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DEVELOPPEMENT: L’eau ne connaît pas la frontière entre l’Angola et la Namibie

    By Absalom Shigwedha

    WINDHOEK, 8 juin (IPS) – Une initiative transfrontalière visant à fournir de l'eau potable et un assainissement adéquat entre l'Angola et la Namibie, deux pays d’Afrique australe, fait des progrès constants.

    Le Projet transfrontalier d'approvisionnement en eau de Kunene (KTWSP) – est un bon modèle de coopération transfrontalière dans la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC). Le KTWSP améliorera l'approvisionnement en eau pour environ 700.000 habitants du sud de l'Angola et du nord de la Namibie, favorisant la consommation, l'irrigation et l'industrie locales.Le projet comprend la réfection du barrage de Calueqe dans le sud de l'Angola, qui a subi d'importants dégâts durant les 27 années de guerre civile dans le pays. Jusqu'à présent, environ 35 millions de dollars ont été investis dans ce projet, qui est financé par les gouvernements namibien et angolais ainsi que par les contributions du Royaume-Uni, de la Banque allemande de développement et de l'Australie.Dr Kuiri Tjipangandjara, un ingénieur de la Société des eaux de la Namibie (NamWater) et co-président du KTWSP, a déclaré à IPS que la construction d'un nouveau pipeline entre les villes du sud de l'Angola de Xangongo et d’Ondjiva a déjà démarré. Cette liaison fournira de l'eau traitée à divers villages et villes le long de sur son itinéraire, tels que Namacunde, Santa-Clara et Chiedi.Des plans du réseau pour distribuer l'eau à l'intérieur et autour d’Ondjiva sont en cours, comme le sont les projets d’un autre important pipeline d’eau reliant Santa-Clara à la ville namibienne d’Oshakati.Tjipangandjara a indiqué que l'Angola a également commencé à mettre en place un service d'eau pour la région de Kunene."Il n'y avait rien en place avant, et il faut du temps pour installer un tel service et d'autres installations du projet", a-t-il dit.De nombreuses études de conception et de faisabilité doivent être effectuées et approuvées par toutes les parties impliquées: l'Angola, la Namibie, la SADC et la Banque allemande de développement."Bien sûr, ce sera un service public", a-t-il souligné, mais il n'a pas osé prédire s’il finirait par fonctionner sur une base de recouvrement des coûts comme la NamWater, expliquant que chaque pays conçoit ses propres politiques – dictées par la réalité sur le terrain et par l'histoire.La prochaine phase du projet portera sur le remplacement du canal à ciel ouvert qui s'étend sur 150 kilomètres entre Calueqe et la ville namibienne d'Oshakati par un pipeline.Le canal à ciel ouvert est actuellement confronté à un certain nombre de défis. Pendant la saison des pluies, il est fréquemment endommagé par des inondations et Tjipangandjara a dit que les personnes vivant le long du canal non seulement puisent gratuitement l'eau sans autorisation – une noyade occasionnelle a été signalée – mais aussi certains habitants du coin l’ont également vandalisé. Il a expliqué que la réparation de ces dégâts coûte cher à la NamWater en termes d’entretien.Il a indiqué que le remplacement du canal par un pipeline permettra également d'éliminer les pertes par évaporation. "Environ 76 pour cent de l'eau que nous pompons de Calueqe dans le canal est perdue par évaporation", a expliqué Tjipangandjara à IPS.Modeste Amutse est le conseiller pour la circonscription électorale d’Oshikuku, dans la région d’Omusati, par laquelle le canal passe.Il a déclaré à IPS que le KTWSP est une bonne initiative, mais a prévenu que le remplacement du canal à ciel ouvert par un pipeline pourrait priver des villageois d'accéder à l'eau pour l'irrigation et pour leur bétail. "Ce projet ne sera bon que s’il est sensible aux besoins des populations", a-t-il dit.Bien qu'il soit d’accord que le canal perd de l'eau par évaporation, il a souligné que bon nombre de ses administrés étaient au chômage et ne pouvaient pas acheter l'eau aux points d'accès communautaires. Mais, a-t-il indiqué, ils avaient besoin de l’accès à l'eau pour leurs jardins et le bétail.Tjipangandjara n’était pas d’accord. "La manière actuelle dont l'eau est prise dans le canal n'est pas approuvée par NamWater et n'est pas gérée".Il a estimé que l'eau ne devrait être puisée qu’à des points indiqués. "Elle devrait être réglementée et bien gérée. La pratique actuelle n'est pas correcte".Tjipangandjara a déclaré que le fait d’entreprendre le KTWSP a amélioré la compréhension de l'approvisionnement en eau en Namibie et en Angola, et a renforcé la gestion du bassin du fleuve Kunene, y compris la fourniture de l'accès à des fonds très nécessaires pour les infrastructures.

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