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AFRIQUE: L’impôt pourrait être la voie de sortie de la dépendance de l’aide

    By Stanley Kwenda

    JOHANNESBURG, 4 oct (IPS) – De nombreux pays africains sont aux prises avec la dette et la recherche de financement de leurs budgets nationaux parce qu’ils n’arrivent pas à reconnaître les impôts comme une source de financement durable.

    En outre, les multinationales bénéficient d’allègements fiscaux alors qu’elles détournent de l’argent à travers l’évasion fiscale illégale.L’imposition joue un rôle important dans la détermination de la distribution des bénéfices aux citoyens. Elle sert également de lien entre l’Etat et les habitants.Mais, "il n’y a aucune mobilisation de ressources nationales pour le développement national dans les pays africains, c’est pourquoi nous assistons à de l’agitation parmi les gens ordinaires", a déclaré à IPS Percy Makombe, directeur de programme au Réseau pour la justice économique (EJN) basé au Cap. EJN est un projet de l’Association des conseils chrétiens d’Afrique australe (Foccisa).En général, il existe un manque d’attention à la question de l’impôt."L’histoire a démontré qu’aucun pays ne sortira de la pauvreté par l’aide, mais que la mobilisation effective de ressources locales peut aider au développement des pays africains", déclare Alvin Mosioma, coordonnateur du Réseau pour la justice fiscale – basé en Afrique, à Nairobi.Le Réseau pour la justice fiscale, organisation politiquement indépendante, a été lancé en Grande Bretagne et il fait des recherches et du plaidoyer sur l’imposition.Il a co-organisé une table ronde à Johannesburg les 14 et 15 septembre avec le Forum et réseau africain sur la dette et le développement (Afrodad) et l’Institut pour la démocratie en Afrique (Idasa), pour discuter des moyens d’utiliser l’impôt autant comme un instrument de réduction de la dépendance africaine de l’aide que comme un outil de développement.Idasa est une organisation indépendante d’intérêt public, à but non lucratif, basée en Afrique du Sud alors que Afrodad, en tant qu’organisation de la société civile avec plusieurs organisations membres dans toute la région, cherche des solutions au problème de la dette africaine.La majorité des gouvernements africains dépensent d’importants pourcentages de leurs budgets annuels pour rembourser des dettes pendant que de grandes sociétés étrangères prennent de l’argent de leurs pays à travers des allègements fiscaux ou l’évasion fiscale illégale.Les multinationales ne sont pas non plus taxées convenablement parce que les autorités africaines sont incapables de mettre en place des systèmes fiscaux.Selon les statistiques d’Aide chrétienne, la République démocratique du Congo a reçu une simple somme de 86.000 dollars à partir des droits miniers en 2006 pendant que la Tanzanie a perdu au moins 265,5 millions de dollars ces dernières années comme conséquence du taux de redevance excessivement bas.Un rapport de 2008 d’Aide chrétienne, intitulé "Death and Taxes: The True Toll of Tax Dodging" (La mort et les taxes: les vraies victimes de la fraude fiscale), indique que l’évasion fiscale illégale prive les pays les moins avancés de 160 milliards de dollars par an. Aide chrétienne, basée en Grande Bretagne, travaille pour l’éradication de la pauvreté."La non déclaration des bénéfices par les sociétés multinationales se traduit par la fuite des capitaux. En plus, les sociétés dans les industries d’extraction jouissent de beaucoup trop d’avantages à travers des dégrèvements fiscaux inutiles", soutient Obert Gutu, un parlementaire zimbabwéen."Lorsqu’un gouvernement se fonde sur les ressources de ses donateurs, il est moins attentif aux citoyens", ajoute Gutu.Aide chrétienne définit la fuite des capitaux comme la sortie illicite, sans taxe ni trace, de capitaux en dehors d’un pays. Dr Dereje Alemayehu, directeur d’Aide chrétienne en Afrique orientale, a déclaré à IPS que de nombreux pays moins avancés perdent des recettes en raison de la fuite des capitaux causée par de grandes entreprises occidentales.Alemayehu déclare que ceci se passe de différentes manières. D’abord, à travers la facturation falsifiée, le gonflement ou la sous-estimation des prix pour augmenter les coûts et pour réduire l’assujettissement à l’impôt.Ensuite, à travers la fausse évaluation du transfert, un phénomène par lequel les sociétés vendent les unes aux autres à des prix gonflés, augmentant les coûts dans les transactions financières entre sociétés.Enfin, à travers "les voyages aller-retour" par le biais desquels les sociétés opérant dans un pays envoient leur argent à l’étranger et le ramènent comme "investissement étranger" pour avoir un traitement fiscal préférentiel.Selon le ministère des finances du Malawi, le pays a perdu 125 millions de dollars dans les abattements fiscaux en 2008-2009 seulement. Ce montant est égal à ce que le gouvernement dépense chaque année pour sa subvention nationale des céréales qui a, au cours des années, aidé le Malawi à maintenir un excédent en céréales."Les multinationales viennent investir dans les pays africains en plus de nombreuses primes à l’investissement entassés dans nos régimes fiscaux", a déclaré à IPS Benjamin Chikusa, un parlementaire malawite.Le Malawi offre jusqu’à 100 pour cent d’abattement à l’investissement sur les dépenses admissibles pour les nouvelles constructions et machines, un abattement jusqu’à 40 pour cent pour les constructions et les machines utilisées, et un abattement de 50 pour cent pour les coûts de formation admissibles.Les sociétés de fabrication peuvent déduire toutes les charges d’exploitation engagées jusqu’à 25 mois avant le commencement des activités au Malawi et elles peuvent ne payer aucun droit sur les matières premières utilisées dans la fabrication.De nombreux pays offrent de telles primes en prévision de remboursement à travers l’impôt sur le revenu personnel, les bénéfices sur les devises étrangères et l’emploi. Mais jusqu’à quel point de pareils bénéfices s’accumulent-ils en réalité ?"La plupart des avantages en matière d’emploi viennent sous forme d’emplois peu rémunérés à un niveau où les impôts sur le revenu ne couvrent pas ce qui a été perdu à travers les abattements fiscaux", déclare Chikusa.Les experts recommandent que les pays africains élaborent des systèmes fiscaux effectifs qui leur permettent de poursuivre les fraudeurs fiscaux au-delà de leurs frontières, et que les parlements jouent un rôle de surveillance plus ferme, s’agissant de la fiscalité.

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    AFRIQUE: L’agriculture africaine commence à recevoir du financement

      By Claire Ngozo

      WINDHOEK, 8 sep (IPS) – Le Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA) a reçu un important coup de pouce comme plusieurs pays ont commencé à utiliser les fonds constitués à partir des 22 milliards de dollars promis par le G8.

