représente 45 pour cent du potentiel de production énergétique en Afrique subsaharienne, mais seulement quatre pour cent est actuellement exploité. En conséquence, seule une personne sur cinq a accès à l&#8217;électricité dans la région.</p>
<p>&#8220;Pour réaliser l&#8217;accès à l&#8217;énergie pour tous, l&#8217;Afrique doit maximiser les options d&#8217;énergie propre, mettre l’accent sur l&#8217;efficacité énergétique et travailler avec les pays développés et les institutions de développement pour obtenir rapidement et efficacement une part plus importante du financement à la lutte contre les changements climatiques&#8221;, a-t-elle ajouté.</p>
<p>Avec le soutien des principales banques de développement du monde, la RDC et l&#8217;Afrique du Sud avancent dans leurs plans de construire le Grand Inga. Après la signature de l&#8217;accord, Zuma et Kabila ont ordonné le début des négociations en vue d’un traité au cours des six prochains mois, qui mettra en œuvre l&#8217;accord en détaillant les délais et les étapes d’exécution de la construction du barrage.</p>
<p>Une fois achevé, l&#8217;électricité produite sera gérée par les sociétés d&#8217;Etat des deux pays, &#8216;Eskom&#8217; d’Afrique du Sud et la Société nationale d&#8217;électricité de la RDC. De là, elle sera vendue aux plus offrants. Les pauvres d’Afrique qui ne sont toujours pas connectés ne seront certainement pas parmi ceux-là. (FIN/2011) </p>
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		<title>BURKINA FASO: Recueillir plus d’eau de pluie pour faire face aux changements climatiques</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Nov 2011 13:59:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Brahima Ouédraogo OUAGADOUGOU, 14 nov (IPS) &#8211; Trois mois avant le début de la saison pluvieuse écoulée, Jacob Tumbulto, directeur par intérim de l’observatoire de l’Autorité du bassin de la Volta (VBA), et ses collègues des institutions sous régionales, avaient prédit lors d’une rencontre à Niamey une quantité d’eau légèrement au dessus de la moyenne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Brahima Ouédraogo</p>
<p>OUAGADOUGOU, 14 nov (IPS) &#8211; Trois mois avant le début de la saison pluvieuse écoulée, Jacob Tumbulto, directeur par intérim de l’observatoire de l’Autorité du bassin de la Volta (VBA), et ses collègues des institutions sous régionales, avaient prédit lors d’une rencontre à Niamey une quantité d’eau légèrement au dessus de la moyenne dans le bassin de la Volta en prenant en compte la pluviométrie.<br />
<span id="more-38"></span><br />
Mais dès le mois de juin, Tumbulto et ses collègues se sont ravisés et ont informé les pays du bassin de la Volta d’un changement notable dans les prévisions.</p>
<p>&#8220;Les prévisions ont changé rapidement car la quantité d’eau allait être en deçà de la normale&#8221;, explique Tumbulto à IPS. Ils ont souhaité alors l’utilisation des variétés qui produisent à 90 jours ou 60 jours au lieu de 120 jours.</p>
<p>En effet, le barrage hydroélectrique de Bagré, dans l’est du Burkina, dont les vannes ont été ouvertes ces deux dernières années pour laisser l’excédent d’eau s’échapper vers le Ghana est à son plus bas niveau de remplissage de ces dix dernières années.</p>
<p>Le plus grand barrage du Burkina, celui de la Kompienga également construit sur la Volta, présente lui un déficit de 431 millions de mètres cubes, selon le ministère de l’Agriculture et de l’Hydraulique du Burkina.</p>
<p>&#8220;C’est la preuve que les changements climatiques que nous avons toujours évoqués sont à nos portes et cela signifie que pendant des années nous allons avoir très peu d’eau dans nos retenues&#8221;, s’alarme Tumbulto. &#8220;Donc nous devons tout faire pour avoir davantage de retenues pour mobiliser les eaux pluviales, mais aussi aménager les vallées des fleuves afin qu’elles recueillent beaucoup d’eau qui peut être utilisée pendant la saison sèche.&#8221;</p>
<p>Selon Tumbulto, plus de 80 pour cent des eaux qui tombent dans la région du bassin s’évaporent et selon les estimations, seulement 14 pour cent des eaux sont stockés.</p>
