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‘Nous avons besoin d’un plan d’adaptation et non d’argent’

Posted on 16 December 2009 by editor

Edouard Yao: "Après Copenhague, c’est une bataille qui débutera, un défi qu’il faudra relever." Credit: Fulgence Zamblé/IPS

Edouard Yao: "Après Copenhague, c’est une bataille qui débutera, un défi qu’il faudra relever." Credit: Fulgence Zamblé/IPS

Fulgence Zamblé s’entretient avec EDOUARD YAO, coordinateur de Côte d’Ivoire

ABIDJAN (IPS/TerraViva) - En dépit d’une marche de mobilisation contre les changements climatiques avortée dans la capitale économique ivoirienne, Abidjan, pour des raisons d’organisation, Edouard Yao, coordinateur Côte d’Ivoire de l’organisation non gouvernementale LEAD Africa, ne démord pas.

Pour lui, les populations africaines ont besoin d’être largement informées sur la question climatique. Ce pourquoi, depuis l’ouverture des négociations de Copenhague, au Danemark, l’organisation dont il est le coordinateur organise dans cinq villes africaines des séances de visualisation en direct de Copenhague, suivies d’exposés et de débats en ligne et hors ligne. Continue Reading

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Maurice: Une île verte dans l’océan Indien

Posted on 13 December 2009 by editor

Une plage de Maurice, prise dans le nord de l'île. Crédit: Domaine public

Une plage de Maurice, prise dans le nord de l'île. Crédit: Domaine public

Par Nasseem Ackbarally

COPENHAGUE (IPS/TeraViva) Canne à sucre, soleil, eau, vents, vagues et déchets ménagers sont autant d’éléments naturels que les Mauriciens ont commencé à utiliser pour produire de l’énergie et rendre ainsi leur île durable. Maurice, moins de 2 000 kilomètres carrés de superficie, située dans le sud de l’océan Indien,  est elle aussi menacée par la montée du niveau de la mer.

“Notre île séquestre énormément de gaz à effet de serre avec sa plantation de cannes à sucre. Elle est d’une grande aide au monde dans ce combat contre le changement climatique”, déclare de Port-Louis, la capitale mauricienne, Kheshwar Beeharry-Panray, responsable de ‘Environmental Protection and Conservation Organisation’ (EPCO), une organisation non gouvernementale (ONG) locale. Continue Reading

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Copenhague, trop loin pour préoccuper la presse?

Posted on 12 December 2009 by editor

par Fulgence Zamblé

ABIDJAN (IPS/TerraViva) – En l’absence de reporters à Copenhague pour couvrir les négociations sur les changements climatiques, la presse ivoirienne dans son ensemble, observe à distance ce qui s’y déroule. Sans toutefois daigner en faire de larges extraits dans leurs différentes parutions, ou encore dans leurs journaux parlés et télévisés.

Les journaux ivoiriens ont consacré quelques petites pages à l’annonce du début des discussions sur le changement climatique.

Les journaux ivoiriens ont consacré quelques petites pages à l’annonce du début des discussions sur le changement climatique.

Depuis que le sommet a ouvert ses portes, la télévision nationale ne s’est contentée que de donner l’information dans ses trois jours du lundi dernier. Tout comme la radio nationale. Les journaux, pour leur part, ont consacré quelques petites pages à l’annonce du début des discussions sur le changement climatique.

«C’est dommage que la presse ivoirienne ne soit pas préoccupée par cet important rendez-vous», fustige Aline Kouamé, étudiante en science économique à l’université de Cocody-Abidjan. «Elle peut ne pas avoir des envoyés spéciaux à ce sommet, mais relayer au moins ce que leurs confrères rapportent de Copenhague. Elle (la presse) oublie que nous sommes plus concernés par le danger que ces questions de politique qui ne rapportent rien », ajoute-t-elle.

En 2007, la capitale économique ivoirienne avait subit dans le quartier de Port-Bouët (sud-est d’Abidjan) les conséquences d’une montée du niveau de la mer. Une dizaine de personnes avaient perdu la vie, quand de familles étaient restées sans abris.

