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La pauvreté n’a pas de frontières

Posted on 05 February 2011 by admin

By Andrea Lunt

Crédit: USSF

Crédit: USSF

NEW YORK, 5 fév (IPS/TerraViva) – C’est la terre de la liberté, des lumières et des hamburgers, où des entrepreneurs audacieux arrivent de toute la planète pour chercher fortune et célébrité. Les Etats-Unis ont été un symbole d’espoir depuis des siècles, mais derrière cette vision de richesse et de merveille, se trouve une histoire souvent inédite.

La sécurité alimentaire, l’absence des droits à l’eau et le chômage pouvaient sembler être le genre de problèmes qui relèvent d’un pays en développement, mais ils sont aussi des problèmes bien prouvés ici sur la “terre de la liberté”.

Pendant que les organisations de base se préparent pour le Forum social mondial (FSM) de cette année, qui démarre ce samedi 5 février au Sénégal, les ONG américaines exhortent les dirigeants politiques à se souvenir des luttes sociales qui ont lieu à travers le globe, que ce soit dans la banlieue de Détroit (Etats-Unis), ou au sein de la communauté de Dakar, la capitale sénégalaise.

“A certains égards, il y a dans le monde cette idée fausse selon laquelle, parce que nous vivons aux Etats-Unis, nous ne sommes pas confrontés à la pauvreté, mais elle est réelle, notamment au Michigan”, a déclaré Oya Amakisi, une activiste social qui participe au FSM cette année.

“Nos vies sont très précaires en ce moment même. Un pourcentage énorme de personnes n’en parlent pas, mais il y a des gens en costumes trois pièces qui vivent dans des voitures”, a-t-elle indiqué à IPS.

Amakisi faisait partie des organisateurs du Forum social régional américain (USSF) de l’année dernière, qui a réuni jusqu’à 20.000 participants venus du monde entier pour une conférence de cinq jours à Détroit.

Elle est aussi affiliée à l’initiative ‘De Détroit à Dakar’ (D2D) qui a été lancée pour mettre en exergue les comparaisons entre les luttes sociales en Amérique du nord et dans les pays en développement d’Afrique.

Amakisi a déclaré qu’elle espérait que le prochain FSM serait un lieu où les activistes peuvent se réunir pour partager des expériences et proposer des solutions, pas pour discuter seulement des problèmes.

“Nous voulons vraiment apprendre comment créer un changement et une transformation effectifs à long terme. Un autre monde est possible…, ceci n’est pas notre seule option; lutter chaque jour n’est pas notre seule option, essayer de comprendre si nous pouvons nous trouver un logement et nourrir nos enfants ne devraient pas être notre seule option”.

“Comment pouvons-nous obtenir les choses essentielles – la nourriture, l’eau, l’abri, le respect, la sécurité, l’éducation. La seule chose dont nous avons besoin, c’est d’être traités comme des êtres humains et de faire entendre notre voix sur la façon dont on s’occupe de nos vies”.

Participe également au FSM de cette année un collaborateur ami de D2D, William Copeland de ‘East Michigan Environmental Action Council’ (Conseil d’action environnementale de Michigan de l’est – EMEAC).

En tant que coordonnateur de la jeunesse, Copeland voit tous les jours les luttes auxquelles sont confrontées de nombreuses familles à Détroit, qui était l’une des villes les plus durement touchées par la crise financière mondiale.

Comme la plupart des communautés en Afrique, il a expliqué que les citoyens de Détroit ont été obligés de défendre de pareilles choses comme les droits fonciers, la sécurité alimentaire et l’accès équitable à l’eau.

“Il est quatre à cinq fois plus facile d’avoir un magasin de vins et spiritueux ou un restaurant fast-food que d’avoir n’importe quelle aliments frais nutritifs… en ce moment même, les gens cultivent la nourriture sur des terrains abandonnés et dans des arrière-cours” a-t-il expliqué à IPS. “Il y a également beaucoup de luttes sur la propriété et l’accès à l’eau”.