<p>L’eau s’évaporant dans la partie en amont du lac de la Volta représente dix fois celle utilisée dans tout le bassin de la Volta, indique en outre la VBA.</p>
<p>Le bassin couvre une superficie totale de 412.000 km² dont 85 pour cent se trouvent au Burkina et au Ghana, les 15 pour cent restants se trouvent entre les quatre autres pays que traverse le fleuve: le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Mali, et le Togo.</p>
<p>Environ 20 millions de personnes vivent dans ce bassin dont 70 pour cent habitent en milieu rural et dépendent des retenues d’eau pour la production agricole qui est essentiellement pluviale avec des précipitations variant entre 500 et 1.100 mm par an.</p>
<p>Le fleuve Volta reçoit dans l’écoulement moins de 10 pour cent de la moyenne des précipitations totales, expliquent les autorités du bassin. Or, l’amélioration de la gestion de ces eaux pluviales contribuerait à réduire la vulnérabilité des populations, indique à IPS, Dr Olufunke Cofie, coordonatrice du Programme pour l’eau et l’alimentation dans le bassin de la Volta (CPWF).</p>
<p>Le programme mis en place en 2003 vise à améliorer la gestion des eaux pluviales et petites retenues afin de contribuer à la réduction de la pauvreté dans les zones arides du bassin de la Volta.</p>
<p>&#8220;L’un des défis dans la région du bassin de la Volta, c’est la volatilité des eaux de pluie: il pleut beaucoup pendant une courte période, et les producteurs doivent se préparer afin que cette eau qui tombe dans une brève période serve pendant longtemps pour la production agricole&#8221;, explique Cofie. Selon elle, en dehors des retenues qui sont construites par les Etats et les ONG, certaines techniques, utilisées par les populations comme ces petites retenues dans les champs pour retenir l’eau, sont à explorer.</p>
<p>&#8220;Nous sommes en train de voir ce qu’il faut faire pour ces zones où il n’y a pas de barrages mais où les populations doivent stocker l’eau de pluie&#8221;, déclare Cofie, ajoutant que son institution travaille à identifier des techniques traditionnelles locales comme le Zai au Burkina, qui seront ensuite répliquées dans les autres parties du bassin.</p>
<p>Le Zai est une technique répandue dans le sahel, qui consiste à faire un creux autour de la plante pour conserver l&#8217;eau.</p>
<p>Le Burkina Faso compte le plus grand nombre de barrages parmi les pays du bassin de la Volta avec un millier d’ouvrages, précise la VBA dont le siège est à Ouagadougou. Le CPWF et la VBA conduisent actuellement une enquête pour recenser tous les ouvrages dans sa zone du bassin.</p>
<p>&#8220;La pluviométrie est irrégulière et est inégalement repartie dans le temps et l’espace; alors si on compte uniquement sur les cultures pluviales, nous serons tributaires des caprices de la pluie&#8221;, explique à IPS, Albert Béré, directeur de la mobilisation des ressources en eau au ministère de l’Agriculture et de l’Hydraulique du Burkina.</p>
<p>Le Burkina, qui a connu en 2009 une inondation ayant laissé plus de 150.000 personnes sans abris, a connu un déficit dans sa production agricole au cours de cette saison. Pour soutenir la production agricole, le gouvernement a promis la réalisation de 12 barrages, 34 boulis (marres naturelles conservant l&#8217;eau mais qu&#8217;on creuse davantage pour recueillir plus d&#8217;eau) et 1.296 puits maraichers.</p>
<p>&#8220;Il faut stocker davantage d’eau car en dehors de la production agricole en saison sèche, il y a d’autres activités comme l’élevage et la pêche&#8221;, ajoute Béré. Sur 200 milliards de mètres cubes d’eau qui tombent en moyenne au Burkina, seulement cinq pour cent sont stockés, regrette-t-il et suggère la réalisation d’ouvrages communs aux pays du bassin de la Volta.</p>
<p>&#8220;Les 70 pour cent de la population du bassin de la Volta dépendent de ces retenues et leur besoin va s’accroitre avec le fort taux de croissance de la population qui avoisine les trois pour cent, donc il faut rapidement réfléchir à une politique pour ces barrages&#8221;, lance Tumbulto. (FIN/2011) </p>