      Dans le cadre du PDDAA, les gouvernements africains sont engagés à augmenter d’au moins 10 pour cent leurs dépenses budgétaires nationales sur l’agriculture. Le programme, approuvé par les chefs d’Etat au sommet de l’Union africaine de 2003, prévoit un taux de croissance de six pour cent chaque année.Dr Nalishebo Meebelo, facilitatrice du processus du PDDAA du pays au Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), a déclaré à IPS que l’objectif général du PDDAA est d’aider les pays africains à atteindre une sécurité alimentaire et une meilleure croissance économique à travers un développement propulsé par l’agriculture.Meebelo a déclaré que les dirigeants, au sommet du G8 tenu à L’Aquila, en Italie en 2009, se sont engagés à mobiliser 22 milliards de dollars dans le cadre du Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire.La Banque mondiale est en train d’administrer le fonds. Les Etats-Unis, l’Espagne, la Corée du Sud et le Canada, ainsi que la Fondation Bill et Melinda Gates sont les partenaires au développement qui ont contribué au fonds."Mais il y a des conditions liées à la façon dont les pays auront accès à ces fonds", a déclaré Meebelo à IPS. Elle a expliqué qu’il faut que les pays aient passé par le processus du PDDAA, qui intègre la conception d’un plan national d’investissement comprenant des programmes détaillés dont les coûts sont entièrement évalués et la signature de l’accord du PDDAA.C’est un accord de haut niveau entre le gouvernement, les représentants régionaux et les partenaires au développement pour la mise en œuvre orientée du programme."Les plans d’investissement doivent avoir subi un examen technique indépendant et le plan doit avoir été également déposé avant une réunion d’affaires de haut niveau du PDDAA ", a expliqué Meebelo.Les pays qui ont eu accès au fonds jusqu’à présent sont le Togo, la Sierra Leone et le Rwanda. L’Ethiopie, l’Ouganda, le Kenya et le Malawi sont tous censés bénéficier également du fonds après avoir réussi à soumettre leur plan d’investissement d’ici à fin septembre.Le COMESA, en partenariat avec la Commission de l’Union africaine et le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique, est en train de coordonner et de faciliter le PDDAA.Basé à Pretoria, Mbeki Ndlovu, un chercheur du Réseau d’analyse de la politique d’alimentation, d’agriculture et des ressources naturelles (FANRPAN) en Afrique du Sud, a expliqué que le PDDAA a quatre piliers qui guident les gouvernements dans la gestion durable de la terre et de l’eau; dans la construction des infrastructures commerciales et de marketing; dans l’augmentation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle; dans la promotion de la recherche dans l’agriculture et dans l’extension et la formation pour l’adoption et la vulgarisation des nouvelles technologies.Le FANRPAN, un réseau de chercheurs, d’agriculteurs et de gouvernements, qui couvre présentement 14 pays d’Afrique australe, est en train de coordonner la mise en œuvre du programme aux niveaux national et régional dans la sous région.Il a déclaré que plusieurs pays en Afrique sont actuellement en train de relier leurs programmes agricoles au PDDAA. "Cependant, il faut compléter les interventions prioritaires nationales aux programmes prioritaires d’investissement régional".Le COMESA, selon Ndlovu, est en train de mettre en oeuvre les principaux programmes en infrastructure, en commerce et en agriculture conformément au plan continental. Ce marché a élaboré un accord régional qui travaille sur l’harmonisation des programmes d’investissement agricole dans la région."Les priorités stratégiques de cette harmonisation comprennent l’augmentation de la production alimentaire et de la productivité tout le long de la chaîne de valeur régionale comme sur les fermes, dans les industries de transformation et dans la commercialisation, dans le développement des capacités humaines et institutionnelles et dans le développement des sphères prioritaires du commerce et du développement régionaux", a déclaré Ndlovu.Le Malawi est un pays qui a signé depuis le pacte du PDDAA. Le directeur du service de l’élevage du Malawi, Wilfred Lipita, a déclaré que les politiques agricoles de ce pays sont maintenant reliées aux piliers du PDDAA. "Nous ne travaillons plus en vase clos. Toutes nos politiques sont liées aux piliers du PDDAA", a-t-il déclaré.Lipita espère que les sphères du commerce et du développement seront bientôt mises en œuvre. Il a déclaré que le Malawi réussit dans ses programmes agricoles aux endroits où il utilise un programme national de subvention pour les intrants agricoles en vue de devenir un exportateur net de céréales."Nous avons des intrants à importer d’autres pays et des produits agricoles à exporter. Tout cela peut marcher si les sphères de commerce et de développement fonctionnent", a déclaré Lipita.Il espère que les fonds du PDDAA aideront dans le développement des sphères du commerce et du développement.

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      AFRIQUE: L’absence de planification urbaine touchera davantage de citoyens

        By Isaiah Esipisu

        NAIROBI, 13 août (IPS) – Des milliers de citadins kényans, riches ou pauvres, vivent dans la crainte de voir leurs investissements immobiliers bientôt détruits puisque le pays a du mal à suivre la rapide urbanisation des cités.