A la suite de l’USSF de l’année dernière, des groupes communautaires de Détroit ont lancé de nouveaux programmes visant à résoudre les problèmes sociaux auxquels la ville est confrontée.

Ceux-ci comprennent la ‘Detroit Digital Justice Coalition’ (Coalition pour la justice numérique de Détroit), qui exploite les médias et les moyens de communication pour aider les personnes sans emploi à développer des compétences entreprenariales, et le ‘Detroit Food Justice Task Force’ (Groupe de travail pour la justice alimentaire de Détroit) qui vise à reconstruire la chaîne alimentaire de la ville en vue de soutenir plus de fermiers locaux et de fournir un accès plus facile aux aliments sains.

Bien que ces programmes aient autonomisé les citoyens de Détroit, Nunu Kidane, de ‘Priority Africa Network’ (Réseau priorité Afrique), basé en Californie, a affirmé que la délégation de D2D au FSM voudrait apprendre d’autres modèles de développement communautaire auprès des collègues activistes du monde entier.

“Des alliances doivent être bâties et la solidarité doit être bâtie si nous voulons avoir une solution alternative au problème de la pauvreté dans les différentes parties du monde”, a-t-elle souligné.

“Les gens ont toujours cette idée selon laquelle l’Afrique est l’endroit nécessiteux et que nous devrions envoyer de l’argent, envoyer de l’aide. Mais nous essayons de faire le parallèle selon lequel aux Etats-Unis, il y a aussi des poches de pauvreté qui font honte à d’autres pays, et qu’en Afrique, il y a différentes régions où les gens sont très riches”, a-t-elle ajouté.

Le FSM a été lancé au Brésil en 2001 comme un espace apolitique, non-partisan pour un débat d’idées démocratique.

Kidane a indiqué que bien que le forum ait été confronté à des critiques comme un débat creux, il est encore l’une des plus importantes tribunes pour les leaders communautaires de faire entendre leurs voix.

(FIN/2011)

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Les Kényans ravivent la vieille flamme

Posted on 04 February 2011 by admin

By Mary Itumbi

NAIROBI, 4 fév (IPS/TerraViva) – “L’une des choses que nous amènerons à Dakar”, déclare Onyango Oloo, “ce sont [des connaissances] sur ce qui peut empêcher d’organiser un Forum social mondial”.

Oloo était le coordinateur national du Forum social mondial (FSM) lorsqu’il a été organisé à Nairobi en janvier 2007, et avait observé de première main la controverse acrimonieuse qui a entouré le premier FSM organisé en Afrique.

“Nous voudrions rappeler que le Forum social mondial a été le plus grand rassemblement qui ait été organisé sur le sol kenyan en termes de mouvements sociaux. Il avait suscité beaucoup d’intérêt, même [de la part de] certains mouvements tels que la communauté gay, lesbienne, bisexuelle, intersexuée. Ils avaient fait leur premier lancement, ils avaient la plus grande tente sur [le site du Forum à] Kasarani… beaucoup de choses intéressantes se sont passées”.

Plus de 200 personnes avaient assisté à un évènement pré-Forum social mondial organisé par la société civile à Nairobi le 29 janvier, tirée de diverses organisations qui s’occupent des violations des droits humains, des droits des populations indigènes, du changement climatique et autres. L’événement avait eu lieu à Ufungamano Hall, à l’Université de Nairobi.

Il visait à raviver l’intérêt des Kenyans dans le FSM. L’édition de 2007 avait attiré des critiques à la fois pour la présence très visible de grandes agences internationales et d’organisations non gouvernementales (ONG) ainsi que des frais d’inscription élevés qui avaient tenu à l’écart beaucoup de Kenyans pauvres. Les volontaires kényans travaillant au cours de l’évènement s’étaient également plaints de mauvais traitements.