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		<title>AFRIQUE DE L’OUEST: Le fleuve Niger sous la pression des barrages</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 13:57:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Soumaila T. Diarra BAMAKO, 25 oct (IPS) &#8211; Les besoins d’investissements dans l’agriculture et l’énergie des pays d’Afrique de l’ouest étant en train de s’élargir, les constructions de barrages s’intensifient sur le fleuve Niger qui alimente neuf Etats de la sous-région, membres de l’Autorité du bassin du Niger (ABN). Pourtant, ces investissements soulèvent non seulement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Soumaila T. Diarra</p>
<p>BAMAKO, 25 oct (IPS) &#8211; Les besoins d’investissements dans l’agriculture et l’énergie des pays d’Afrique de l’ouest étant en train de s’élargir, les constructions de barrages s’intensifient sur le fleuve Niger qui alimente neuf Etats de la sous-région, membres de l’Autorité du bassin du Niger (ABN).</p>
<p><span id="more-35"></span>Pourtant, ces investissements soulèvent non seulement des problèmes écologiques, mais ils donnent lieu également à des négociations entre les Etats riverains qui veulent tous tirer profit des ressources de ce fleuve long de 4.200 kilomètres environ.</p>
<p>Certains pays membres du bassin du Niger et situés en amont du fleuve s’inquiètent de la construction des barrages en aval. «Il y a neuf pays dans le bassin du fleuve Niger, mais leurs intérêts sont divergents. Il y a des pays qui ne veulent pas qu’on construise des barrages en aval &#8211; dans les pays comme le Mali et le Niger», affirme Bi Tozan N’Guessan, un expert au ministère de l’Eau en Côte d’Ivoire.</p>
<p>Lancée en septembre dernier, la construction du «Seuil de Djenné», un barrage hydroélectrique (situé au centre du Mali), s’ajoute à de nombreux autres chantiers importants en aval du fleuve.</p>
<p>«Pour éviter des conflits d’intérêt entre les Etats, toutes les constructions de barrage sur le Niger sont soumises à l’Autorité du bassin du Niger, un organisme créé par les Etats riverains pour une gestion concertée du bassin du fleuve», ajoute N’Guessan à IPS.</p>
<p>Le barrage de Djenné sera un «barrage-pont» de 316 mètres qui va relier les deux rives du Bani, un affluent du Niger. Plus de 15.000 hectares seront aménagés et 25 kilomètres de routes seront bitumés, selon le gouvernement malien. Il est également prévu la construction d’un centre de santé communautaire dans le village de Sarantomo, dans le cercle de Djenné.</p>
<p>Selon Agatam Ag Alassane, ministre malien de l’Agriculture, cet aménagement agricole vise à développer la culture du riz et d’autres activités économiques importantes comme le maraîchage, la pêche et l’élevage. Le barrage de Djenné qui produira également de l’électricité pour la localité, permettrait, en outre, la création de quelque 45.000 emplois (directs et indirects) dans la localité.</p>
<p>«Le barrage de Djenné a pour objectif de pallier les effets de la sècheresse et de relancer les activités agro-pastorales dans le cercle pour le plus grand bonheur des populations», a déclaré Ag Alassane. Ce barrage coûte 19,5 milliards de francs CFA (environ 38 millions de dollars).</p>
<p>Mais en dehors du barrage de Djenné, d’autres barrages beaucoup plus importants sont en construction sur le fleuve Niger. L’ABN a autorisé depuis 2008 la construction de trois barrages hydroélectriques intégrateurs: à Fomi en Guinée, à Taoussa au Mali, et à Kandadji au Niger, dont les travaux ont été lancés en août 2008.</p>
<p>Ces barrages autorisés par l’ABN ne sont pas seulement importants pour les pays où ils seront construits. «Le barrage de Taoussa fournira, par exemple, de l’électricité au Burkina Faso et au Niger. De même, celui de Fomi sera utile pour d’autres pays du bassin du Niger», explique Ferdinand Bélé Gohou, président de &#8216;Montagnes, forêts Ouest Afrique&#8217;, une organisation non gouvernementale (ONG) basée en Guinée Conakry.</p>
