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EDUCATION: Une étude de l’UNESCO révèle un écart grandissant dans le secondaire

    By Thalif Deen

    NATIONS UNIES, 28 oct (IPS) – Affirmant qu'une population instruite est la plus grande richesse d'un pays, l'Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) indique qu'il n'y a aucune échappatoire à la pauvreté sans une vaste expansion de l'enseignement secondaire dans le monde.

    "C’est un devoir minimal de doter les jeunes des connaissances et compétences dont ils ont besoin pour sécuriser des moyens de subsistance décents dans le monde globalisé d'aujourd'hui", a préconisé la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, lors du lancement de la nouvelle étude sur les inégalités dans l'éducation à travers le monde."Il s’agit d’avoir de l'ambition et l'engagement pour relever ce défi. Mais c'est la seule voie vers la prospérité", a-t-elle prévenu.Deux enfants sur trois en Afrique ne vont pas au cours secondaire, et les gouvernements ont du mal à faire face à la demande croissante pour l'enseignement secondaire, notamment en Afrique subsaharienne, où il y a assez de places pour seulement 36 pour cent des enfants en âge d’aller à l’école.Les filles sont confrontées aux plus gros obstacles, puisque l'écart entre les sexes s'élargit à travers la région, selon le Rapport mondial 2011 de suivi sur l’éducation, réalisé par l'Institut des statistiques de l'UNESCO, et publié le 25 octobre.Susan Durston, directrice mondiale de l'éducation au Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), a déclaré à IPS que bien qu’un certain nombre de pays dans la région africaine aient fait d’importants progrès dans la réalisation des objectifs de l'éducation, des disparités persistent au sein de ces pays, rendant ces progrès inéquitables.Au nombre des mesures sur lesquelles l’UNICEF se focalise actuellement pour maîtriser cette situation, a-t-elle indiqué, figure l’allocation de plus de ressources aux programmes d'éducation au niveau communautaire et villageois.Elle dit que l'UNICEF travaille aussi pour créer une atmosphère favorable aux enfants afin de leur permettre de recevoir une éducation de qualité dans un environnement sûr et sain, pour développer des approches appropriées pour les adolescents, et pour promouvoir un corps enseignant professionnel de qualité."Ces mesures font partie des efforts de l'UNICEF visant à se concentrer davantage sur l'équité, afin que tous les enfants, en particulier ceux qui souffrent le plus de privation dans une société, puissent accéder à une éducation de qualité", a expliqué Durston.Cette étude de l'UNESCO indique qu'environ un tiers des enfants au monde vivent dans des pays où le premier cycle du secondaire est formellement considéré comme obligatoire, mais que les lois ne sont pas respectées."Nous devons traduire cet engagement en réalité", dit-elle.Mais cela impliquera d’importantes nouvelles ressources financières et humaines parce que l'enseignement secondaire coûte plus cher que l'enseignement primaire, principalement à cause de la nécessité pour les enseignants formés de fournir des notions spécifiques aux matières enseignées, selon l'étude.Dans beaucoup de pays en développement, les familles des élèves supportent souvent le fardeau de ces coûts plus élevés.Des ménages en Afrique subsaharienne investissent considérablement dans l'éducation de leurs enfants en contribuant pour l'équivalent de 49 pour cent et 44 pour cent de toutes les dépenses, respectivement sur le premier et le second cycle du secondaire.En Amérique latine et dans les Caraïbes, ainsi qu'en Asie de l’est et dans le Pacifique, les contributions des ménages aux deux niveaux de l'enseignement secondaire vont de 25 pour cent à 41 pour cent, en moyenne.Par contre, les familles des élèves en Amérique du nord et en Europe occidentale fournissent seulement sept pour cent de toutes les dépenses sur l'enseignement secondaire, selon l'étude.Globalement, les écoles secondaires accueillent près de 100 millions nouveaux élèves toutes les décennies, avec le nombre total augmentant de 60 pour cent entre 1990 et 2009. Avec un nombre croissant d'enfants fréquentant et achevant le primaire, la demande de places dans le secondaire a augmenté de façon exponentielle, indique l'étude.Jean Pruitt du 'Global Network of Religions for Children' (Réseau mondial des religions pour les enfants – GNRC), un mouvement interreligieux à travers le monde, a dit à IPS que l'état de l'enseignement primaire est aussi lamentable dans certaines régions d'Afrique.Elle a affirmé qu’elle ne peut pas parler pour l'Afrique, mais pour la Tanzanie, où elle a été une défenseuse des droits des enfants au cours des 42 dernières années."La Banque mondiale a arrêté (le financement de) l’enseignement primaire universel il y a environ 15 ans, comme faisant partie de son plan stratégique de réduction des coûts. Aujourd’hui, elle accorde des subventions", a-t-elle dit.L’arrêt (du financement) de l'enseignement primaire signifiait que les écoles normales ont été également fermées."Aujourd’hui, le gouvernement dispose de l'enseignement primaire, mais pas d'enseignants, quand bien même il est en train de construire des écoles", a déclaré Pruitt, une sœur de Maryknoll qui vit en Tanzanie depuis 1969, défendant les droits des enfants dans cette nation d'Afrique de l’est.Interrogée sur ce qui pourrait être fait pour remédier à la situation, elle a indiqué que les organisations non gouvernementales ont un rôle important à jouer.

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