En juin dernier, à la suite de pluies diluviennes qui ont causé un éboulement de terrain, 19 personnes avaient été tuées à Yopougon (quartier populeux d’Abidjan).

A Issia (centre-ouest du pays) les variations saisonnières ont causé une sécheresse locale imprévue qui a anéanti de nombreux projets agricoles. «La presse locale a évoqué ces différents sujets, mais juste le temps d’une semaine. Cela n’est pas suffisant», soutient Karim Konaté, sans emploi.

«Nous pensons que les journaux opté pour la logique des élections. Ils font l’écho de la bataille des hommes pour le pouvoir plutôt que d’aborder des problèmes qui préoccupent les populations», indique à IPS, Francis Domo, responsable des journaux au Conseil national de la presse (CNP, organe de régulation).

Selon lui «ils n’ont pas besoin de dépêcher un journaliste sur place. Il y a des sources d’informations qu’ils peuvent exploiter en restant dans leurs rédactions ici et consacrer au moins un dossier aux faits et présenter les enjeux de ces négociations qui sont très importantes pour une bonne partie de la population».

Dans sa parution du jour, le quotidien indépendant L’Intelligent d’Abidjan a juste annoncé que le ministre ivoirien des Affaires Etrangères représentera le pays au sommet de Copenhague, sans donner plus de détails.

«Parce qu’il n’y a pas de journalistes spécialiste des questions environnementales. Si nous devons traiter de la question, il n’est pas certain que nous allions en profondeur pour satisfaire le public. Et puis actuellement l’actualité politique par rapport aux élections est très fournie, on fait donc le choix », explique à IPS, Stanislas Miézan, responsable de rédaction.

(FIN/2009)

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L’Afrique observe: Côte d’Ivoire

Posted on 10 December 2009 by editor

Albertine Dramé

Albertine Dramé (38 ans, agricultrice) : "J’aurais voulu arroser Copenhague

By Fulgence Zamblé
ABIDJAN (IPS/TerraViva) Dans un bas-fond situé à environ cinq kilomètres de la capitale économique ivoirienne, Abidjan, Albertine Dramé (38 ans), est occupée à arroser ses plants de tomates, d’aubergines et de patates. Selon elle, la maîtrise du cycle des pluies est devenue impossible, ce pourquoi elle a abandonné la culture de masse (riz, igname) pour se consacrer aux bas-fonds. Mais là aussi, l’eau manque souvent.

IPS: Savez-vous que le monde entier est réuni actuellement au Danemark pour discuter de la question du changement climatique ?

Albertine Dramé: Je ne sais véritablement rien d’où se tient cette réunion, encore moins du contenu de ce qui se discute. Je ne pense pas aussi que cela puisse m’apporter grand-chose. La saison des pluies, la saison sèche, la chaleur, la fraîcheur… Tout leurs cycles ont commencé à changer depuis quelques années et cela m’a personnellement causé d’énormes désagréments. J’ai laissé tomber la culture de riz et d’igname pour me consacrer à des choses qui n’ont aucune certitude à la production parce qu’il manque de la régularité à la pluie. Mon lendemain est chaque fois fait de craintes et de peur. Je n’attends que ce qui peut me permettre de sauver la situation.

IPS: C’est pourtant ce qui se discute à Copenhague…

AD: Peut-être parce que je ne suis pas une décideuse que j’ai été ignorée et donc pas suffisamment informée de la chose. Mais je dis qu’il urge de trouver des solutions aux problèmes que nous vivons.

Par le passé, à cette période, nous étions dans la période de l’harmattan en décembre qui débouchait sur une courte saison sèche (entre fin janvier de mars) et nous entrions dans la petite saison des pluies. Aujourd’hui, il pleut sans arrêt. Et après c’est une forte chaleur qui s’empare de nous.

De l’autre côté, c’est le niveau de la mer qui ne cesse de grimper et détruire les habitations en bordure. Nous ne maitrisons plus rien et c’est très inquiétant.