Dans une réflexion, Oloo affirme que ce qu’il faut au cours du Forum social mondial, c’est la forte présence de mouvements sociaux plutôt que d’ONG.

“Les mouvements sociaux sont généralement progressistes, mais pas la plupart du temps. Par exemple, [au Kenya], nous avons le mouvement de Mungiki qui comprend des millions de membres. Ils font de bonnes choses, mais parfois ils sont impliqués dans des activités douteuses, presque criminelles.

“Alors, un mouvement social en soi n’est pas nécessairement toujours progressiste, mais ceux dont je parle sont des mouvements progressistes pour le changement social. Des  mouvements du secteur informel, des travailleurs, des jeunes, des femmes – voilà le genre de mouvements dont je parle”.

Njoki Njehu vient du Centre de ressources des filles de Mumbi, le noyau d’un réseau de groupes autonomes, de femmes notamment, travaillant sur des questions de souveraineté alimentaire, de droits des femmes, de participation civique et démocratique.

Lucy Wanjiku Macharia on her coffee farm in Central Kenya: fewer than five percent of Kenyan women own land, and activists working against this and similar inequalities have found the World Social Forum a place to share experiences and gain inspiration. Credit: Suleiman Mbatiah/IPS

Lucy Wanjiku Macharia sur sa plantation de café, dans le centre du Kenya: moins de cinq pour cent des femmes au Kenya possèdent leurs propres terres, et les militants qui luttent contre des inégalités comme celle-ci, ont trouvé dans le Forum social mondial un endroit pour partager leurs expériences et trouver d'inspiration. Crédit: Suleiman Mbatiah/IPS

Njehu participe au FSM depuis sa création dans la ville brésilienne de Porto Alegre en 2001. Njehu convient que l’élan a été perdu après le Forum social de 2007, mais elle affirme que les membres de son groupe avaient leur mentalité transformée par leur participation au FSM de Nairobi, parvenant à comprendre leurs luttes individuelles comme faisant partie de celles qui sont des plus grandes.

“Si vous luttez parce que quelqu’un vend de façon illicite de la bière ou du bhang [marijuana] dans votre communauté ou que vous ne recevez pas les services dont vous avez besoin parce que vous avez un problème, alors il ne s’agit pas que de vous, mais des services et de la situation dans votre communauté”.

Mithika Mwenda est le coordonnateur de l’Alliance panafricaine pour la justice climatique, et l’un des organisateurs du pré-Forum social mondial.

“Comme vous le savez, il est assez difficile pour nous tous de participer [en personne]. Donc, nous nous sommes demandé comment nous pouvons faire pour nous assurer que beaucoup de personnes participent à ce processus, pas en étant nécessairement à Dakar, mais par la pensée d’être à Dakar.

Il déclare que la rencontre du 29 janvier avait capté l’esprit des mouvements sociaux en cherchant à harmoniser les Kenyans à travers les barrières ethniques et de classe.

“Nous avons commencé à nous demander, oui, nous allons, mais sommes-nous vraiment en liaison avec nos collègues au niveau national? Qu’amenons-nous là-bas?”, a-t-il demandé.

“L’esprit du Forum social mondial, c’est la participation populaire. Il s’agit d’essayer de voir comment les gens indigènes à la base, comment les communautés forestières et les pauvres, les personnes handicapées, les jeunes, et tous les autres, peuvent participer à la politique dans notre pays et même au niveau continental”.

Comme les Kényans se rendent au FSM à Dakar, ils espèrent partager leurs expériences, et revenir au pays avec de nouvelles stratégies et des histoires d’espoir qu’ils peuvent emprunter pour atteindre leurs objectifs d’une société meilleure et plus juste, puisque le slogan du FSM dit: “Un autre monde est possible”.