        Et maintenant, une nouvelle étude de l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED), en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), annonce que des centaines de millions de citoyens dans le monde en développement auront encore à souffrir du poids d’une pauvreté caractérisée par des maladies liées aux mauvaises conditions environnementales et de logement, telles que le cholera, si leurs dirigeants n’adoptent pas et ne planifient pas d’avance la rapide urbanisation.La plupart des Kényans, les riches comme les pauvres, ont déjà subi ce sort. Dans le domaine luxueux de Spring Valley à Nairobi, Mike Maina Kamau, s’est réveillé le 14 juillet face à une réalité dévastatrice. Sous l’autorisation du gouvernement, des bulldozers démolissaient sa luxueuse maison de huit chambres.Pourtant, son cas n’est pas isolé. Des incidents du genre sont en cours depuis des années. Plusieurs autres structures ont été démolies, y compris des stations-service, des magasins, des résidences, de petits kiosques et des habitats non conventionnels. Tout cela au nom de l’expansion de la ville.L’un des plus remarquables cas a été en octobre lorsque l’un des plus grands supermarchés du pays, le long de Thika Road, a été démoli la nuit. L’intégralité du stock du supermarché Nakumatt, des millions de dollars, a été détruite.La nécessité d’élargir les routes à Nairobi, en particulier autour de la ville, vient du fait que des embouteillages interminables pendant les heures de pointe semblent être le noeud du problème. Cela a obligé les urbanistes à retourner vers leurs archives cartographiques pour dénicher les anciens plans de routes pour l’expansion.Mais bientôt, de nombreux promoteurs et propriétaires ont découvert que bien qu’ils aient acquis leurs propriétés à travers ce qui était perçu comme des procédures légales mises en place par le gouvernement précédent, la plupart de ces dernières étaient en réalité des transactions frauduleuses des employés corrompus du gouvernement et n’avaient aucun droit foncier. Leurs constructions ont été démolies pour donner de l’espace à l’expansion.La nouvelle étude a indiqué que de tels incidents sont susceptibles de continuer à affecter plusieurs autres citadins dans les pays pauvres, notamment en Afrique et en Asie."Si les gouvernements dans le monde en développement n’adoptent pas et ne planifient pas la rapide urbanisation, alors ils risquent de porter atteinte à l’avenir des centaines de millions de leurs citoyens", rapporte l’étude publiée le 6 août.L’étude exhorte les gouvernements, surtout ceux des pays pauvres, à tenir compte des leçons tirées de l’échec du Brésil en aménagement. Les conclusions montrent qu’à cause de la croissance urbaine rapide au Brésil, la pauvreté s’est renforcée et de nouveaux problèmes environnementaux sont apparus.Les conclusions sont caractéristiques de ce qui se passe déjà à Nairobi. En dehors de la démolition des constructions dans la capitale, le site municipal de décharge de Dandora est l’un des plus grands de l’Afrique selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). C’est aussi le seul site de décharge de Nairobi.Il a été créé dans les années 1970, comme une mesure temporaire. Mais comme la ville s’est agrandie, le site de décharge est demeuré et toutes les ordures de Nairobi sont déversées ici. Situé dans les environs de la ville, le site abrite diverses catégories de déchets – y compris les déchets chimiques. Il a été lié à la mauvaise santé, surtout pour les enfants de la région, et constitue le principal polluant de la rivière Nairobi."Nous sommes déjà confrontés à la vague humaine, rivalisant pour l’espace limité, dans la plupart des bidonvilles de Nairobi", a déclaré Josiah Omotto, directeur de Umande Trust, une des organisations communautaires soutenant le droit des habitants des bidonvilles à l’accès aux services d’eau et d’assainissement."Dans le bidonville de Kibera, les bicoques sont si entassées que les habitants n’ont pas d’espace pour des latrines. Ils doivent déféquer dans des sacs en papier qu’ils jettent ensuite. Cela, conjugué au fait que le bidonville n’a pas un système d’égouts, devient une source de mauvaise santé", a ajouté Omotto. Kiberia est le deuxième plus grand township en Afrique, après Soweto en Afrique du Sud.Selon les statistiques du gouvernement, 80 pour cent des Brésiliens vivent dans des zones urbaines. Ce chiffre a augmenté à partir de 36 pour cent en 1950, ce qui en fait l’un des pays ayant la plus rapide urbanisation en Europe et en Amérique du Nord. Mais la recherche a souligné que cette transition est advenue avec un coût considérable pour la population – qui pouvait être évité -, parce que le Brésil n’a ni abordé les inégalités sociales ni prévu la croissance urbaine.Les dernières projections montrent que la population urbaine africaine augmentera de 953 millions dans la première moitié de ce siècle et les zones urbaines asiatiques de plus de deux milliards.En général, la proportion des pays en développement qui ont adopté des mesures pour freiner la croissance urbaine est passée de 46 pour cent en 1976 à 74 pour cent en 2007, selon le FNUAP. Pourtant, les chercheurs considèrent cela comme une recette pour accroître la pauvreté et la dégradation de l’environnement.Selon Dr Catherine Kiobutungi, chercheuse à African Population and Health Research Centre (Centre africain de recherche sur la population et la santé), les mauvaises conditions de vie dans les bidonvilles ont accru la propagation des maladies non transmissibles au sein des résidents de Nairobi. Les statistiques du gouvernement indiquent que 60 pour cent des résidents de Nairobi vivent dans des bidonvilles.Les principaux chercheurs de l’étude sur le Brésil – Dr George Martine (ancien président de l’Association brésilienne des études démographiques) et Dr Gordon McGranahan de l’IIED, ont déclaré que le premier pas important est que les décideurs reconnaissent aux pauvres leurs droits de vivre dans les villes et de partager les avantages de la vie urbaine."Le second pas est de planifier bien avant leurs besoins immobiliers et fonciers avec une vision constamment actualisée sur l’utilisation durable de la terre", ont dit les chercheurs dans un communiqué.

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        AFRIQUE: L’initiative "Tout sauf les armes" profite à très peu de gens

          By Isolda Agazzi

          GENEVE, 21 juil (IPS) – L’initiative "Tout sauf le commerce des armes" qui prévoit un traitement préférentiel aux pays pauvres, profite seulement à un nombre limité de personnes dans les populations cibles.

