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	<title>TERRAVIVA Copenhagen &#187; Français</title>
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	<description>IPS Coverage of the Climate Change Summit taking place Dec. 7-18 in Copenhagen</description>
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		<title>&#8216;Nous avons besoin d’un plan d’adaptation et non d’argent&#8217;</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 11:39:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>editor</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En dépit d’une marche de mobilisation contre les changements climatiques avortée dans la capitale économique ivoirienne, Abidjan, pour des raisons d’organisation, Edouard Yao, coordinateur Côte d’Ivoire de l’organisation non gouvernementale LEAD Africa, ne démord pas.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1242" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-1242" title="Edouard Yao" src="http://www.ips.org/TV/copenhagen/wp-content/library/Edouard-Yao-150x150.jpg" alt="Edouard Yao: &quot;Après Copenhague, c’est une bataille qui débutera, un défi qu’il faudra relever.&quot; Credit: Fulgence Zamblé/IPS" width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">Edouard Yao: &quot;Après Copenhague, c’est une bataille qui débutera, un défi qu’il faudra relever.&quot; Credit: Fulgence Zamblé/IPS</p></div>
<p>Fulgence Zamblé s’entretient avec EDOUARD YAO, coordinateur de Côte d&#8217;Ivoire</p>
<p>ABIDJAN (IPS/TerraViva) - En dépit d’une marche de mobilisation contre les changements climatiques avortée dans la capitale économique ivoirienne, Abidjan, pour des raisons d’organisation, Edouard Yao, coordinateur Côte d’Ivoire de l’organisation non gouvernementale LEAD Africa, ne démord pas.</p>
<p>Pour lui, les populations africaines ont besoin d’être largement informées sur la question climatique. Ce pourquoi, depuis l’ouverture des négociations de Copenhague, au Danemark, l’organisation dont il est le coordinateur organise dans cinq villes africaines des séances de visualisation en direct de Copenhague, suivies d’exposés et de débats en ligne et hors ligne.<span id="more-1241"></span></p>
<p>Ainsi des populations suivent en direct les négociations sur les changements climatiques. Cependant, ce qui l’intrigue, c’est le fait que les pays africains n’aient pas suffisamment préparé le rendez-vous du Danemark. Selon Yao, l’Afrique manque d’arguments (aucun chiffre, aucun plan d’action, aucune stratégie d’adaptation) à Copenhague, et elle ne devrait pas récolter grand-chose.</p>
<p>Dans cet entretien accordé à IPS/TerraViva, Edouard Yao explique la politique qui aurait pu sortir le continent africain grandi des discussions du COP 15.</p>
<p>Q: Quel intérêt à proposer les négociations de Copenhague en vision conférence aux populations?</p>
<p>R: Sachez que tout le monde n’est pas informé de ce qui se discute actuellement au Danemark. Même certains intellectuels n’en savent rien. Chez le citoyen lambda, tout ce qui lui arrive avec la forte chaleur, les pluies diluviennes, le cycle cultural bouleversé et autres ont d’autres sens. Mais ils n’ont pas l’information scientifique.</p>
<p>Aujourd’hui que nous avons les discussions de Copenhague en direct, ils sont médusés, hyper satisfaits.</p>
<p>Q: Sentez-vous déjà une prise de conscience de leur part?</p>
<p>R: Bien entendu. Et nous leur faisons comprendre que les autorités ne peuvent pas tout faire pour lutter contre le réchauffement climatique.</p>
<p>Nous devons responsabiliser la société civile. Après Copenhague, c’est une bataille qui débutera, un défi qu’il faudra relever. Car, en fonction des résultats des négociations, il faudra sensibiliser tout le monde. Nous devons le faire ensemble.</p>
<p>Q: Approuvez-vous les principales requêtes du continent africain et des autres pays émergents aux négociations?</p>
<p>R: Notre souhait et qui est celui des populations, est que les négociations aboutissent à la réduction des gaz à effet de serre à un taux ambitieux et raisonnable. Ce sera l’apport important des pays développés.</p>
<p>Pour ce qui de l’Afrique, elle a déjà manqué le départ des négociations. Aujourd’hui, nous avons besoin d’un plan d’adaptation en bonne forme et non pas d’argent. Dans les pays africains, il n’existe pas de statistiques fiables pour chaque Etat. Tout est global. Il aurait fallu effectuer une recherche sur des données avant de se présenter au Danemark.</p>
<p>Car, même si  l’enveloppe de 200 milliards de dollars était accordée, sur quel base cela serait reparti et quel serait le mécanisme de gestion quand on sait qu’il existe des problèmes de gouvernance dans certains pays. Encore qu’il n’est pas certain que cette somme résolve définitivement le mal qui menace le continent. Alors cet argent ne servira à rien.</p>
<p>Q: Pour vous, qu’est-ce qui devait être proposé par le G77?</p>
<p>R: En prenant singulièrement l’Afrique, nous aurions pu mettre en avant l’énergie verte dont nous disposons avec le soleil et l’énergie éolienne que nous pouvons développer sur le continent, concevoir des plans dans ce sens.</p>
<p>Il y a ce potentiel qui existe sur le continent et que nous pouvons exploiter pour le revendre aux pays développés. Il faut des mesures pour contrôler les feux de brousses, les importations de véhicules d’occasion&#8230;</p>
<p>La politique de la main tendue n’est pas celle-là qui va nous tirer d’affaire. Car en même temps que le continent exige la réduction des gaz à effet de serre, il demande des moyens financiers. C’est paradoxal en ce sens que les moyens qui seront dégagés par les pays développés proviennent en grande partie de l’usage des gaz à effets de serre. A eux seuls, ils ne peuvent pas consentir un double sacrifice.</p>
<p>Q: A vous entendre, l’Afrique n’était pas prête pour ce rendez-vous?</p>