<p>Le barrage de Fomi est prévu essentiellement pour la production d’électricité, mais le lac du barrage créera des opportunités pour la production piscicole. Les zones périphériques du lac pourraient être adaptées à l’élevage bovin et à d’autres types d’élevage ainsi qu’à l’agriculture. Elles pourraient offrir aussi des opportunités pour les oiseaux aquatiques.</p>
<p>Selon Gohou, d’autres pays riverains bénéficieront du barrage de Fomi qui est censé avoir un pouvoir régulateur transfrontalier du débit. «Cela est important pour l’agriculture car dans les pays situés en aval, il permettra l’irrigation en saison sèche», dit-il à IPS.</p>
<p>Toutefois, le barrage de Fomi inquiète beaucoup les écologistes qui estiment que son impact pourrait être négatif sur les zones en aval, essentiellement au Mali.</p>
<p>«Les niveaux d’eau dans le delta intérieur du Niger baisseront de nouveau de 45 centimètres si le barrage de Fomi était construit. La zone inondée sera davantage réduite de 1.400 km2, la saison opérationnelle du fleuve Niger, pour les grands bateaux, serait réduite en raison de la période de disponibilité plus courte des eaux profondes», affirme l’ONG &#8216;Wetlands International&#8217;, basée en Hollande, dans une étude réalisée en 2010 et intitulée «Impact des barrages sur les populations du Mali».</p>
<p>L’ONG indique que si le barrage de Fomi était construit, l’impact sur les populations qui dépendent de la pêche, de la production rizicole ou de l’élevage dans le delta intérieur du Niger, serait catastrophique.</p>
<p>«Le barrage de Fomi pourrait également entraîner une réduction importante des populations d’espèces tant résidentes que migratoires d’oiseaux aquatiques. Les dernières colonies nicheuses importantes de cormorans, d’ibis, de hérons et d’aigrettes en Afrique de l’ouest seraient poussées jusqu’à leurs derniers retranchements», ajoute l’étude de &#8216;Wetlands International&#8217;.</p>
<p>De même, le barrage de Taoussa au Mali aura des effets négatifs sur les pays en aval, notamment pour le barrage de Kainji, au Nigeria. «La réalisation de Taoussa entraînerait une réduction du potentiel productible à terme à Kainji de 200 gigawatts/heure par an, soit 8,7 pour cent de la production annuelle moyenne sans Taoussa», indique une étude réalisée par le gouvernement malien en 2009.</p>
<p>Le bassin versant du fleuve Niger couvre plus de 2000.000 de km2 répartis sur les neuf pays membres de l’ABN: Guinée, Côte d’Ivoire, Mali, Burkina Faso, Niger, Bénin, Tchad, Cameroun, et Nigeria. (FIN/2011) </p>
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		<title>AFRIQUE DE L’OUEST: La réponse des scientifiques au changement climatique</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 13:57:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Français]]></category>

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		<description><![CDATA[Vadim Quirin COTONOU, 25 oct (IPS) &#8211; L’Afrique de l’ouest n’est pas à l’abri des effets du changement climatique: cyclones, inondations, sécheresses sévères et fréquentes, augmentation des gaz à effet de serre&#8230; Elle est même citée comme la région ayant enregistré le plus grand déficit pluviométrique au monde, ces dernières décennies. Dès lors, la problématique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vadim Quirin</p>
<p>COTONOU, 25 oct (IPS) &#8211; L’Afrique de l’ouest n’est pas à l’abri des effets du changement climatique: cyclones, inondations, sécheresses sévères et fréquentes, augmentation des gaz à effet de serre&#8230; Elle est même citée comme la région ayant enregistré le plus grand déficit pluviométrique au monde, ces dernières décennies.</p>
<p><span id="more-32"></span>Dès lors, la problématique des interactions entre environnement, climat et sociétés se pose aux scientifiques et autres chercheurs de cette partie du monde. Pour relever le défi, ils ont décidé de fédérer les intelligences afin d’évaluer les impacts du changement climatique et les possibilités d’adaptation des populations au phénomène. Ils viennent d’organiser un atelier du 18 au 21 octobre à Cotonou, la capitale économique du Bénin.</p>
