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DEVELOPPEMENT: La Suède, l'Irlande et la Grande-Bretagne en tête pour l'aide à l'Afrique

    By Emad Mekay

    WASHINGTON, 19 mai (IPS) – La Suède, l'Irlande et la Grande-Bretagne sont en tête d'un index de 21 pays riches qui classe leur engagement à aider à développer des nations africaines. Les Etats-Unis, l'économie la plus grande du monde, étaient un lointain treizième, pendant que le Japon demeure le moins engagé vis-à-vis du continent parmi les nations riches.

    Le Centre pour le développement mondial basé à Washington a indiqué dans son Index d'engagement pour le développement (CDI), qui évalue des pays riches par rapport à quel point leurs politiques aident ou nuisent aux pays africains, a souligné que ces trois nations européennes faisaient davantage pour aider le continent dans sept catégories de développement.

    L'index suit la trace de la performance des pays riches, basée non seulement sur la quantité de l'aide étrangère, mais aussi sur la qualité de l'aide, leur ouverture aux exportations en provenance des nations africaines, la gestion environnementale et le soutien pour des mécanismes de sécurité multilatérale — par exemple, des participations au maintien international de la paix et des interventions humanitaires obligatoires qui ont un mandat international. De l'autre côté, des pays perdent des points pour avoir exporté des armes vers des régimes autoritaires avec de lourdes dépenses militaires.

    L'index évalue également des politiques d'investissement et de migration, de même que l'engagement de promouvoir et de partager librement la technologie. Il est conçu pour remplacer les critères habituels consistant à ne mesurer l'aide étrangère que comme un pourcentage du Produit intérieur brut.

    ''Des nations riches sont liées à l'Afrique de diverses manières et non juste à travers l'aide étrangère'', a déclaré à IPS Steve Roodman du Centre pour le développement mondial (CGD). ''Si nous sommes sérieux sur la façon d'aider le développement en Afrique, nous ne pouvons pas juste examiner une partie. Nous devons examiner le tout''.

    L'index a donné la première place à la Suède en raison de ses grandes performances dans l'aide et la sécurité, tandis que l'Irlande a fini deuxième du fait de son aide élevée et d'une grande présence des troupes de maintien de la paix au Liberia.La Grande-Bretagne est placée en troisième position parce qu'elle fait partie des plus grands investisseurs et bailleurs de fonds de la sécurité en Afrique. Elle a également une performance élevée dans la migration amicale et les politiques environnementales.

    Le Portugal, en sixième position en général, est en tête du peloton sur l'ouverture aux immigrés africains.Le Japon, l'hôte de la rencontre de 2008 du Groupe des huit nations les plus industrialisées qui se tiendra à Hokkaido en juillet, est venu en dernière position, principalement accablé par ses énormes tarifs sur le riz, lesquels font la moyenne de 600 à 800 pour cent.

    ''Le CDI d'Afrique décrit le Japon comme un pays qui est particulièrement plus insulaire et tourné vers l'intérieur que ses pairs économiques — ce qu'il est incontestablement'', indique le rapport.

    Dans la sous-catégorie de l'environnement, les Etats-Unis sont les derniers. Ils n'ont pas ratifié le Protocole de Kyoto, le plus sérieux effort international jusqu'ici pour aborder le changement climatique.

    ''Cet écart, avec de grandes émissions à effet de serre et de faibles taxes sur le gaz, place les Etats-Unis en dernier'', souligne l'étude.

    L'index a également attribué de mauvaises notes aux Etats-Unis dans la catégorie de l'aide puisqu'ils continuent de donner peu d'aide à l'Afrique malgré leur taille.Toutefois, les Etats-Unis sont classés quatrième, après la Grande-Bretagne, l'Irlande et la Suède dans les accords de sécurité, suscitant des critiques de la part des groupes indépendants qui, à part cela, ont déclaré que l'index était fiable.'Africa Action', un groupe basé à Washington qui surveille des événements en Afrique, a affirmé que la politique de sécurité des Etats-Unis en Afrique s’oriente vraiment dans une ''direction très dangereuse qui a le potentiel de créer une multitude de problèmes de développement'', en particulier la création de AFRICOM, le commandement commun unifié (Joint Unified Command) des Etats-Unis pour l'Afrique.

    ''AFRICOM représente un profond changement potentiel dans les relations entre les Etats-Unis et l'Afrique, où le département de la Défense pourrait gagner le contrôle sur les fonctions de développement relevant précédemment du champ de l'USAID ou du département d'Etat'', a déclaré à IPS, Michael Swigert de 'Africa Action'.

    Ce groupe a averti des ''dangers de militarisation de la politique de développement américaine''.

    Roodman du CGD a dit que le message principal du rapport était que tous les pays riches du monde pourraient faire beaucoup plus pour encourager le développement en Afrique. Même la Suède classée première a obtenu environ la moyenne (cinq) dans quatre des sept secteurs de politiques du CDI d'Afrique.

    ''Ensuite, aucun de ces pays ne devrait être content de sa performance. Tous peuvent faire mieux, et spécialement les titans qui sont venus en dernier parmi le G-7 ont une opportunité d'aider beaucoup plus les Africains'', a souligné le groupe.

    Au sommet des défis de développement qui exigent plus de politiques accommodantes de la part des nations riches, le continent fait face à de nouvelles menaces dues à la récente montée brusque des prix des produits alimentaires.

    Le 12 mai, la Banque africaine de développement (BAD) et les Nations Unies ont averti que la crise alimentaire pourrait défaire des progrès effectués par plusieurs pays dans le sens de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement, qui visent à réduire de moitié l'extrême pauvreté d'ici à 2015, et ont appelé à une assistance plus grande en provenance des nations riches.

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