<p>R: Elle n’a pas cherché à être prête. Avant le sommet de Copenhague, l’Europe était à Barcelone pour trouver des solutions. Pendant ce temps, l’Afrique ne songeait qu’à une position commune sur la réduction du gaz à effet de serre et le montant qui doit lui être alloué.</p>
<p>Sortir des négociations comme nos représentants l’ont fait lundi dernier n’était que du bluff. Ils voulaient juste fixer la barre un peu haute et indiquer qu’ils étaient sur le qui-vive. Sinon, le continent africain n’a véritablement pas anticipé sur la question des changements climatiques au point où l’Europe va créer son énergie verte pour s’en sortir et nous convoyer ces véhicules à carburant qui vont encore polluer l’air.</p>
<p>(FIN/2009)</p>
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		<title>Maurice: Une île verte dans l’océan Indien</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Dec 2009 18:54:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>editor</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Canne à sucre, soleil, eau, vents, vagues et déchets ménagers sont autant d’éléments naturels que les Mauriciens ont commencé à utiliser pour produire de l’énergie et rendre ainsi leur île durable.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1020" class="wp-caption alignleft" style="width: 150px"><img class="size-full wp-image-1020" title="Maurice_plage__domaine_public" src="http://www.ips.org/TV/copenhagen/wp-content/library/Maurice_plage__domaine_public.jpg" alt="Une plage de Maurice, prise dans le nord de l'île. Crédit: Domaine public" width="140" height="187" /><p class="wp-caption-text">Une plage de Maurice, prise dans le nord de l&#39;île. Crédit: Domaine public</p></div>
<p>Par Nasseem Ackbarally</p>
<p>COPENHAGUE (IPS/TeraViva) Canne à sucre, soleil, eau, vents, vagues et déchets ménagers sont autant d’éléments naturels que les Mauriciens ont commencé à utiliser pour produire de l’énergie et rendre ainsi leur île durable. Maurice, moins de 2 000 kilomètres carrés de superficie, située dans le sud de l’océan Indien,  est elle aussi menacée par la montée du niveau de la mer.</p>
<p>&#8220;Notre île séquestre énormément de gaz à effet de serre avec sa plantation de cannes à sucre. Elle est d’une grande aide au monde dans ce combat contre le changement climatique&#8221;, déclare de Port-Louis, la capitale mauricienne, Kheshwar Beeharry-Panray, responsable de &#8216;Environmental Protection and Conservation Organisation&#8217; (EPCO), une organisation non gouvernementale (ONG) locale. <span id="more-1019"></span></p>
<p>Mais, déplore-t-il, &#8220;les cyclones nous attaquent déjà avec des vents violents, les inondations causent des pertes de vies humaines, et les nouvelles maladies comme le chikungunya, et autres, ont apparu dans l’île&#8221;.</p>
<p>Comme de nombreux Mauriciens qui suivent les événements de Copenhague depuis Port-Louis, il dit craindre pour son avenir et celui de la jeune génération.</p>
<p>A Maurice, le concept de changement climatique est nouveau. Il n’est pas encore bien compris par la population qui continue, en dépit du projet Maurice île durable (MID) lancé depuis bientôt deux ans par le gouvernement. &#8220;Nous devons éduquer les Mauriciens, mais là n’est pas le problème car ils ne peuvent rien faire pour renverser la situation, même si le MID est une démarche valable qui va leur permettre de s’adapter et de mitiger les conséquences du changement climatique&#8221;, explique Beeharry-Panray.</p>
<p>Selon lui, la clé du problème se trouve dans les coffres des grands pays.</p>
<p>D’autres ONG et associations des agriculteurs rapportent que ces derniers ont déjà commencé à sentir les effets de ce changement climatique.</p>
<p>Kritanand Beeharry, président de la &#8216;Mauritius Cooperative Agricultural Federation&#8217; (MAMCF), estime, pour sa part, que ses membres ne peuvent pas s’adapter à ce changement car c’est énorme avec la température élevée, les pluies torrentielles qui balayent les terres fertiles et aussi les eaux qui s’accumulent dans les champs.</p>
<p>&#8220;Nous essayons de trouver des moyens pour investir dans les tunnels à faibles coûts. Nous avons commencé également à reboiser les bords des rivières et autres cours d’eau. J’ai personnellement demandé à mes 3.000 membres de planter chacun une dizaine d’arbres d’ici à l’année prochaine&#8221;, déclare-t-il.</p>
<p>Rajen Awotar anime l’ONG Maudesco (Mauritius Development Enviroment Sustainability and Conservation Organisation) à Maurice. Il rapporte que les agriculteurs utilisent davantage de pesticides pour combattre les maladies et les insectes qui s’attaquent aux plantes et qui prolifèrent à cause du changement climatique.</p>
<p>Présent à Copenhague, il dit espérer que Maurice va vendre son projet MID, qui concerne également le mode de vie de la population, pour que les grands pays s’y intéressent et l’aide à réussir.</p>
<p>En attendant que les choses se précisent à Copenhague, Maurice a déboursé une somme d&#8217;environ 44 millions de dollars pour le MID, dont l’élément principal est la production de l’électricité à partir de sources renouvelables.</p>
<p>La facture pétrolière de l’île est insoutenable avec 2,2 milliards de dollars par an, soit près du tiers de son Produit intérieur brut (PIB). L&#8217;utilisation de produits pétroliers cause un tort immense à l&#8217;environnement de l’île dont les plages et les côtes  sont des atouts touristiques importants. L&#8217;île souhaite ramener la part du pétrole dans la production d’électricité à 35 pour cent d’ici à 2015.</p>
<p>D’autres actions concrètes ont été lancées dans ce pays insulaire. Une partie de l’électricité consommée sur l&#8217;île est déjà produite à partir des déchets de la canne à sucre dans des centrales thermiques et bientôt, les Mauriciens produiront leur propre électricité avec des panneaux solaires photovoltaïques.</p>