          Elle devrait être également élargie à plus de pays, déclarent les organisations de la société civile.L’initiative "Tout sauf les armes" (TSA) accorde l’accès sans droits de douane ni limitation quantitative au marché de l’Union européenne (UE) pour les exportations provenant des pays les moins développés (PMA)."L’initiative TSA est très bonne mais les principaux bénéficiaires ont tendance à être les entrepreneurs des entreprises publiques", a récemment déclaré Rehman Sobhan, président du Centre pour le dialogue politique, lors de la réunion de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) à Genève.Le Centre pour le dialogue politique est un comité d’experts de la société civile basé à Dacca, au Bengladesh.Sobhan a recommandé que les Organisations non gouvernementales (ONG) aient plus d’influence "pour soutenir qu’au moins un tiers de toutes ces sociétés soit possédé par les pauvres ou les travailleurs. Ceci donnera l’avantage de l’accès au marché aux plus démunis", a-t-il expliqué.L’initiative TSA, qui a été adoptée par l’UE en 2001, accorde l’accès sans aucune restriction quantitative à tous les produits des PMA, sauf les armes et les munitions. Les bananes, le sucre et le riz ont été également exclus pour une période limitée."L’APRODEV salue l’initiative TSA, bien que nous reconnaissions ses imperfections en tant que relation non contractuelle", a déclaré à IPS, Karin Ulmer, chargée de politique pour le commerce et le genre, dans un entretien. APRODEV est une association de 17 organisations chrétiennes d’aide humanitaire et au développement en Europe, basée à Bruxelles.Mais elle ne soutient pas la déclaration de Sobhan et préfèrerait soutenir que la capacité et l’opportunité de tirer avantage de l’accès au marché dépendent de plusieurs dimensions et domaines politiques. Par conséquent, il est nécessaire de regarder de plus près certains pays, leurs stratégies de développement économique et la manière dont ces dernières se rapportent aux politiques commerciales."Une question fondamentale est de savoir si la politique commerciale répond aux stratégies de politique économique et en tient compte, ou si c’est l’inverse comme c’est le cas souvent en Afrique. La politique économique devrait modeler les politiques commerciales", souligne-t-elle.Le développement de marchés régionaux serait un plus grand avantage que l’initiative TSA, pour les groupes sociaux et économiques les plus pauvres et les plus petits. "Par exemple, il y a un énorme potentiel de marchés alimentaires locaux et régionaux plus autonomes, dans de nombreux pays en développement", explique-t-elle."C’est pourquoi nous aimerions voir une initiative TSA – comme un accord pour tous les pays africains (pas seulement pour les PMA), afin d’éviter l’approche 'centre et périphérie' et le fractionnement des marchés et groupements régionaux africains, comme cela se passe avec les accords de partenariats économiques", poursuit Ulmer.Selon le rapport 2009 de la CNUCED sur le développement économique en Afrique, l’expansion du commerce intra africain pourrait aider les pays africains à diversifier leur production vers des produits non traditionnels, en particulier les produits manufacturés.La CNUCED a également proposé de rassembler en un groupe tous les pays structurellement faibles et vulnérables, ce qui signifierait pour l’Afrique le balayage de la division souvent arbitraire entre les PMA et les non PMA sur le continent."Nous pourrions soutenir que le commerce intra et inter régional présente plus d’avantages pour les groupes de producteurs pauvres, les travailleurs et les petits commerçants. Comme le montre notre étude au Zimbabwe, ceci est particulièrement vrai pour les femmes. Plusieurs différentes dimensions doivent être considérées pour que les femmes et les hommes défavorisés profitent du commerce", ajoute Ulmer.Anne-Catherine, chargée de politique de l’UE à ActionAid, a déclaré à IPS que "les PMA ne sont pas en position d’utiliser les préférences accordées par l’initiative TSA parce qu’ils n’ont pas la technologie et les autres capacités productives pour passer aux produits manufacturés d’exportation". Par conséquent, ils continuent d’exporter principalement des marchandises et produits sans valeur ajoutée.ActionAid est une ONG internationale de développement dont l’objectif est de lutter contre la pauvreté dans le monde entier.De même, dit-elle, l’initiative TSA n’a souvent pas été en mesure d’attirer le niveau nécessaire d’investissement direct étranger dont on a besoin pour augmenter les exportations.Concernant les industries d’exportation, c’est seulement les entreprises d’une certaine capacité et ayant certaines relations avec les marchés qui sont les mieux placées pour bénéficier de ces initiatives, poursuit-elle."Les groupes à faible revenu profitent surtout à travers l’emploi, mais ceci pourrait varier selon la structure économique de certains secteurs. Par exemple, dans le secteur agricole, les petits agriculteurs ont tendance à dominer dans le coton et le cacao", poursuit Claude."La croissance économique (à travers l’initiative TSA ou autres allocations) n’a pas forcément créé une participation plus grande des pauvres dans l’économie en raison du manque de leur accès aux facteurs de production. Ceci est plus évident dans le cas des femmes", ajoute-t-elle.Claude insiste sur un point: les politiques commerciales n’ont pas besoin d’avoir une certaine composante de mesures anti-discriminatoires – telles que les mesures sur l’accès au crédit, le transfert de technologie et la protection sociale – pour renforcer la participation des petites et moyennes entreprises. (FIN/IPS/AF/EU/IF/WO/HU/AG/CF/OG/EP/IB/RF/DV/TA/TRA-EN/GH/IA/CW/IZY/10)

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          AFRIQUE: L’extension de l’assiette fiscale pour "promouvoir le développement et la démocratie"

            By Julio Godoy

            PARIS, 17 juil (IPS) – Les pays africains doivent élargir leurs assiettes fiscales afin d’avoir plus de recettes pour financer leur développement, construire les institutions étatiques, renforcer le dialogue national et, plus généralement, leurs contrats sociaux avec les citoyens.

            Ce sont là quelques-unes des conclusions issues de deux études sur les systèmes fiscaux en Afrique.L’édition 2010 des perspectives économiques en Afrique, élaborée par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), représentant les pays riches, conclut que l’extension de l’assiette fiscale des pays africains n’implique pas nécessairement l’augmentation des taxes.Les taxes doivent être plutôt applicables aux différentes activités économiques, depuis les industries d’extraction au revenu personnel, et les exonérations doivent être supprimées de façon systématique.Jean-Philippe Stijns, principal auteur de l’étude de l’OCDE, a déclaré qu’à long terme "les pays africains doivent former une élite hautement qualifiée, bien payée et intègre pour l’administration fiscale afin de s’assurer que l’Etat puisse collecter les ressources financières dont il a besoin pour financer les programmes de développement".Stijns, économiste au bureau pour l’Afrique et le Moyen Orient au Centre de développement de l’OCDE, a cité deux exemples de pays africains ayant réussi à former de telles élites."L’Ouganda et le Rwanda, deux des pays au revenu le plus bas du continent africain, ayant souffert de guerres civiles dévastatrices dans un passé récent, ont pu mettre en place une administration fiscale qualifiée, efficace qui comporte une élite de fonctionnaires publics non politiciens", a déclaré Stijns.Si les pays à faible revenu ont réalisé cela, tout autre pays en Afrique peut le faire, a souligné Stijns.Mais la reforme de l’administration fiscale "doit également créer un système moderne reposant sur le respect volontaire des règles fiscales par les contribuables, appuyé par des contrôles sélectifs des risques pour renforcer ce respect", a-t-il ajouté.En outre, dans les pays ayant un revenu bas où les capacités techniques des secteurs public et privé à la fois sont faibles, les systèmes d’imposition doivent être relativement simples et transparents, faciles à comprendre par les contribuables, et les procédures de paiement devraient être simplifiées.Stijns a déclaré que la suppression des innombrables exonérations qui rendent les systèmes actuels assez lourds est essentielle pour l’efficacité. "Un bel exemple des avantages et de la faisabilité de la suppression des exonérations est celui du Maroc", déclare-t-il à IPS."Le Maroc a réalisé un sondage sur les dépenses fiscales pour évaluer toutes les exonérations fiscales dans le pays", a expliqué Stijns. "Le sondage a montré que les exonérations étaient arbitraires et extrêmement coûteuses en termes de recettes pour l’Etat. L’étude a fait prendre conscience aux législateurs marocains et les a encouragés à remettre en cause et à supprimer les exonérations".De pareils sondages sur les dépenses fiscales devraient être réalisés partout.L’édition 2010 des perspectives économiques en Afrique, co-rédigée par des experts de la Banque africaine de développement et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, a confirmé que les pays africains ont été affaiblis par la récente récession mondiale à un moment où ils sont obligés de faire des efforts supplémentaires pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement.La crise économique mondiale a amené la période de forte croissance en Afrique à une chute soudaine. La croissante économique moyenne a chuté, passant d’environ six pour cent en 2006-2008 à 2,5 pour cent en 2009.La crise a encore réduit les recettes fiscales déjà peu élevées, surtout dans les pays les plus pauvres. Les impôts annuels par personne en 2008 se situent entre 20 et 40 dollars au Burundi, en Guinée Bissau, en république démocratique du Congo, en Sierra Leone et en Ethiopie; à environ 5.000 dollars en Guinée Equatoriale et à peu près 12.000 dollars en Libye.En plus de l’augmentation des recettes pour l’Etat, les systèmes fiscaux détiennent de multiples avantages démocratiques et institutionnels pour les pays en développement, a déclaré Stijns."Au delà des questions d’efficacité de recouvrement des impôts se cache la question beaucoup plus importante de crédibilité politique de l’Etat et de la façon dont les contribuables potentiels sentent qu’il existe un 'contrat social' valable", a déclaré Stijns à IPS."Aider les Etats africains à étendre leur assiette fiscale, c’est les encourager à s’engager plus directement avec leurs citoyens et à mieux prendre en compte leurs besoins", a souligné Stijns. Ces mesures incitatives favoriseront également la construction d’institutions étatiques légitimes et renforceront le dialogue social.Ces conclusions reprennent celles d’un autre rapport intitulé "Africa tax Spotlight" (Projection sur les systèmes d’imposition fiscale en Afrique), produit par Tax Justice Network (TJN) basé à Londres, qui résume les différentes études menées par les économistes africains, européens et américains sur les systèmes africains d’imposition fiscale.Samuel Fakile, professeur d’économie et des finances publiques à l’Université de Covenant à Ota au Nigeria, a déclaré à IPS que "les recettes fiscales sont relativement basses dans la plupart des pays d’Afrique. La mobilisation de recettes fiscales supplémentaires est davantage nécessaire à cause de la faible légitimité accordée à l’Etat, puisque les taxes ne se traduisent pas souvent en améliorations dans la fourniture de service public".En outre, Fakile a déclaré: "La fiscalité est une fonction importante de gouvernance. Elle a la possibilité d’influencer les relations entre l’Etat et la société de manière significative et distincte. En Europe, la taxe n’aide pas seulement à créer l’Etat, elle aide à donner un modèle d’Etat".Fakile s’est plaint de ce que la libéralisation du commerce international a obligé les pays africains à réduire les tarifs et donc à collecter moins de recettes fiscales. Une libéralisation plus poussée aggravera cette perte.Il a également fait appel à la suppression des zones franches qui offrent des exonérations fiscales. "Les zones franches ont conduit au rétrécissement de l’assiette fiscale, à plus de complication dans l’administration fiscale et sont les principales causes de perte et de saignée des recettes provenant de l’économie fiscale", a poursuivi Fakile.Un élément important pour l’avenir d’une justice fiscale dans les pays africains, a-t-il souligné, est "l’éducation de la jeunesse, la prochaine génération de contribuables, sur l’importance et le rôle des taxes".Il estime que "des activités de sensibilisation y compris la couverture radiophonique et télévisuelle, la publicité et les programmes sur des thèmes relatifs à la fiscalité aideront les enfants et les adultes à comprendre la responsabilité civique de payer les taxes".

