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CUBA: Débuter la saison des cyclones avec de 'bonnes' et 'mauvaises' pluies

    By Patricia Grogg

    LA HAVANE, 29 juin (IPS) – La nouvelle saison des cyclones à Cuba devrait être très active, et elle a annoncé son arrivée avec des pluies intenses qui ont poussé les fleuves à sortir de leur lit et inonder de vastes zones dans la province occidentale de Pinar del Río.

    Cependant, Andrea, la première tempête tropicale nommée de l'année, n'a pas atteint le stade d'un ouragan.

    Les plus fortes pluies sont tombées à Pinar del Río, dans l'extrême-ouest de cette nation insulaire des Caraïbes, début-juin quand un système de basse pression s’est accumulé dans le golfe du Mexique. Il s'est progressivement transformé en tempête tropicale Andrea, avec des vitesses maximales soutenues de vent de 95 kilomètres/heure et des rafales de vents plus forts.

    Les provinces d’Artemisa et de Mayabeque, dans l’ouest, proches de La Havane, ont été également touchées par les pluies. La capitale cubaine a souffert de précipitations moins intenses que Pinar del Río.

    Andrea s’est éloignée de la partie la plus occidentale de Cuba le 6 juin, pour se diriger vers le territoire américain, où elle est arrivée avec des vents maximums soutenus de 100 km/heure sur la côte ouest de l'Etat de la Floride dans le sud-est.

    Une tempête tropicale devient un ouragan de catégorie 1 lorsque ses vents atteignent des vitesses comprises entre 118 et 152 km/heure.

    A Cuba, les pluies persistantes ont causé quelques dégâts, mais ont également apporté des avantages.

    "Il y a eu beaucoup de pluies ici, et les champs de maïs en ont vraiment bénéficié. Nous avons également économisé de l'eau pour l'irrigation", a déclaré à IPS, María Antonia Lemez, qui travaille dans une ferme publique à Mayabeque. Elle a indiqué que d'autres cultures ont également été endommagées.

    Même à Pinar del Río, la province la plus touchée, les nouvelles n'étaient pas totalement mauvaises, puisque ses 24 réservoirs se sont remplis de 187 millions de mètres cubes d'eau pendant à peine six jours, augmentant le niveau des réservoirs de 50 à 83 pour cent de leur capacité totale, selon les chiffres officiels.

    Selon les rapports préliminaires dans le journal Granma, des villes et villages entiers dans cette province, qui se trouve souvent sur la trajectoire des tempêtes tropicales, sont sous l'eau.

    "Toutes les plaines sont sous l'eau à cause de la persistance des pluies ou du débordement des fleuves", a rapporté le journal, qui a estimé que quelque 3.000 personnes ont été évacuées vers des maisons de parents ou des abris.

    "Les pluies ont été très fortes. Dans ma maison, qui a été réparée il n'y a pas si longtemps, l'eau avait commencé à entrer par les fissures entre les murs et les portes", a expliqué à IPS au téléphone, Sarilena Ramos, une habitante de Pinar del Río.

    Une autre femme, qui a requis l'anonymat, a déclaré qu'il n'avait pas plu autant à Pinar del Río "depuis plusieurs années, même quand il y avait des ouragans".

    La liste de Granma sur les dégâts indiquait quelque 40 granges de traitement de tabac. Environ 70 pour cent de la production nationale de feuilles de tabac provient de Pinar del Río.

    Les dégâts sur les cultures agricoles étaient également importants, mais le degré ne sera pas connu jusqu’à ce que les eaux de crue se retirent, a souligné cette femme.

    A La Havane, les précipitations n'ont pas été fortes et les réservoirs ne sont pas remplis à plus de 30 pour cent. Les autorités gardaient un œil particulièrement attentif sur les zones côtières, qui sont sujettes aux inondations, bien que les pluies n'aient causé "un état critique" dans aucune des 15 municipalités de la capitale, a indiqué Granma.

    Un rapport du Centre sur le climat de l'Institut de météorologie dit que la saison des pluies à Cuba dure de mai à octobre et représente environ 80 pour cent des précipitations annuelles. Les mois de fortes pluies sont mai, juin, septembre et octobre.

    Le rapport ajoute que les précipitations dépendent de l'influence des systèmes météorologiques mobiles provenant des tropiques, tels que les vagues tropicales et les zones de basse pression sur l'océan Atlantique, et leur interaction avec les systèmes des latitudes moyennes, ainsi que la présence des cyclones tropicaux, principalement d’août à octobre.

    Le centre des prévisions de l'Institut de la météorologie prédit une forte activité cette saison, avec la formation d'environ 17 tempêtes tropicales baptisées. Neuf d'entre elles pourraient atteindre la catégorie d’ouragan dans l'océan Atlantique nord, qui englobe le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes.

    Maritza Ballester, une météorologue a été citée par les médias cubains comme ayant déclaré qu'il y avait un risque élevé qu'au moins un ouragan atteigne Cuba, étant donné le nombre prévu et les conditions océaniques et atmosphériques attendues cette année.

    Toutefois, Ballester a souligné que les prévisions sont basées sur des statistiques et des probabilités, ce qui signifie qu'il est essentiel de se préparer d'avance avant chaque saison des ouragans, même lorsque les risques prévus pour le pays sont faibles.

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