<p>Une usine qui va produire de l’électricité est en bonne voie. La population est encouragée à utiliser les ampoules à basse consommation, l’énergie solaire est utilisée pour chauffer l’eau; l’eau de pluie est récupérée par quelques grandes entreprises dans le textile et le tourisme pour certaines utilisations, comme à l’usine &#8216;Richfield Tang Knits Ltd&#8217;, à quelques kilomètres de Port-Louis, qui a mis en place une &#8217;stratégie verte&#8217; visant à réduire ses coûts de production.</p>
<p>Cette usine recycle l’eau, collecte les eaux de pluies, utilise la lumière naturelle et produit un certain volume d’électricité à partir de panneaux solaires dans le but d’atteindre l’émission la plus basse en carbone par vêtement produit. Certains établissements hôteliers le font également, le tourisme étant devenu, depuis quelques années déjà, la première industrie de l’île.</p>
<p>Par ailleurs, une usine de production de compost, avec des ordures ménagères, a été lancée.</p>
<p>Pour leur part, les Mauriciens disent qu&#8217;ils apprécient le MID, mais hésitent encore sur la production de l&#8217;électricité avec l’incinération des 400.000 tonnes d&#8217;ordures qui sont collectées chaque année. Ils ne veulent pas d&#8217;un incinérateur près de leurs maisons par crainte d&#8217;une pollution à la dioxine. Cet incinérateur devrait être fonctionnel bientôt.<br />
(FIN/2009)</p>
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		<title>Copenhague, trop loin pour préoccuper la presse?</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 02:28:55 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[En l’absence de reporters à Copenhague pour couvrir les négociations sur les changements climatiques, la presse ivoirienne dans son ensemble, observe à distance ce qui s’y déroule. Sans toutefois daigner en faire de larges extraits dans leurs différentes parutions, ou encore dans leurs journaux parlés et télévisés.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>par Fulgence Zamblé</p>
<p>ABIDJAN (IPS/TerraViva) &#8211; En l’absence de reporters à Copenhague pour couvrir les négociations sur les changements climatiques, la presse ivoirienne dans son ensemble, observe à distance ce qui s’y déroule. Sans toutefois daigner en faire de larges extraits dans leurs différentes parutions, ou encore dans leurs journaux parlés et télévisés.</p>
<p><div id="attachment_877" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-877" title="Journaux ivoiriens(2)" src="http://www.ips.org/TV/copenhagen/wp-content/library/Journaux-ivoiriens2-150x150.jpg" alt="Les journaux ivoiriens ont consacré quelques petites pages à l’annonce du début des discussions sur le changement climatique." width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">Les journaux ivoiriens ont consacré quelques petites pages à l’annonce du début des discussions sur le changement climatique.</p></div>Depuis que le sommet a ouvert ses portes, la télévision nationale ne s’est contentée que de donner l’information dans ses trois jours du lundi dernier. Tout comme la radio nationale. Les journaux, pour leur part, ont consacré quelques petites pages à l’annonce du début des discussions sur le changement climatique.</p>
<p>«C’est dommage que la presse ivoirienne ne soit pas préoccupée par cet important rendez-vous», fustige Aline Kouamé, étudiante en science économique à l’université de Cocody-Abidjan. «Elle peut ne pas avoir des envoyés spéciaux à ce sommet, mais relayer au moins ce que leurs confrères rapportent de Copenhague. Elle (la presse) oublie que nous sommes plus concernés par le danger que ces questions de politique qui ne rapportent rien », ajoute-t-elle.</p>
<p>En 2007, la capitale économique ivoirienne avait subit dans le quartier de Port-Bouët (sud-est d’Abidjan) les conséquences d’une montée du niveau de la mer. Une dizaine de personnes avaient perdu la vie, quand de familles étaient restées sans abris.</p>
<p>En juin dernier, à la suite de pluies diluviennes qui ont causé un éboulement de terrain, 19 personnes avaient été tuées à Yopougon (quartier populeux d’Abidjan).</p>
<p>A Issia (centre-ouest du pays) les variations saisonnières ont causé une sécheresse locale imprévue qui a anéanti de nombreux projets agricoles. «La presse locale a évoqué ces différents sujets, mais juste le temps d’une semaine. Cela n’est pas suffisant», soutient Karim Konaté, sans emploi.</p>
<p>«Nous pensons que les journaux opté pour la logique des élections. Ils font l’écho de la bataille des hommes pour le pouvoir plutôt que d’aborder des problèmes qui préoccupent les populations», indique à IPS, Francis Domo, responsable des journaux au Conseil national de la presse (CNP, organe de régulation).</p>
<p>Selon lui «ils n’ont pas besoin de dépêcher un journaliste sur place. Il y a des sources d’informations qu’ils peuvent exploiter en restant dans leurs rédactions ici et consacrer au moins un dossier aux faits et présenter les enjeux de ces négociations qui sont très importantes pour une bonne partie de la population».</p>
<p>Dans sa parution du jour, le quotidien indépendant L’Intelligent d’Abidjan a juste annoncé que le ministre ivoirien des Affaires Etrangères représentera le pays au sommet de Copenhague, sans donner plus de détails.</p>
<p>«Parce qu’il n’y a pas de journalistes spécialiste des questions environnementales. Si nous devons traiter de la question, il n’est pas certain que nous allions en profondeur pour satisfaire le public. Et puis actuellement l’actualité politique par rapport aux élections est très fournie, on fait donc le choix », explique à IPS, Stanislas Miézan, responsable de rédaction.</p>
<p>(FIN/2009)</p>