Alors qu’attendez-vous de cette rencontre ?

AD: Je l’ai dit, je n’attends pas grand-chose, pas par pessimisme. Nos gouvernants, eux  sont allés au Danemark, sans passés me voir avant. S’ils l’avaient fait, je leur aurais remis mon arrosoir pour arroser les discussions. Mais, il faut espérer que chacun fasse l’effort au niveau des pays puissants pour sauver le monde. Il ne s’agit pas d’un problème unique aux pays pauvres pour que l’on traîne les pieds.

Chaque continent à au moins une fois subit les conséquences du changement climatique et je crois que les différentes alertes en Amérique, en Asie, en Afrique (Burkina Faso, Côte d’Ivoire) vont faire réfléchir plus d’une fois. S’ils pensent que des décisions judicieuses et applicables peuvent être prises pour atténuer les effets du changement, il n’y a pas de raison à hésiter.

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L’Afrique observe: Algérie

Posted on 10 December 2009 by editor

By Kaci Racelma
ALGIERS (IPS/TerraViva) Au moment où des pourparlers relatifs aux changements climatiques se déroulent à la capitale danoise, Copenhague, la température augmente dans certains milieux en Afrique en général et en Algérie en particulier. Les universitaires semblent être très au fait de cette actualité qui revêt un cachet particulier.

Samir Mansour, étudiant  en agronomie, fin de cycle, à l’Université de Tizi-Ouzou, a bien voulu répondre à nos questions.

IPS: Qu’est-ce qu’ils discutent cette semaine à Copenhague par rapport au changement climatique?

Samir Mansour: Eh bien, la conférence sur le climat s’est ouverte hier à Copenhague sur un appel pressant à répondre aux «espoirs de l’humanité» et à définir une riposte mondiale au réchauffement qui menace la planète.

En présence de 110 chefs d’Etat ou de gouvernement, les représentants de 192 pays tenteront de trouver un accord permettant de limiter à deux degrés la hausse moyenne de la température de la planète.

Il faut vraiment que cela aboutisse sur des actions concrètes et  immédiates en vue de mettre un terme à cette hécatombe qui menace l’humanité tout entière.

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Un mois sans nourriture pour sauver la planète

Posted on 09 December 2009 by editor

Par Nasseem Ackbarally

COPENHAGUE (IPS/TerraViva) Il y a trente-trois jours depuis que plusieurs jeunes de différentes nationalités refusent de s’alimenter, sauf en eau. Leur but est de réveiller les politiciens appelés à prendre une décision importante au Sommet de Copenhague qui se poursuit actuellement dans la capitale danoise.

“Climate Justice Fast” est une grève de la faim lancée au niveau international le 6 novembre dernier, inspirée par les besoins d’une action immédiate, courageuse et morale afin d’éviter la catastrophe climatique et assurer un avenir durable.

Des centaines de personnes se sont jointes à ce mouvement de par le monde, solidaires avec ces grévistes de la faim.

“Le changement climatique est un défi pour notre génération”, déclare Sara Svenson, cette jeune activiste suédoise de 25 ans, présente en compagnie de ses autres collègues à Copenhague.

“Une grève de la faim symbolise clairement la valeur de la vie et des vies qui sont menacées. Elle symbolise également l’urgence avec laquelle nous devons agir. Je jeûne pour payer la pénitence pour la façon avec laquelle j’ai contribué à cette injustice climatique. J’appelle les gouvernements, les familles et toute la population mondiale à agir avec leur conscience, à se joindre à la science et à s’unir dans la création d’un avenir durable”, déclare-t-elle.

A l’intérieur du Bella Center où se tient cette conférence sur le climat, la fondatrice de l’Indian Youth Climate Network, Deepa Gupta, et deux membres de Greenpeace, entre autres personnes, ne s’alimentent pas pendant les douze jours que durent ces discussions.