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            AFRIQUE: L’agrobiodiversité, la clé de l’adaptation

              By Isaiah Esipisu

              NAIROBI, 1 juin (IPS) – La mécanisation, l'utilisation accrue d'engrais, et la plantation de semences hybrides ont soutenu les augmentations énormes de la production agricole mondiale au cours des 40 dernières années.

              La biotechnologie est le dernier stratagème, mais les agronomes annoncent que les changements climatiques pourraient anéantir ces progrès, à moins que les fermiers commencent à combiner ces méthodes avec les connaissances indigènes."Le monde se dirige vers une déception. Les changements climatiques perturbent déjà la productivité agricole partout", a déclaré Dr Frank Attere, l'assistant spécial du président de l'Alliance pour la révolution verte en Afrique (AGRA)."Et si cela continue", a-t-il poursuivi, "le monde sera laissé sans semences indigènes qui peuvent résister à toutes les conditions météorologiques, et cela conduirait à une grave insécurité alimentaire et à la perte de la biodiversité pour les générations à venir".L'AGRA est une organisation non gouvernementale travaillant à assurer la sécurité alimentaire en Afrique par la promotion de l'agriculture productive et durable chez les petits agriculteurs. Cette alliance vise à faire cela en assurant la disponibilité de bonnes semences, la protection des sols fertiles et un meilleur accès à l'information, aux marchés et financements, au stockage et au transport.Un document publié au cours de l'un des événements secondaires de la grande conférence sur la biodiversité organisée à Nairobi, au Kenya, révèle qu’au moment où l’on craint fort l'impact des changements climatiques sur la productivité agricole, les communautés traditionnelles agricoles et pastorales à travers le monde figurent parmi celles qui ont les mécanismes les plus résistants pour s’en sortir.La conférence de Nairobi est la quatorzième réunion de l'Organe subsidiaire chargé de fournir des conseils scientifiques, techniques et technologiques de la Convention sur la biodiversité (SBSTTA 14). Elle est organisée dans les locaux du Programme des Nations Unies pour l'environnement, conjointement avec la troisième Réunion du groupe de travail sur l'examen de la mise en œuvre (WGRI 3). L'objectif est de fournir des conseils relatifs à la mise en application de la Convention sur la biodiversité."L'Utilisation de l'agrobiodiversité par les communautés agricoles indigènes et traditionnelles pour s'adapter aux changements climatiques", mise en place par un consortium de chercheurs, d’agriculteurs et de décideurs réunis comme étant la Plateforme pour la recherche sur l’agrobiodiversité, fournit des exemples venant de tout le monde en développement."Les fermiers dans l'est du Kenya sont en train d’employer la permaculture, une méthode agricole traditionnelle par laquelle différents types de cultures, des vignes aux arbres fruitiers, sont développées ensemble comme une stratégie pour faire face à une météo irrégulière", a expliqué Patrick Maundu, ethnobotaniste au Musée national du Kenya, et représentant des agriculteurs de l'est du Kenya.La partie orientale du pays, communément appelée "Ukambani" en swahili, est essentiellement semi-aride, ne recevant que des pluies irrégulières avec de longues périodes de sécheresse qui peuvent durer trois ans.Pour résister à cette sécheresse de longue date – qui pourrait être potentiellement aggravée par les changements climatiques -, les produits cultivés ici comprennent les plantes vivaces telles que les fruits indigènes qui résistent bien aux conditions météorologiques irrégulières; des légumineuses importantes telles que le pois cajan, le dolique, le haricot grimpant (ngelenge) et les formes rampantes du dolique (ndamba) qui ont été cultivées avec succès dans ces conditions difficiles pendant des générations."Ces connaissances indigènes constituent ce qui doit être intégré à la nouvelle technologie afin de développer la résistance aux changements climatiques, notamment pour les prochaines générations", a déclaré Dr Attere.Un autre exemple, du Burkina Faso, parle de la façon dont les agriculteurs dans ce pays ont résisté à la désertification et ont réhabilité les terres dégradées par la plantation d'arbres dans les champs et autour des villages.Ils utilisent également les méthodes traditionnelles de collecte et de stockage de l'eau, ainsi que des techniques de conservation de l'humidité du sol telles que les fosses zai. Une fosse zai est un trou carré de 60 centimètres de côté et de 60 cm de profondeur, creusé dans un sol sec et sablonneux. Il est rempli du fumier de compost mélangé à la couche arable. Lorsque le mélange du compost et de la terre arable est saturé, soit avec l'eau de pluie (ou par irrigation), il peut retenir l'humidité pendant plusieurs jours – alors que le sol sablonneux qui l'entoure se dessèche presque aussitôt.Dans les régions du Bangladesh sujettes à la sécheresse, la résistance des jardins potagers traditionnels est renforcée par la culture intercalaire d'arbres fruitiers avec des légumes, par l'irrigation à petite échelle et les engrais organiques. Dans les régions touchées par les inondations, des jardins flottants ont été créés pour produire un mélange de cultures traditionnelles, de l'amarante rouge et du chou-rave."L’adaptation aux changements climatiques a généralement impliqué une série d’actions diverses à tous les trois niveaux: l’écosystème ou le paysage, la ferme ou le système agricole, et l’implication de la diversité des espèces croisées et des espèces non croisées", a indiqué Paul Bordoni de la Plate-forme pour la recherche en agrobiodiversité, au Projet sur les changements climatiques.Il a indiqué que l’entretien de la diversité des espèces croisées et non croisées en utilisant les cultures traditionnelles et le bétail ainsi que l'accès à la nouvelle diversité constituent un bon moyen d'adaptation et de résistance aux changements climatiques."Mais il y a un besoin urgent de ressusciter les pratiques agricoles traditionnelles. Le processus d'innovation en cours nécessite l’implication et l'utilisation des savoirs traditionnels combinées avec l’accès à de nouvelles connaissances", a déclaré Bordoni.Ce message circule à contre-courant à un moment où les forces du marché ainsi que la politique et les subventions gouvernementales font plus couramment la promotion de techniques agricoles qui menacent la survie des connaissances agricoles indigènes.La promotion de semences améliorées – que ce soit des semences hybrides ou des semences génétiquement modifiées conventionnellement développées – et la distribution des engrais industriellement produits sont généralement considérées comme un remplacement des variétés et méthodes traditionnelles."Nous apprécions toutes ces technologies", a déclaré Attere. "Le plus gros problème est qu'une fois qu'elles sont expérimentées, les récoltes sont dans la plupart des cas très élevées, au point où les agriculteurs peuvent chercher à détruire toutes les espèces indigènes sur leur ferme à cause de leur faible rendement et de leur mauvaise qualité".Il a poursuivi: "Pendant que nous détruisons la variété indigène, nous oublions très rapidement que la variété technologiquement améliorée a été développée à partir des mêmes variétés que nous condamnons. La société doit faire un pas en arrière et retourner pour s’inspirer une fois encore des communautés indigènes".Bordoni a fait observer que l’agrobiodiversité locale pourrait être la base pour l'intégration de l'adaptation et la protection des droits des peuples indigènes.