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		<title>L&#8217;Afrique observe: Côte d&#8217;Ivoire</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 00:24:01 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Albertine Dramé: Je ne sais véritablement rien d’où se tient cette réunion, encore moins du contenu de ce qui se discute. Je ne pense pas aussi que cela puisse m’apporter grand-chose. La saison des pluies, la saison sèche, la chaleur, la fraîcheur... ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_648" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-648" title="Albertine Dramé" src="http://www.ips.org/TV/copenhagen/wp-content/library/Albertine-Dramé-150x150.jpg" alt="Albertine Dramé" width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">Albertine Dramé (38 ans, agricultrice) : &quot;J’aurais voulu arroser Copenhague</p></div>
<p>By Fulgence Zamblé<br />
ABIDJAN (IPS/TerraViva) Dans un bas-fond situé à environ cinq kilomètres de la capitale économique ivoirienne, Abidjan, Albertine Dramé (38 ans), est occupée à arroser ses plants de tomates, d’aubergines et de patates. Selon elle, la maîtrise du cycle des pluies est devenue impossible, ce pourquoi elle a abandonné la culture de masse (riz, igname) pour se consacrer aux bas-fonds. Mais là aussi, l’eau manque souvent.</p>
<p>IPS: Savez-vous que le monde entier est réuni actuellement au Danemark pour discuter de la question du changement climatique ?</p>
<p>Albertine Dramé: Je ne sais véritablement rien d’où se tient cette réunion, encore moins du contenu de ce qui se discute. Je ne pense pas aussi que cela puisse m’apporter grand-chose. La saison des pluies, la saison sèche, la chaleur, la fraîcheur&#8230; Tout leurs cycles ont commencé à changer depuis quelques années et cela m’a personnellement causé d’énormes désagréments. J’ai laissé tomber la culture de riz et d’igname pour me consacrer à des choses qui n’ont aucune certitude à la production parce qu’il manque de la régularité à la pluie. Mon lendemain est chaque fois fait de craintes et de peur. Je n’attends que ce qui peut me permettre de sauver la situation.</p>
<p>IPS: C’est pourtant ce qui se discute à Copenhague…</p>
<p>AD: Peut-être parce que je ne suis pas une décideuse que j’ai été ignorée et donc pas suffisamment informée de la chose. Mais je dis qu’il urge de trouver des solutions aux problèmes que nous vivons.</p>
<p>Par le passé, à cette période, nous étions dans la période de l’harmattan en décembre qui débouchait sur une courte saison sèche (entre fin janvier de mars) et nous entrions dans la petite saison des pluies. Aujourd’hui, il pleut sans arrêt. Et après c’est une forte chaleur qui s’empare de nous.</p>
<p>De l’autre côté, c’est le niveau de la mer qui ne cesse de grimper et détruire les habitations en bordure. Nous ne maitrisons plus rien et c’est très inquiétant.</p>
<p>Alors qu’attendez-vous de cette rencontre ?</p>
<p>AD: Je l’ai dit, je n’attends pas grand-chose, pas par pessimisme. Nos gouvernants, eux  sont allés au Danemark, sans passés me voir avant. S’ils l’avaient fait, je leur aurais remis mon arrosoir pour arroser les discussions. Mais, il faut espérer que chacun fasse l’effort au niveau des pays puissants pour sauver le monde. Il ne s’agit pas d’un problème unique aux pays pauvres pour que l’on traîne les pieds.</p>
<p>Chaque continent à au moins une fois subit les conséquences du changement climatique et je crois que les différentes alertes en Amérique, en Asie, en Afrique (Burkina Faso, Côte d’Ivoire) vont faire réfléchir plus d’une fois. S’ils pensent que des décisions judicieuses et applicables peuvent être prises pour atténuer les effets du changement, il n’y a pas de raison à hésiter.</p>
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		<title>L&#8217;Afrique observe: Algérie</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 00:17:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Au moment où des pourparlers relatifs aux changements climatiques se déroulent à la capitale danoise, Copenhague, la température augmente dans certains milieux en Afrique en général et en Algérie en particulier. Les universitaires semblent être très au fait de cette actualité qui revêt un cachet particulier.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>By Kaci Racelma<br />
ALGIERS (IPS/TerraViva) Au moment où des pourparlers relatifs aux changements climatiques se déroulent à la capitale danoise, Copenhague, la température augmente dans certains milieux en Afrique en général et en Algérie en particulier. Les universitaires semblent être très au fait de cette actualité qui revêt un cachet particulier.</p>
<p>Samir Mansour, étudiant  en agronomie, fin de cycle, à l’Université de Tizi-Ouzou, a bien voulu répondre à nos questions.</p>
<p>IPS: Qu’est-ce qu&#8217;ils discutent cette semaine à Copenhague par rapport au changement climatique?</p>
<p>Samir Mansour: Eh bien, la conférence sur le climat s’est ouverte hier à Copenhague sur un appel pressant à répondre aux «espoirs de l’humanité» et à définir une riposte mondiale au réchauffement qui menace la planète.</p>
<p>En présence de 110 chefs d’Etat ou de gouvernement, les représentants de 192 pays tenteront de trouver un accord permettant de limiter à deux degrés la hausse moyenne de la température de la planète.</p>
<p>Il faut vraiment que cela aboutisse sur des actions concrètes et  immédiates en vue de mettre un terme à cette hécatombe qui menace l’humanité tout entière.</p>
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		<title>Un mois sans nourriture pour sauver la planète</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Dec 2009 05:09:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>editor</dc:creator>
				<category><![CDATA[Adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[COP15]]></category>
		<category><![CDATA[Climate Change]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Mitigation]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Nasseem Ackbarally
COPENHAGUE (IPS/TerraViva) Il y a trente-trois jours depuis que plusieurs jeunes de différentes nationalités refusent de s’alimenter, sauf en eau. Leur but est de réveiller les politiciens appelés à prendre une décision importante au Sommet de Copenhague qui se poursuit actuellement dans la capitale danoise.