<p>Le changement climatique est la modification des tendances généralement observées en termes de climat. Elle est faite sur une période de 30 ans où l’on peut constater soit une baisse, soit une augmentation en moyenne de la température.</p>
<p>Au niveau mondial, selon le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), publié en 2007, «la majeure partie du réchauffement global observé depuis 50 ans est très probablement due à l’augmentation des gaz à effet de serre».</p>
<p>Plus spécifiquement en Afrique de l’ouest, une étude du même GIEC, sur différentes simulations climatiques, évoque une zone très asséchée, puis assez humide.</p>
<p>Ce contraste climatologique a été aussi relevé, mais cette fois-ci, en termes d’impact sur la population, par le réseau des scientifiques et chercheurs ouest-africains.</p>
<p>Ainsi, si rien n’est fait d’ici à 2050, les impacts directs sur la population s’aggraveront. «Les statistiques sur le nombre d’enfants malnutris augmenteront de 20 pour cent et les besoins supplémentaires en aliments atteindront le seuil de 60 à 70 pour cent», explique à IPS, Dr Robert Zougmoré, coordonnateur régional de la zone ouest-africaine du programme «Changement climatique, agriculture et sécurité alimentaire».</p>
<p>Son collègue Souleymane Konaté, coordonnateur adjoint du programme «Aires protégées, Afrique centrale et occidentale», partage les mêmes observations.</p>
<p>Evoquant l’étude qu’il a réalisée sur l’impact du changement climatique sur la biodiversité, Konaté tire la sonnette d’alarme, soulignant que face à la famine et à la résurgence de certaines maladies, «l’homme est en train d’exercer une forte pression sur la biodiversité». Conséquence: plusieurs espèces sont en disparition et des forêts décimées, dit-il à IPS.</p>
<p>Au niveau agricole, le constat n’est pas non plus reluisant, estime Zougmoré qui, dans la projection de 2050, affirme que «près de 50 espèces de cultures verront leur environnement de production changé avec, pour corollaire, des cultures qui ne pourront plus être cultivées».</p>
<p>Par exemple, si le Bénin, explique-t-il à IPS, vient à ne plus cultiver le manioc, un aliment de base de sa population, «ce sera une catastrophe en matière de sécurité alimentaire, non seulement pour les producteurs, la population en générale, mais aussi pour les décideurs politiques».</p>
<p>La note d’espoir se trouve dans la compréhension de ces interactions entre l’être humain et le climat. C’est la vision du ministère français des Affaires étrangères et européennes, qui à initié, de 2007 à 2010, un programme de Recherches interdisciplinaires et participatives sur les interactions entre les écosystèmes, le climat et les sociétés en Afrique de l’ouest (RIPIECSA).</p>
<p>Le programme RIPIECSA est financé à hauteur de 3,5 millions d’euros pour appuyer 23 projets dans 12 pays africains: Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal et Togo.</p>
<p>Ce soutien a permis aux chercheurs de travailler sur la capacité d’adaptation des populations ouest-africaines aux effets néfastes du changement climatique.</p>
<p>Au Bénin, Euloge Agbossou, directeur du Laboratoire d’hydraulique et de maîtrise de l’eau, a déclaré que «face aux évolutions climatiques, les producteurs ont trouvé les réponses suivantes: nouvelles pratiques culturales et nouvelles cultures (promotion de la culture du riz); extension de la surface cultivée et mise en place de nouvelles activités».</p>
<p>Au Sénégal comme au Burkina Faso, souligne Ibrahima Diedhiou, professeur à l’Université de Thiès au Sénégal, c’est la culture intensive du &#8216;Jatropha curca L.&#8217; qui est promue «pour accroître et stabiliser les revenus des paysans».</p>
<p>Au Mali, Cheick Hamala Diakité, coordonnateur du projet Système de prévision de l’inondation du Delta central du fleuve Niger au Mali et développement régional, «forme les paysans installés dans les rayons de 30.000 km2 du fleuve à Mopti, à mesurer et à connaître le niveau de l’eau afin de planifier leurs activités de pêche, d’élevage et d’agriculture», indique Mamy Soumaré, géographe chargé de l’interaction entre la dynamique des ressources et les usagers.</p>