Pour atteindre une justice climatique, “Climate Justice Fast” demande aux gouvernements de s’engager  à réduire leurs émissions de carbone, de même que de pourvoir une somme de 195 millions de dollars annuellement des pays riches, grand émetteurs des gaz à effet de serre, au soutien des efforts d’adaptation et à  protéger les forêts dans les pays affectés en premier et plus durement par le changement climatique.

Sara Svenson estime qu’il n’y a pas, pour elle, rien de plus important qu’elle peut faire pour donner sa vie que d’une action personnelle forte aidant à la résolution  du problème de changement climatique afin d’assurer la survie de l’humanité entière.

Cette expérience a ouvert ses yeux et lui a donné une meilleure compréhension de la vie quotidienne des personnes les moins privilégiées dans le monde.

“Arrêter le changement climatique et créer un monde juste et durable requiert un engagement total de tout un chacun. Cela peut paraitre impossible, tout comme il m’avait paru impossible de ne pas s’alimenter pendant un mois. Il ne l’est pas”, insiste-t-elle.

Dans son rêve à elle, Svenson voit un mode de vie planétaire avec assez de ressources pour tout le monde. Mais cela requiert un changement total dans notre société et un mode de vie totalement différent.

Dans un avenir durable, estime-t-elle, les gens auront plus de temps pour la famille et la communauté. “Au lieu du matérialisme, nous allons créer plus d’espace pour les activités telles que la danse, le sport et aussi des moments de loisirs dans la nature”, souligne-t-elle.

Daniel Lau, 30 ans, de nationalité australienne, se voit déjà vieux.

“Je suis déjà très lent et les gens qui sont dans les négociations sont plus vieux que moi et donc plus lents. Mais il n’est pas trop tard”, insiste-t-il.

Anna Keenan, âgée de 23 ans et également australienne, dit craindre que si les gouvernements ne négocient pas un accord juste, ambitieux et obligatoire, “les populations les plus vulnérables de la planète et nos enfants, vont souffrir des conséquences catastrophiques découlant d’un problème qu’ils n’ont pas crées.”

Un résultat négatif à la fin de cette conférence, insiste-elle, sera un pas en avant vers le désastre. Elle implore, donc, tout le monde – des gouvernements aux familles – à s’engager  examiner et à résoudre les causes principales de cette crise climatique que sont notre dépendance sur les énergies  fossiles, la surconsommation et un paradigme de développement qui voit en l’excès une valeur et récompense l’abus des gens et de la planète.

Ces jeunes grévistes savent très bien ce qu’il faut faire pour résoudre le problème du changement climatique. Les prochaines deux semaines représentent, selon eux, “la meilleure opportunité que nous ayons eu pour réussir.”

Entre-temps, ils vont poursuivre leur grève jusqu’à la fin  de ce Sommet.

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Les jeunes en action à Copenhague

Posted on 08 December 2009 by editor

20091208_QAAmiel_Editedpar Nasseem Ackbarally

Frederick Amiel est un de plus d’une centaine de jeunes venus du monde entier, membres de la regroupement Global Youth Movement, sont à Copenhague pour faire entendre raison aux leaders politiques sur la nécessité de trouver un accord  en vue d’empêcher l’aggravation du réchauffement climatique de la planète. Continue Reading

 

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CHANGEMENT CLIMATIQUE: Les femmes, essentielles dans l’adaptation, l’atténuation

Posted on 01 December 2009 by admin

Nastasya Tay

PORT ELIZABETH, Afrique du Sud, 24 nov (IPS) – Les femmes pauvres porteront le plus grand ‘fardeau climatique’, déclare le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) dans son rapport 2009 sur l’état de la population mondiale, publié le 18 novembre.
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ZAMBIE: Exploiter les déchets

Posted on 01 December 2009 by admin

Lewis Mwanangombe

NDOLA, Zambie, 27 nov (IPS) – Lorsque Obed Mumba était venu à Ndola, la ville minière de cuivre de Zambie, en quête de travail, elle était appelée encore respectueusement “Kalale Ku” – la terre de l’homme blanc. Dans les décennies qui ont suivi, il a vu son canton de Kabushi dépasser les rêves limités de ses urbanistes.
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