“Climate Justice Fast” est une grève de la faim [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Nasseem Ackbarally</p>
<p>COPENHAGUE (IPS/TerraViva) Il y a trente-trois jours depuis que plusieurs jeunes de différentes nationalités refusent de s’alimenter, sauf en eau. Leur but est de réveiller les politiciens appelés à prendre une décision importante au Sommet de Copenhague qui se poursuit actuellement dans la capitale danoise.</p>
<p>“Climate Justice Fast” est une grève de la faim lancée au niveau international le 6 novembre dernier, inspirée par les besoins d’une action immédiate, courageuse et morale afin d’éviter la catastrophe climatique et assurer un avenir durable.</p>
<p>Des centaines de personnes se sont jointes à ce mouvement de par le monde, solidaires avec ces grévistes de la faim.</p>
<p>“Le changement climatique est un défi pour notre génération”, déclare Sara Svenson, cette jeune activiste suédoise de 25 ans, présente en compagnie de ses autres collègues à Copenhague.</p>
<p>“Une grève de la faim symbolise clairement la valeur de la vie et des vies qui sont menacées. Elle symbolise également l’urgence avec laquelle nous devons agir. Je jeûne pour payer la pénitence pour la façon avec laquelle j’ai contribué à cette injustice climatique. J’appelle les gouvernements, les familles et toute la population mondiale à agir avec leur conscience, à se joindre à la science et à s’unir dans la création d’un avenir durable”, déclare-t-elle.</p>
<p>A l’intérieur du Bella Center où se tient cette conférence sur le climat, la fondatrice de l’Indian Youth Climate Network, Deepa Gupta, et deux membres de Greenpeace, entre autres personnes, ne s’alimentent pas pendant les douze jours que durent ces discussions.</p>
<p>Pour atteindre une justice climatique, “Climate Justice Fast” demande aux gouvernements de s’engager  à réduire leurs émissions de carbone, de même que de pourvoir une somme de 195 millions de dollars annuellement des pays riches, grand émetteurs des gaz à effet de serre, au soutien des efforts d’adaptation et à  protéger les forêts dans les pays affectés en premier et plus durement par le changement climatique.</p>
<p>Sara Svenson estime qu’il n’y a pas, pour elle, rien de plus important qu’elle peut faire pour donner sa vie que d’une action personnelle forte aidant à la résolution  du problème de changement climatique afin d’assurer la survie de l’humanité entière.</p>
<p>Cette expérience a ouvert ses yeux et lui a donné une meilleure compréhension de la vie quotidienne des personnes les moins privilégiées dans le monde.</p>
<p>“Arrêter le changement climatique et créer un monde juste et durable requiert un engagement total de tout un chacun. Cela peut paraitre impossible, tout comme il m’avait paru impossible de ne pas s’alimenter pendant un mois. Il ne l’est pas”, insiste-t-elle.</p>
<p>Dans son rêve à elle, Svenson voit un mode de vie planétaire avec assez de ressources pour tout le monde. Mais cela requiert un changement total dans notre société et un mode de vie totalement différent.</p>
<p>Dans un avenir durable, estime-t-elle, les gens auront plus de temps pour la famille et la communauté. “Au lieu du matérialisme, nous allons créer plus d’espace pour les activités telles que la danse, le sport et aussi des moments de loisirs dans la nature”, souligne-t-elle.</p>
<p>Daniel Lau, 30 ans, de nationalité australienne, se voit déjà vieux.</p>
<p>“Je suis déjà très lent et les gens qui sont dans les négociations sont plus vieux que moi et donc plus lents. Mais il n’est pas trop tard”, insiste-t-il.</p>
<p>Anna Keenan, âgée de 23 ans et également australienne, dit craindre que si les gouvernements ne négocient pas un accord juste, ambitieux et obligatoire, “les populations les plus vulnérables de la planète et nos enfants, vont souffrir des conséquences catastrophiques découlant d’un problème qu’ils n’ont pas crées.”</p>
<p>Un résultat négatif à la fin de cette conférence, insiste-elle, sera un pas en avant vers le désastre. Elle implore, donc, tout le monde &#8211; des gouvernements aux familles &#8211; à s’engager  examiner et à résoudre les causes principales de cette crise climatique que sont notre dépendance sur les énergies  fossiles, la surconsommation et un paradigme de développement qui voit en l’excès une valeur et récompense l’abus des gens et de la planète.</p>
<p>Ces jeunes grévistes savent très bien ce qu’il faut faire pour résoudre le problème du changement climatique. Les prochaines deux semaines représentent, selon eux, “la meilleure opportunité que nous ayons eu pour réussir.”</p>
<p>Entre-temps, ils vont poursuivre leur grève jusqu&#8217;à la fin  de ce Sommet.</p>
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		<title>Les jeunes en action à Copenhague</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Dec 2009 16:39:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>editor</dc:creator>
				<category><![CDATA[Climate Change]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Podcasts]]></category>

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		<description><![CDATA[Frederick Amiel est un de plus d’une centaine de jeunes venus du monde entier, membres de la regroupement Global Youth Movement, sont à Copenhague pour faire entendre raison aux leaders politiques sur la nécessité de trouver un accord  en vue d’empêcher l’aggravation du réchauffement climatique de la planète.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-474" title="20091208_QAAmiel_Edited" src="http://www.ips.org/TV/copenhagen/wp-content/library/20091208_QAAmiel_Edited-150x150.jpg" alt="20091208_QAAmiel_Edited" width="150" height="150" />par Nasseem Ackbarally</p>
<p>Frederick Amiel est un de plus d’une centaine de jeunes venus du monde entier, membres de la regroupement Global Youth Movement, sont à Copenhague pour faire entendre raison aux leaders politiques sur la nécessité de trouver un accord  en vue d’empêcher l’aggravation du réchauffement climatique de la planète.<span id="more-456"></span></p>
<p>Ce mardi, 8 décembre, ces jeunes ont marqué le 29ème anniversaire de la mort du chanteur John Lennon en demandant aux leaders politiques mondiaux de se réveiller “parce que nous sommes tous au lit ensemble.»</p>
<p>Amiel dit espérer que le point non-retour de la situation actuelle ne soit pas encore arrivé. Au cas contraire, ça voudra dire, selon lui, des millions de réfugiés climatiques, des millions des gens souffriront de la faim en plus de ceux qui souffrent déjà et la disparition d’une grande partie de terre qui seront recouvertes par les mers ou transformées en déserts.</p>
<p>Ecoutez ici:</p>

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		<title>CHANGEMENT CLIMATIQUE: Les femmes, essentielles dans l’adaptation, l’atténuation</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 13:08:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Français]]></category>

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		<description><![CDATA[Nastasya Tay
PORT ELIZABETH, Afrique du Sud, 24 nov (IPS) &#8211; Les femmes pauvres porteront le plus grand &#8216;fardeau climatique&#8217;, déclare le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) dans son rapport 2009 sur l’état de la population mondiale, publié le 18 novembre.