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              AFRIQUE: L’agriculture biologique pourrait être une solution à l’insécurité alimentaire

                LE CAP, 23 juillet (IPS) – Les fermiers commerciaux échouent parfois dans l’agriculture biologique parce qu’ils décrochent très rapidement, enfouissant tous les produits chimiques, ce qui est aussi traumatisant pour le sol "qu’un toxicomane arrêtant la drogue d’un seul coup".

                Voici comment Cornelius Ootshuizen, le directeur de l’équipe de gestion de l’Institut Biofarm d’Afrique du Sud, explique pourquoi il existe des histoires de succès de l’agriculture biologique, relativement peu nombreuses, en Afrique du Sud. L’Institut Biofarm d’Afrique du Sud fait la promotion d’une agriculture naturelle et biologique durable et rentable.

                "L’échec survient lorsqu’un fermier, qui utilise des produits chimiques sur un champ depuis longtemps, tourne soudainement vers 100 pour cent d’agriculture biologique. Si vous avez 1.000 hectares de terre, vous ne pouvez pas commencer une agriculture biologique de monoculture sur toute la terre. L’on doit d’abord cultiver naturellement avec des produits chimiques non nuisibles.

                "Si vous enlevez brusquement tous les produits chimiques sur la terre qui a été chimiquement cultivée, elle est confrontée au traumatisme. C’est comme un toxicomane qui arrête brusquement la drogue".

                Le sol doit être préparé – les micro et macro minéraux doivent être équilibrés; le système écologique doit être rétabli (il doit exister une forte activité des insectes et des vers dans le sol); et l’érosion du sol doit être maîtrisée de diverses façons. Avec l’agriculture naturelle, des produits chimiques non nuisibles sont utilisés alors que l’agriculture biologique ne permet l’utilisation d’aucune sorte de produits chimiques.

                Cela constitue l’un des problèmes qui ont besoin d’être réglés si des agriculteurs sud-africains doivent entamer l’agriculture biologique qui est non seulement lucrative, mais règlera également l’éternel problème de la sécurité alimentaire du continent africain.

                Le marché international pour les produits agricoles biologiques s’élève à 50 milliards de dollars par an, mais le potentiel de l’Afrique dans ce domaine est encore largement inexploité.

                L’agriculture biologique peut être la solution aux problèmes de la sécurité alimentaire du continent. En juin, l’organisation d’aide, Oxfam, a prévenu que l’Afrique subsaharienne connaîtra d’importantes pertes de maïs atteignant deux milliards de dollars chaque année en raison des conditions climatiques changeantes.

                La région est prédisposée à une pénurie d’eau, aux catastrophes naturelles et à la sécheresse. Des experts avertissent que les ressources rares de l’Afrique doivent être exploitées prudemment afin d’assurer la sécurité alimentaire.

                Selon Raymond Auerbach, un célèbre défenseur de l’agriculture biologique en Afrique, une étude faite par un nombre d’organisations montre que l’agriculture biologique peut doubler ou tripler la production dans le monde en développement. Elle réduit l’utilisation de l’énergie solaire de 33 à 56 pour cent; elle utilise l’eau jusqu’à 40 pour cent plus efficacement et les aliments biologiquement produits ont des niveaux plus élevés de nutriments essentiels.

                Auerbach est le directeur de la Fondation Rainman Landcare, basée en Afrique du Sud. L’organisation apprend aux producteurs à cultiver d’une manière écologiquement saine et à faire une utilisation optimale des rares ressources en eau de l’Afrique. Elle aide également les fermiers à s’organiser dans des groupes efficaces et à développer des marchés.

                Un rapport de 2008 du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a montré que dans 114 projets, dans 24 pays africains, les rendements des cultures ont plus que doublé lorsque des méthodes d’agriculture biologique ont été utilisées.

