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DEVELOPPEMENT: Technologie et innovation visent une sécurité alimentaire plus grande

    By Cydney Hargis

    WASHINGTON, 7 août (IPS) – Face au changement climatique et à la dévaluation des monnaies dans le monde, de meilleures stratégies sont en train d’être utilisées pour combattre les taux élevés de pauvreté et de malnutrition, et renforcer la sécurité alimentaire mondiale.

    L'administrateur de l'Agence américaine pour le développement international (USAID), Dr Rajiv Shah, a annoncé le 25 juillet deux nouveaux laboratoires d'innovation à 'Feed the Future' (Nourrir le futur), l’initiative du gouvernement américain pour la sécurité alimentaire et contre la faim dans le monde.

    "Les Etats-Unis ont une excellente histoire dans la fourniture de vivres et services aux pays qui sont le plus dans le besoin", a déclaré Shah lors d’un rapport sur les progrès de 'Feed the Future' à Capitole Hill le 25 juillet. "Notre objectif continuera d’être la modernisation et le renforcement de ces programmes, afin de créer une voie allant de l’obtention de nourriture lorsque vous avez faim, à la vie dans une société en sécurité alimentaire".

    Le Laboratoire d’innovation de 'Feed the Future' pour une recherche collaborative sur le sorgho et le mil, l’un des laboratoires récemment annoncés, est un partenariat entre l'organisation et l’Université de l’Etat du Kansas.

    Ce laboratoire tentera de trouver de nouvelles technologies et techniques à utiliser par de petits agriculteurs afin de s'assurer que leur productivité pour les céréales, notamment le sorgho et le millet, augmente malgré les changements climatiques.

    "Notre perspective, c’est que nous pensons que l'accent qui a été mis sur l'agriculture est essentielle, non seulement pour la sécurité alimentaire mais aussi pour le développement et la croissance économiques dans les pays en développement en général", a indiqué à IPS, Eric Munoz, conseiller principal en politiques sur l'agriculture et la sécurité alimentaire à 'Oxfam International', une organisation de plaidoyer.

    "Nous avons certainement des questions au sujet de la direction de l'USAID, mais elles sont destinées à renforcer leur direction plutôt que de les réorienter", ajoute Munoz.

    Le second des deux nouveaux laboratoires, le Laboratoire d’innovation de 'Feed the Future' pour la sécurité alimentaire, est un partenariat avec un certain nombre d'universités, dont l'Université de l’Etat du Michigan et l'Université de Pretoria. Ce laboratoire tentera d'améliorer les politiques de sécurité alimentaire et d’augmenter les investissements du secteur privé pour soutenir de petits fermiers.

    "Le laboratoire d'innovation pour la politique de sécurité alimentaire vise à accroître les connaissances et la compréhension de la meilleure façon d’influencer les politiques et d’identifier celles qui sont meilleures pour accélérer l'impact que nous essayons d’obtenir", a expliqué à IPS, David Atwood, le conseiller en politiques alimentaires pour le Bureau de la sécurité alimentaire de l'USAID.

    Ces deux laboratoires se concentreront sur le Sénégal, le Niger et l’Ethiopie.

    "Si vous regardez les grandes crises alimentaires, environ 17 millions de personnes ont été touchées en 2012, y compris des gens dans ces trois pays", a indiqué Munoz à IPS. "Ils renferment de grandes populations de personnes souffrant de l’insécurité alimentaire et de la faim. Se concentrer sur ces pays a beaucoup de sens".

    Un accent sur le genreLancé en 2011, 'Feed the Future' publie des rapports annuels analysant les progrès réalisés durant l'année d’exercice. Ces rapports présentent des objectifs globaux pour 2015 et des objectifs annuels en cours de route.

    "Le programme a démarré il y a juste quelques années, alors nous commençons à voir quelques bons résultats, en particulier pour la nutrition", a déclaré à IPS, Katie Lee, la coordinatrice des plaidoyers et des politiques pour le développement international à InterAction, une alliance d'organisations non gouvernementales.

    "Des données axées plus sur le genre ont été fournies dans ce deuxième rapport sur les progrès réalisés, mais ces informations montrent qu’un travail doit être fait pour s'assurer que le programme atteint plus de femmes".

    Selon le rapport, 'Feed the Future' a atteint la majorité des objectifs qu'elle s'était fixés pour l'exercice 2012 en termes de types de personnes qui bénéficient de l'aide et la façon dont elles en profitent. Des dirigeants présents à l'organisation ont affirmé qu'ils mettent plus d'accent sur la fourniture de l'aide alimentaire aux femmes.

    "Les femmes ont tendance à investir plus dans l'éducation et la santé de la famille et des enfants, alors investir dans les femmes peut vraiment aider à amener loin tout l'effort de développement", a indiqué Atwood à IPS.

    Selon 'Feed the Future', les femmes représentent 45 pour cent de la main-d'œuvre agricole dans les pays en développement, et si elles bénéficiaient du même accès à la terre que les hommes, leur production agricole pourrait réduire potentiellement le nombre de personnes affamées dans le monde de 150 millions.

    En 2011, 'Feed the Future' a soutenu un groupe de 65 agricultrices au Ghana pendant cinq mois en les formant dans la tenue des registres, la planification et dans la gestion. Le groupe a pu finalement acheter de nouvelles technologies pour augmenter sa production de riz.

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