Le rapport souligne que le changement climatique est plus qu&#8217;une question d&#8217;efficacité énergétique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nastasya Tay</p>
<p>PORT ELIZABETH, Afrique du Sud, 24 nov (IPS) &#8211; Les femmes pauvres porteront le plus grand &#8216;fardeau climatique&#8217;, déclare le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) dans son rapport 2009 sur l’état de la population mondiale, publié le 18 novembre.<br />
<span id="more-60"></span><br />
Le rapport souligne que le changement climatique est plus qu&#8217;une question d&#8217;efficacité énergétique ou d’émissions industrielles de carbone; c&#8217;est aussi une question de dynamique de la population, de pauvreté et d&#8217;équité de genre.</p>
<p>Les populations pauvres et vulnérables à travers le monde sont celles qui seront plus durement touchées par le changement climatique, malgré leur contribution relativement infime à l’émission de carbone dans le monde &#8211; les milliards de gens les plus pauvres sur la terre ne contribuent que de trois pour cent trois à l&#8217;émission totale de carbone dans le monde.</p>
<p>Le rapport de l’UNFPA, sous-titré &#8220;Faire face à un monde en mutation: les femmes, la population et le climat&#8221;, tente de déplacer le centre des débats sur le changement climatique loin du &#8216;quoi&#8217; et de &#8216;où&#8217; vers le &#8216;qui&#8217;.</p>
<p>Le rapport note que les membres des ménages pauvres sont particulièrement vulnérables, puisque bon nombre vivent dans des zones rurales et dépendent de la terre et la mer pour leurs moyens de subsistance. Leur maigre revenu offre peu de sécurité pour les protéger contre les menaces des conditions changeantes, et l&#8217;accès limité aux services de santé.</p>
<p>Bunmi Makinwa, directeur du bureau régional de l’UNFPA pour l&#8217;Afrique subsaharienne, a parlé à IPS de trois défis susceptibles d’exacerber les effets du changement climatique pour les populations africaines.</p>
<p>Il a noté que l&#8217;Afrique abrite une grande proportion des personnes pauvres et vulnérables dans le monde &#8211; qui sont susceptibles d&#8217;être les plus gravement touchées par le changement climatique.</p>
<p>En plus de cette pression, a-t-il affirmé, &#8220;l&#8217;Afrique a beaucoup d&#8217;autres problèmes avec lesquels elle est contrainte de se débattre, notamment le VIH/SIDA, le manque d’industrialisation&#8230; et aura davantage besoin de ressources pour relever les défis du changement climatique&#8221;.</p>
<p>Troisièmement, Makinwa a identifié la disparité entre les hommes et les femmes comme étant plus aiguë en Afrique que dans certaines autres régions du globe. &#8220;Une attention particulière doit être accordée aux questions de genre&#8230; Les femmes ont le potentiel d&#8217;apporter une contribution énorme. Elles doivent être consultées et intégrées dans la discussion&#8221;.</p>
<p>Parmi les plus pauvres et les plus vulnérables, ceux qui porteront le plus lourd fardeau climatique sont les femmes.</p>
<p>Pourquoi? Les femmes constituent la majorité des fermiers dans le monde, et ont accès à des opportunités de revenu plus faibles. Elles gèrent les ménages et partant, ont une mobilité limitée, les rendant plus vulnérables aux catastrophes naturelles.</p>
<p>Les femmes sont en moyenne plus pauvres; elles ont moins de pouvoir, moins de reconnaissance de leur productivité économique et épaulent un fardeau disproportionné dans la reproduction et l&#8217;éducation des enfants.</p>
<p>Bien qu&#8217;elles puissent être les plus durement touchées par le changement climatique, les femmes représentent également une part essentielle de la solution. Le secrétariat de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) a déclaré que &#8220;les femmes sont des acteurs importants pour assurer la capacité de leurs communautés à faire face et à s&#8217;adapter au changement climatique. Elles peuvent être des agents efficaces de changement et sont souvent celles vers qui on se retourne en temps de besoin et peuvent jouer un rôle dans des situations de crise&#8221;.</p>
<p>Le rapport de l’UNFPA concorde. Une croissance démographique plus lente, indique-t-il, peut aider dans la tâche de ramener les émissions mondiales à l&#8217;équilibre, et permettre une adaptation plus immédiate au changement déjà en cours.</p>
<p>Les femmes jouent encore un rôle clé ici &#8211; et le rapport indique ensuite que si les besoins pour le planning familial volontaire et les soins de santé de reproduction sont satisfaits, la stabilisation de la population se produira naturellement, sans coercition ou contrôle.</p>
<p>La Banque mondiale, dans un document de 2007, avait noté que les femmes et les couples les plus pauvres sont les moins susceptibles d&#8217;être en train d’utiliser la contraception, malgré le désir d&#8217;éviter une grossesse. La disponibilité des installations de planning familial aura un impact direct sur la croissance démographique et partant, sur les émissions.</p>
<p>L’UNFPA fait cinq recommandations pour nous ramener &#8220;du bord&#8221;. Il suggère qu&#8217;une meilleure compréhension de la dynamique démographique, de genre et de la santé de la reproduction constitue une base pour le changement climatique et les discussions environnementales à tous les niveaux.</p>