<p>Ces expériences partagées par les scientifiques et chercheurs en au cours de leur atelier de Cotonou, ne sont pas encore connues des décideurs. Ce qui soulève la problématique de l’utilisation, par les politiques, des différents résultats des recherches scientifiques.</p>
<p>Roland Moreau, un expert français présent à la rencontre, estime que «les scientifiques doivent traduire les problèmes en questionnement afin de mettre leurs connaissances à la disposition des politiques». (FIN/2011) </p>
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		<title>AFRIQUE DE L’OUEST: Certains pays s’essayent au biogaz à travers les bouses de vaches</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Sep 2011 13:55:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Koffigan E. Adigbli DAKAR, 16 sep (IPS) &#8211; Les conséquences néfastes sur l&#8217;environnement, liées à l’utilisation du bois de chauffage et du charbon de bois, ont amené certains Etats africains, comme le Sénégal, la Mauritanie et le Burkina Faso à initier un Programme national de biogaz domestique (PNB), affirment des experts. L’énergie issue du biogaz [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Koffigan E. Adigbli</p>
<p>DAKAR, 16 sep (IPS) &#8211; Les conséquences néfastes sur l&#8217;environnement, liées à l’utilisation du bois de chauffage et du charbon de bois, ont amené certains Etats africains, comme le Sénégal, la Mauritanie et le Burkina Faso à initier un Programme national de biogaz domestique (PNB), affirment des experts.</p>
<p><span id="more-29"></span>L’énergie issue du biogaz apparaît quelque peu comme une solution aux coupures intempestives d’électricité dans ces pays depuis un moment et qui ont entraîné des manifestations contre la Société nationale d’électricité, au Sénégal, dont la plus importante a été organisée le 23 juin dernier.</p>
<p>Toutefois, explique Alassane Dème, secrétaire général au ministère de l’Energie du Sénégal, si l&#8217;objectif du PNB est d&#8217;assurer durablement l&#8217;approvisionnement des ménages urbains et ruraux en énergie de cuisson, les populations trouvent le coût de l’installation de l&#8217;énergie produite à partir des bouses de vaches &#8211; le biogaz domestique &#8211; trop élevé.</p>
<p>Le PNB vise, selon Dème, à utiliser des bouses de vaches pour produire de l&#8217;énergie. La méthode de production de cette énergie consiste à construire des infrastructures sous terre à la manière des fosses septiques par des maçons locaux, dans lesquelles sont introduites des bouses de vaches fraîches avec de l’eau chaque matin.</p>
<p>«La fermentation du mélange de bouses et d’autres déchets va produire, dans des conditions similaires de la digestion humaine, du gaz méthane. Ce gaz est acheminé par des tuyaux à la cuisine pour la cuisson ou à un point lumineux pour l’éclairage des maisons», explique-t-il à IPS.</p>
<p>L&#8217;objectif du PNB Sénégal, selon la coordonnatrice du programme, Anne Mendy Corréa, est de fournir aux ménages ruraux une source d&#8217;énergie pour la cuisson et l&#8217;éclairage ainsi que de l&#8217;engrais organique pour soutenir leurs activités agricoles.</p>
<p>«Pour une ville comme Kaolack (sud-ouest du Sénégal) qui compte 20.000 habitants au moins, l&#8217;intégration agriculture/élevage, avec une cuisine adaptée sont au nombre des modalités d&#8217;acquisition des biodigesteurs», explique-t-elle à IPS.</p>
<p>Le biodigesteur est un dispositif technique élaboré et installé pour produire le biogaz. Le gaz part d’un premier tonneau de 200 litres et passe dans un autre après filtrage. C&#8217;est à partir de ce tonneau qu&#8217;on met des tuyaux de transmission du gaz vers le fourneau installé dans la cuisine.</p>
<p>Le biodigesteur coûte, selon les volumes de gaz désirés, «entre 382.000 et 433.550 francs CFA (entre 813 et 922 dollars environ), avec toutefois une subvention de l&#8217;Etat pour les cent premières unités et un apport en nature ou en espèce du bénéficiaire», ajoute Corréa. La subvention varie entre 35 et 50 pour cent suivant la taille de l&#8217;installation, selon le secrétariat du ministre de l&#8217;Energie.</p>