(FIN/2011)

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Le commerce équitable du café donne d’impulsion à l’agriculture

Posted on 04 February 2011 by editor

Wambi Michael

MBALE, Ouganda , 3 fév (IPS TerraViva) – La culture des graines de café pour le commerce équitable a donné un nouveau souffle à la production du café dans des régions rurales pauvres situées sur les pentes du Mont Elgon, dans l’est de l’Ouganda. Continue Reading

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Absence de gouvernement local

Posted on 21 January 2011 by editor

Crédit: Claire Ngozo/IPS

Claire Ngozo

LILONGWE, 20 jan (IPS TerraViva) – Une heure 15 minutes tous les jours: Melina Kalunga dispose de beaucoup de temps pour évaluer la durée de règlement d’une bataille juridique par rapport à la Commission électorale du Malawi. Continue Reading

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Unité de transformation de produits agricoles offerte aux femmes

Posted on 20 January 2011 by editor

Koffigan E. Adigbli

THIES, Sénégal , 18 jan (IPS TerraViva) – Des champs de mil, de maïs, de manguiers et d’oseille s’étendent sur plus de 10 hectares dans la localité de Thiès, à 70 kilomètres à l’est de Dakar, la capitale sénégalaise. Malgré la sécheresse, les champs irrigués procurent une certaine humidité aux jeunes plantes. Continue Reading

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Les femmes rêvent de l’indépendance

Posted on 17 January 2011 by editor

South Sudanese expatriate voting in Kampala, Uganda. Credit: James Siya/IPS TerraViva

Rosebell Kagumire

KAMPALA, 14 jan (IPS TerraViva) – John Garang, le défunt chef vénéré du Mouvement populaire de libération du peuple du Soudan, avait déclaré une fois que les femmes sont “les plus pauvres des pauvres et les marginalisées des marginalisés”. Continue Reading

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Elles font la politique autrement

Posted on 08 January 2011 by editor

Rezistans ek Alternativ logo.

Nasseem Ackbarally

PORT-LOUIS, 7 jan (IPS TerraViva) – “Je fais la politique tous les jours, mais la politique partisane? Non, merci”, déclare Jane Ragoo, syndicaliste de longue date et travailleuse sociale. Elle croit au travail permettant d’apporter le changement dans la société et d’améliorer la vie de la population; mais elle n’a aucun intérêt à grimper dans un camion pour mener une campagne afin de se faire élire.

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Quinze femmes malgaches décédées au Liban

Posted on 05 January 2011 by editor

Logo SPDTS

Fanja Razafimahatratra*

ANTANANARIVO, 4 jan (IPS) – Le calvaire des femmes malgaches continue au Liban. Selon les dernières statistiques du ministère malgache de la Population, entre 2009 et décembre 2010, quinze femmes malgaches ont trouvé la mort dans ce pays du Moyen-Orient où elles vont travailler souvent comme des domestiques. Continue Reading

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Reconnaissance internationale pour les peuples autochtones

Posted on 25 December 2010 by editor

Credit: IPS TerraViva

Thalif Deen

NEW YORK, 29 décembre (IPS) – Alors que l’année 2010 touche à sa fin, les États-Unis et les Nations Unies ont tendu la main à l’un des groupes les plus marginalisés du monde : les peuples indigènes ou autochtones. Continue Reading

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AFRIQUE: Quel équilibre entre les cultures vivrières et celles destinées aux carburants?

Posted on 07 November 2010 by admin

A jatropha plant. Credit:Manipadma Jena/IPS

Busani Bafana

DAKAR, 7 oct (IPS/TerraViva) – Les chercheurs et les agriculteurs sont encore divisés sur les avantages de la production de cultures pour les biocarburants dans un contexte où l’Afrique est aux prises avec la sécurité alimentaire. Pendant ce temps, le Sénégal ne cesse de travailler pour équilibrer la demande croissante en nourriture et en biocarburants.
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World Assembly of Migrants
TerraViva - 9 February 2011
TerraViva - 9 February 2011   TerraViva - 8 February 2011   TerraViva - 7 February 2011

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