<p>Il plaide pour des services de planning familial et des produits contraceptifs entièrement financés dans le cadre de la santé de la reproduction et des droits, pour s’assurer que le faible revenu ne sera pas une barrière à l&#8217;accès. Un planning familial volontaire en résultera.</p>
<p>Il propose que la recherche et la collecte des données soient priorisées afin d&#8217;améliorer la compréhension du genre et de la dynamique de la population dans l&#8217;atténuation et l&#8217;adaptation au changement climatique. La recherche existante est fortement basée sur des projections et des estimations, et elle est nécessaire pour combler les lacunes.</p>
<p>Il avertit que nous devons maintenant nous préparer pour des accroissements des mouvements de population découlant du changement climatique, et améliorer la ventilation des données selon le sexe, qui est liée aux flux migratoires influencés par des facteurs environnementaux.</p>
<p>Enfin, il souligne que nous devons faire des efforts conscients pour intégrer les considérations de genre dans les efforts mondiaux visant à atténuer et s&#8217;adapter au changement climatique.</p>
<p>Le rapport demande aux gouvernements de supprimer les obstacles à la participation des femmes au débat sur le changement climatique &#8211; non seulement au sein des organes législatifs, mais également à travers l&#8217;amélioration des conditions de vie des femmes – notamment celles liées à l&#8217;éducation, à la santé et aux opportunités &#8211; leur permettant d&#8217;atteindre et de réaliser des objectifs personnels et collectifs.</p>
<p>Une représentation plus grande des femmes dans la société civile, au cours des négociations formelles sur le changement climatique, est une première étape cruciale, mais le rapport ajoute que &#8220;Les voix des femmes auront besoin d’être énergiques et entendues, des conseils de tribu en passant par les ministères nationaux de l&#8217;Energie, jusqu’aux salles des Nations Unies&#8221;.</p>
<p>Thoraya Ahmed Obaid, directrice exécutive de l&#8217;UNFPA, suggère dans la préface que les solutions les plus efficaces au changement climatique &#8220;seront celles qui viennent du bas, qui sont basées sur les connaissances des communautés de leur environnement immédiat, qui autonomisent – et non persécutent ou accablent &#8211; ceux qui doivent s&#8217;adapter à un nouveau monde&#8230; La seule solution durable sera celle qui met les population à son centre&#8221;.</p>
<p>Le rapport porte fondamentalement sur les populations, et la façon dont les populations &#8211; non seulement à travers le développement des technologies qui visent à faire face au changement climatique, mais également à travers l’exploitation de tout le potentiel des populations, y compris les pauvres et les vulnérables &#8211; peuvent avoir un effet positif sur l&#8217;environnement et les résultats de développement.</p>
<p>Makinwa invite les négociateurs à Copenhague à se concentrer consciencieusement sur les populations vulnérables, tenant surtout compte de la dimension genre du changement climatique. Il insiste que &#8220;les femmes doivent être prises en compte à tous les niveaux&#8230; Cela ne se produira pas au hasard – il doit être délibéré&#8221;.</p>
<p>&#8220;Puisque nous sommes au bord du désastre, notre avenir, en tant que humanité, dépend de la libération de l’ensemble du potentiel de tous les êtres humains, et de toute la capacité des femmes, pour apporter un changement&#8221;, a déclaré Makinwa à IPS.</p>
<p>&#8220;Les gens causent le changement climatique. Les gens en sont touchés. Les gens doivent s&#8217;y adapter. Et seuls les gens peuvent l&#8217;arrêter&#8221;. (FIN/2009) </p>
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		<title>ZAMBIE: Exploiter les déchets</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 13:06:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Français]]></category>

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		<description><![CDATA[Lewis Mwanangombe
NDOLA, Zambie, 27 nov (IPS) &#8211; Lorsque Obed Mumba était venu à Ndola, la ville minière de cuivre de Zambie, en quête de travail, elle était appelée encore respectueusement &#8220;Kalale Ku&#8221; &#8211; la terre de l&#8217;homme blanc. Dans les décennies qui ont suivi, il a vu son canton de Kabushi dépasser les rêves limités [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lewis Mwanangombe</p>
<p>NDOLA, Zambie, 27 nov (IPS) &#8211; Lorsque Obed Mumba était venu à Ndola, la ville minière de cuivre de Zambie, en quête de travail, elle était appelée encore respectueusement &#8220;Kalale Ku&#8221; &#8211; la terre de l&#8217;homme blanc. Dans les décennies qui ont suivi, il a vu son canton de Kabushi dépasser les rêves limités de ses urbanistes.<br />
<span id="more-59"></span><br />
Agé aujourd’hui de 56 ans, on l&#8217;appelle affectueusement, dans le secteur de Kariba de la localité, &#8220;Ba-Shikulu Mumba&#8221;, grand-père Mumba. Le quartier a été construit dans les années 1940, spécialement pour accueillir des hommes célibataires comme Mumba, qui était venu de la région de Luapula, dans le nord du pays, à Ndola pour travailler dans la mine de cuivre de Bwana Mkubwa.</p>
<p>Kariba comprenait 130 blocs de logements de six chambres chacun qui suscitaient l&#8217;envie de beaucoup de travailleurs autochtones à l&#8217;époque. Les fortunes changeantes de la ville sont profondément ressenties ici, puisque les jeunes gens brillants d&#8217;aujourd&#8217;hui ont vite appris qu’ils avaient intérêt à suivre les fils vénérés de la ville comme Frederick Chiluba et Levy Mwanawasa (tous deux anciens présidents de la Zambie) à Lusaka, où la célébrité et l&#8217;argent sont plus facilement acquis.</p>