                Toutefois, l’ignorance et la résistance à l’agriculture biologique ainsi que la domination financière des entreprises de semences et de l’engrais avec des relations politiques solides constituent quelques-unes des raisons pour lesquelles les marchés des produits biologiques n’ont pas été totalement développés.

                Auerbach a confié à IPS que les agriculteurs de produits biologiques sud-africains sont confrontés à beaucoup d’obstacles. "Premièrement, il y a localement peu de recherches pour les guider. Deuxièmement, le gouvernement n’assistera pas souvent les agriculteurs sauf s’ils utilisent des engrais et des poisons. Et, troisièmement, l’obtention de 'produits biologiques' certifiés est difficile et coûteuse.

                "La résistance à l’agriculture biologique est alimentée par deux facteurs – les droits acquis et l’ignorance professionnelle. Des entreprises soutiennent les méthodes qui permettent de vendre leurs produits. Mais à qui profitent les produits biologiques? Pas les firmes, mais les fermiers et leurs clients, ainsi que l’environnement", a-t-il affirmé.

                "Au plan professionnel, il a été dit à ceux qui ont été formés dans nos écoles professionnelles et universités (sud-africaines) que les engrais, les poisons et les semences GE (génétiquement modifiées] sont scientifiques et progressistes, alors que les 'veilles' méthodes ne sont pas scientifiques".

                Pourtant, le revenu potentiel issu de l’agriculture biologique est énorme. Selon Auerbach, les agriculteurs des produits biologiques en Ouganda génèrent annuellement 22 millions de dollars de recettes d’exportations. Ils fournissent également des vivres aux communautés locales.

                Oosthuizen a ajouté que les fermiers commerciaux sont motivés par la recherche du profit, et que la quantité leur est par conséquent plus importante que la qualité. "Les agriculteurs doivent montrer un profit et ils utiliseront les semences et l’engrais qui leur permettent d’atteindre cet objectif – même si le produit résultant est faible en valeur nutritive".

                Les semences génétiquement modifiées assurent des rendements importants des cultures, et les pesticides ainsi que les herbicides sont pulvérisés en grandes quantités sur les cultures. Les entreprises multinationales de semences et de pesticides, qui développent ces produits, ont souvent des relations avec des responsables du gouvernement. Ainsi, ils assurent qu’ils ont le premier accès aux marchés.

                "L’engrais, par exemple, est un sous-produit de l’industrie pétrochimique. Des milliards de dollars ont été investis dans ces industries. Les agriculteurs de cultures biologiques n’achètent pas chez ces multinationales. Alors, il y aura bien sûr la résistance des multinationales à l’agriculture biologique", a expliqué Oosthuizen.

                Selon Auerbach, "la sécurité alimentaire réside au cœur du mouvement biologique. En général, les grandes organisations de l’agro-industrie sont moins intéressées par la sécurité alimentaire que par la vente de leurs produits.

                "Même certaines organisations d’aide opérant en Afrique se glorifient que l’essentiel de l’argent qu’ils investissent dans le développement revient aux Etats-Unis sous la forme de paiement aux experts techniques américains et pour la fourniture de technologies et de produits".

                Pour Oosthuizen, la réponse à l’insécurité alimentaire réside dans le retour de l’agriculture au niveau local en Afrique. "Chaque village devrait avoir ses propres champs, son propre moulin et sa propre boulangerie pour nourrir sa population. Lorsque les populations locales sont nourries, alors l’on peut regarder vers des marchés plus larges.

                "C’est là où les gouvernements pourraient jouer un rôle important. Les stratégies de marketing devraient être centralisées et coordonnées. Par exemple: un gouvernement pourrait nommer 20 petits agriculteurs dans une certaine zone pour fournir conjointement cinq tonnes de maïs à un client spécifique".

                L’autonomisation des femmes paysannes peut être réalisée lorsque ce modèle est suivi. En Afrique, les femmes forment l’épine dorsale de l’économie agricole. Les avantages potentiels pour les femmes sont évidents si les gouvernements appliquent un principe de l’égalité de genre dans l’attribution des projets.

                A travers l’Afrique du Sud, les femmes urbaines et rurales pauvres luttent toujours contre la faim avec des jardins communautaires. Les produits agricoles qui en résultent non seulement les nourrissent avec leurs familles, mais l’excédent alimentaire est également vendu dans les marchés locaux, générant un revenu pour les femmes qui sont souvent les seules pourvoyeuses dans les familles élargies.

                Dans les zones rurales, les femmes peuvent bénéficier de l’agriculture biologique de deux façons, affirme Auerbach. "Elles peuvent utiliser les intrants qu’elles trouvent autour de la ferme, alors, elles ne sont pas obligées de voyager loin pour acheter des intrants chers. Elles sont aussi celles qui utilisent la nourriture pour leurs enfants; donc, dans la production et dans la consommation, personne ne sera exposé aux poisons". (FIN/IPS/2009)

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                AFRIQUE: L’agriculture biologique pourrait être une solution à l’insécurité alimentaire

                  By Stephanie Nieuwoudt

                  LE CAP, 22 juil (IPS) – Les fermiers commerciaux échouent parfois dans l’agriculture biologique parce qu’ils décrochent très rapidement, enfouissant tous les produits chimiques, ce qui est aussi traumatisant pour le sol "qu’un toxicomane arrêtant la drogue d’un seul coup".

                  Voici comment Cornelius Ootshuizen, le directeur de l’équipe de gestion de l’Institut Biofarm d’Afrique du Sud, explique pourquoi il existe des histoires de succès de l’agriculture biologique, relativement peu nombreuses, en Afrique du Sud. L’Institut Biofarm d’Afrique du Sud fait la promotion d’une agriculture naturelle et biologique durable et rentable.

                  "L’échec survient lorsqu’un fermier, qui utilise des produits chimiques sur un champ depuis longtemps, tourne soudainement vers 100 pour cent d’agriculture biologique. Si vous avez 1.000 hectares de terre, vous ne pouvez pas commencer une agriculture biologique de monoculture sur toute la terre. L’on doit d’abord cultiver naturellement avec des produits chimiques non nuisibles.

                  "Si vous enlevez brusquement tous les produits chimiques sur la terre qui a été chimiquement cultivée, elle est confrontée au traumatisme. C’est comme un toxicomane qui arrête brusquement la drogue".Le sol doit être préparé – les micro et macro minéraux doivent être équilibrés; le système écologique doit être rétabli (il doit exister une forte activité des insectes et des vers dans le sol); et l’érosion du sol doit être maîtrisée de diverses façons. Avec l’agriculture naturelle, des produits chimiques non nuisibles sont utilisés alors que l’agriculture biologique ne permet l’utilisation d’aucune sorte de produits chimiques.Cela constitue l’un des problèmes qui ont besoin d’être réglés si des agriculteurs sud-africains doivent entamer l’agriculture biologique qui est non seulement lucrative, mais règlera également l’éternel problème de la sécurité alimentaire du continent africain.