<p>Ainsi, faire la cuisine et éclairer les foyers des familles rurales et périurbaines du département de Kaolack, sans recourir au bois ou à la lampe à pétrole, mais à partir d’une énergie produite par les bouses de vaches, est devenu une réalité au Sénégal.</p>
<p>Au quartier Léona de Kaolack, les tonneaux contenant du biogaz domestique, issu des bouses de vaches sont visibles. Dans la maison Faye où vivent 25 personnes, l’activité économique principale est l’élevage extensif de vaches, chèvres et de moutons, avec la culture d’arachide. Mais, Amadou Faye, le père de famille, utilise l’énergie à base de biogaz depuis seulement deux mois.</p>
<p>«C’est vrai, dépenser 300.000 francs CFA, voire plus, pour installer le biogaz est difficile. Mais je trouve ça important. Depuis que ma maison a commencé à utiliser cette énergie, je n’ai plus de problème de coupures intempestives d’électricité», affirme-t-il à IPS. «Nous avons notre propre énergie. Je peux retrouver facilement les matériels de rechange lorsqu’ils sont abîmés, car le magasin de la société Thecogas Sénégal, chargée des installations nous les fournit», ajoute-t-il, tout joyeux.</p>
<p>Selon Ousseynou Bâ, directeur de cabinet au ministère de l&#8217;Energie du Sénégal, le PNB est également en cours d’essai dans le bassin arachidier de Kaolack et la zone périurbaine de Dakar, la capitale sénégalaise, avec l&#8217;installation programmée de 8.000 biodigesteurs d&#8217;ici à 2013.</p>
<p>A Thiès, non loin de Dakar, Aïssatou Gning, une commerçante, utilise aussi le biogaz. &#8220;Je suis restauratrice; j&#8217;ai dépensé plus de 500.000 FCFA (environ 1.064 dollars) pour l&#8217;installation du biodigesteur, des tonneaux et des tuyaux de transmission&#8221;, dit-elle à IPS. &#8220;J&#8217;ai deux tonneaux de stockage d&#8217;énergie et je les utilise depuis cinq mois, et l&#8217;aiguille indique que le gaz n&#8217;a pas encore bougé. J&#8217;ai des bouses en réserve. Je vous assure que c&#8217;est coûteux, mais quand on l&#8217;a, on n&#8217;a plus de problème d&#8217;énergie&#8221;.</p>
<p>Au Burkina Faso qui a aussi commencé à essayer le biogaz, Ignace Ouédraogo, responsable du PNB Burkina, indique que le coût d’un biodigesteur de six mètres cubes (deux tonneaux) varie entre 400.000 et 514.000 FCFA (entre 851 et 1.093 dollars) en fonction de la localité et des matériaux. Cela coûte plus cher qu’au Sénégal, mais il ajoute que l’Etat subventionne son installation.</p>
<p>«L’Etat alloue une subvention de 160.000 FCFA (environ 340 dollars) par biodigesteur. Le bénéficiaire de la région des Cascades (ouest du Burkina) contribue financièrement à hauteur de 190.000 FCFA (404 dollars) et assure la mobilisation des agrégats et de la main-d’œuvre non qualifiée représentant une contre-valeur de 100.000 à 140.000 FCFA (298 dollars)&#8230;», explique Ouédraogo.</p>
<p>En Mauritanie, El Hadj Mamadou Bâ, président de &#8216;Mauritanian association auto-development&#8217;, déclare que son pays a déjà fait, il y a plus de trois ans, l’expérience du biogaz très économique sur le plan énergique, sans effet néfaste sur l’environnement et sans frais pour les populations.</p>
<p>«Au début du projet dans les localités d’Ari Hara et Dioudé Djéri, dans la vallée du fleuve Sénégal (sud de la Mauritanie), nous avions formé et renforcé les capacités des femmes sur l’utilisation du biogaz afin qu’elles puisent assurer la mise en place et la gestion des kits de biogaz», affirme-t-il. Actuellement, ajoute-t-il, près de 100 familles couvrent leurs besoins en énergie de cuisson dans ces localités grâce au biogaz.</p>
<p>Selon Bâ, il existe localement des femmes capables d’installer et d’assurer la maintenance ainsi que l’entretien des kits de biogaz, au profit de plus de 3.500 habitants, améliorant, par conséquent, leurs conditions d’hygiène dans l’environnement villageois, grâce à la réduction significative des excréments d’animaux utilisés comme matière première pour la production de gaz. (FIN/2011)</p>
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