<p>Fondé dans les années 1940, le secteur de Kariba a été construit spécialement pour accueillir des gens comme Mumba qui est venu de Luapula à Ndola en tant que célibataire et a finalement trouvé du travail à Bwana Mkubwa (qui signifie &#8220;grand patron&#8221;).</p>
<p>Mais au cours des années, depuis que les règles empêchant les familles de mineurs de vivre avec eux ont été mises de côté, chaque chambre est devenue un quartier d&#8217;habitation pour une famille de cinq personnes ou plus. Des huttes, localement appelées &#8220;cabines&#8221;, ont été construites à toute vitesse pour abriter les filles et fils adolescents ainsi que les membres de la famille élargie.</p>
<p>Les premières mesures d&#8217;assainissement &#8211; huit blocs communaux d’ablution, chacun conçu pour servir 100 personnes, ont été aussitôt submergés. Vers le début des années 1980, les douches et les toilettes communales ont été complètement abandonnées.</p>
<p>&#8220;Nous étions obligés de creuser des latrines peu profondes à proximité de nos maisons et nos enfants qui craignaient de tomber dedans ont commencé&#8230; par déféquer en plein air. Toute la place a commencé par sentir mauvais avec des mouches partout&#8221;, se rappelle Mumba, qui dirige aujourd&#8217;hui une petite épicerie.</p>
<p>Parmi ceux qui avaient quitté Ndola pour faire leur carrière, figurait Bernard Phiri. Il avait évolué pour devenir directeur général la Société d’eau et d&#8217;assainissement de Kafubu, responsable de l&#8217;eau et de l&#8217;assainissement de la ville, lorsqu&#8217;en 2007, une organisation non gouvernementale d&#8217;Allemagne a établi des liens avec l&#8217;Association pour l&#8217;eau et l&#8217;assainissement de la Zambie.</p>
<p>&#8216;Bremen Overseas Research and Development Association&#8217; (Association de recherche et de développement d’outre-mer de Bremen – BORDA), travaille sur des projets de biogaz en Inde depuis la fin des années 1970, et était intéressée à mettre en place un projet-pilote en Zambie.</p>
<p>Le canton de Kabushi a été choisi pour piloter un système décentralisé de traitement des eaux usées, conçu comme une solution aux déchets et à l&#8217;énergie pour un quartier pauvre dépourvu d&#8217;assainissement. Le système repose sur des bio-digesteurs pour traiter les déchets humains afin qu’ils dégagent du méthane.</p>
<p>Un bio-digesteur est un réservoir &#8211; typiquement rond &#8211; construit à partir de briques et de mortier cuits ou du béton armé avec deux ouvertures munies de vannes. A travers une vanne, les déchets humains bruts entrent, qui sont avidement consommés par des bactéries, jusqu&#8217;à ce que de l’autre vanne, sorte une boue inodore biodégradée qui peut être utilisée sans danger comme engrais dans un jardin de légumes.</p>
<p>Le gaz méthane libéré par les bactéries s’amasse en haut du toit convexe de la structure, et est canalisé loin pour alimenter les fourneaux dans les maisons avoisinantes.</p>
<p>Au total 547 toilettes ont été construites par Kafubu à Kabushi. &#8220;Ce sont des toilettes à chasse d&#8217;eau avec une douche intégrée. L&#8217;approvisionnement en eau est mesurée et l&#8217;effluent venu de 156 ménages alimente les deux digesteurs de biogaz qui ont été déjà construits&#8221;, explique Phiri.</p>
<p>Chaque ménage devrait payer pour l&#8217;eau courante utilisée dans les toilettes, la cuisine et la douche &#8211; facturée à un taux de 59.200 kwacha zambien (ZMK) &#8211; un peu moins de 13 dollars &#8211; pour 38 mètres cubes d&#8217;eau.</p>
<p>Ba Shikulu-Mumba est l&#8217;un des 30 propriétaires de maison reconnaissants qui ont été connectés au réseau de gaz. Il dit que c&#8217;est beaucoup moins cher de cuisiner sur le gaz que sur du charbon.</p>
<p>&#8220;Un sac de charbon coûte environ 30.000 kwacha et si votre femme est négligente, vous pouvez vous retrouver avec une facture de plus de 150.000 ZMK (un peu plus de 30 dollars) par mois&#8221;, a-t-il observé. Un ménage typique à Kabushi se débrouille avec environ 100 dollars tous les mois.</p>
<p>Comme plus de digesteurs sont construits dans la région, le plan est de connecter toutes les maisons puisque les égouts bruts devraient venir des quartiers plus riches.</p>
<p>Le projet de Kabushi est le premier système intégré de traitement de l&#8217;eau en Zambie, et a déjà été copié par quatre des dix services d&#8217;eau du pays.</p>
<p>Bwalya Nondo, porte-parole du ministère de l&#8217;Environnement et des Ressources naturelles, souligne que les avantages du projet s&#8217;étendent au-delà des toilettes rénovées et du carburant bon marché pour les habitants. L’exploitation de l’énergie renouvelable à partir des déchets humains ira également loin pour protéger les forêts de la Zambie en disparition rapide.</p>
<p>&#8220;Actuellement, les charbonniers détruisent jusqu’à 300.000 hectares de couverture forestière chaque année&#8221;, a déclaré Nondo.</p>
<p>Les deux bio-digesteurs, et les tuyaux de gaz ainsi que les structures de soutien construits dans le secteur de Kabushi à Kariba ont coûté à la Société d’eau et d’assainissement de Kafubu environ 830.000 dollars. Les bio-digesteurs ont mis Kabushi et la ville de Ndola sur la route vers un nouvel ordre durable pour leur ville. (FIN/2009) </p>
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