                  Le marché international pour les produits agricoles biologiques s’élève à 50 milliards de dollars par an, mais le potentiel de l’Afrique dans ce domaine est encore largement inexploité.

                  L’agriculture biologique peut être la solution aux problèmes de la sécurité alimentaire du continent. En juin, l’organisation d’aide, Oxfam, a prévenu que l’Afrique subsaharienne connaîtra d’importantes pertes de maïs atteignant deux milliards de dollars chaque année en raison des conditions climatiques changeantes.

                  La région est prédisposée à une pénurie d’eau, aux catastrophes naturelles et à la sécheresse. Des experts avertissent que les ressources rares de l’Afrique doivent être exploitées prudemment afin d’assurer la sécurité alimentaire.Selon Raymond Auerbach, un célèbre défenseur de l’agriculture biologique en Afrique, une étude faite par un nombre d’organisations montre que l’agriculture biologique peut doubler ou tripler la production dans le monde en développement. Elle réduit l’utilisation de l’énergie solaire de 33 à 56 pour cent; elle utilise l’eau jusqu’à 40 pour cent plus efficacement et les aliments biologiquement produits ont des niveaux plus élevés de nutriments essentiels.

                  Auerbach est le directeur de la Fondation Rainman Landcare, basée en Afrique du Sud. L’organisation apprend aux producteurs à cultiver d’une manière écologiquement saine et à faire une utilisation optimale des rares ressources en eau de l’Afrique. Elle aide également les fermiers à s’organiser dans des groupes efficaces et à développer des marchés.

                  Un rapport de 2008 du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a montré que dans 114 projets, dans 24 pays africains, les rendements des cultures ont plus que doublé lorsque des méthodes d’agriculture biologique ont été utilisées.Toutefois, l’ignorance et la résistance à l’agriculture biologique ainsi que la domination financière des entreprises de semences et de l’engrais avec des relations politiques solides constituent quelques-unes des raisons pour lesquelles les marchés des produits biologiques n’ont pas été totalement développés.

                  Auerbach a confié à IPS que les agriculteurs de produits biologiques sud-africains sont confrontés à beaucoup d’obstacles. "Premièrement, il y a localement peu de recherches pour les guider. Deuxièmement, le gouvernement n’assistera pas souvent les agriculteurs sauf s’ils utilisent des engrais et des poisons. Et, troisièmement, l’obtention de 'produits biologiques' certifiés est difficile et coûteuse.

                  "La résistance à l’agriculture biologique est alimentée par deux facteurs – les droits acquis et l’ignorance professionnelle. Des entreprises soutiennent les méthodes qui permettent de vendre leurs produits. Mais à qui profitent les produits biologiques? Pas les firmes, mais les fermiers et leurs clients, ainsi que l’environnement", a-t-il affirmé.

                  "Au plan professionnel, il a été dit à ceux qui ont été formés dans nos écoles professionnelles et universités (sud-africaines) que les engrais, les poisons et les semences GE (génétiquement modifiées] sont scientifiques et progressistes, alors que les 'veilles' méthodes ne sont pas scientifiques".Pourtant, le revenu potentiel issu de l’agriculture biologique est énorme. Selon Auerbach, les agriculteurs des produits biologiques en Ouganda génèrent annuellement 22 millions de dollars de recettes d’exportations. Ils fournissent également des vivres aux communautés locales.Oosthuizen a ajouté que les fermiers commerciaux sont motivés par la recherche du profit, et que la quantité leur est par conséquent plus importante que la qualité. "Les agriculteurs doivent montrer un profit et ils utiliseront les semences et l’engrais qui leur permettent d’atteindre cet objectif – même si le produit résultant est faible en valeur nutritive".

                  Les semences génétiquement modifiées assurent des rendements importants des cultures, et les pesticides ainsi que les herbicides sont pulvérisés en grandes quantités sur les cultures. Les entreprises multinationales de semences et de pesticides, qui développent ces produits, ont souvent des relations avec des responsables du gouvernement. Ainsi, ils assurent qu’ils ont le premier accès aux marchés.

                  "L’engrais, par exemple, est un sous-produit de l’industrie pétrochimique. Des milliards de dollars ont été investis dans ces industries. Les agriculteurs de cultures biologiques n’achètent pas chez ces multinationales. Alors, il y aura bien sûr la résistance des multinationales à l’agriculture biologique", a expliqué Oosthuizen.

                  Selon Auerbach, "la sécurité alimentaire réside au cœur du mouvement biologique. En général, les grandes organisations de l’agro-industrie sont moins intéressées par la sécurité alimentaire que par la vente de leurs produits."Même certaines organisations d’aide opérant en Afrique se glorifient que l’essentiel de l’argent qu’ils investissent dans le développement revient aux Etats-Unis sous la forme de paiement aux experts techniques américains et pour la fourniture de technologies et de produits".Pour Oosthuizen, la réponse à l’insécurité alimentaire réside dans le retour de l’agriculture au niveau local en Afrique. "Chaque village devrait avoir ses propres champs, son propre moulin et sa propre boulangerie pour nourrir sa population. Lorsque les populations locales sont nourries, alors l’on peut regarder vers des marchés plus larges.

                  "C’est là où les gouvernements pourraient jouer un rôle important. Les stratégies de marketing devraient être centralisées et coordonnées. Par exemple: un gouvernement pourrait nommer 20 petits agriculteurs dans une certaine zone pour fournir conjointement cinq tonnes de maïs à un client spécifique".

                  L’autonomisation des femmes paysannes peut être réalisée lorsque ce modèle est suivi. En Afrique, les femmes forment l’épine dorsale de l’économie agricole. Les avantages potentiels pour les femmes sont évidents si les gouvernements appliquent un principe de l’égalité de genre dans l’attribution des projets.

                  A travers l’Afrique du Sud, les femmes urbaines et rurales pauvres luttent toujours contre la faim avec des jardins communautaires. Les produits agricoles qui en résultent non seulement les nourrissent avec leurs familles, mais l’excédent alimentaire est également vendu dans les marchés locaux, générant un revenu pour les femmes qui sont souvent les seules pourvoyeuses dans les familles élargies.

                  Dans les zones rurales, les femmes peuvent bénéficier de l’agriculture biologique de deux façons, affirme Auerbach. "Elles peuvent utiliser les intrants qu’elles trouvent autour de la ferme, alors, elles ne sont pas obligées de voyager loin pour acheter des intrants chers. Elles sont aussi celles qui utilisent la nourriture pour leurs enfants; donc, dans la production et dans la consommation, personne ne sera exposé aux poisons".

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