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ENERGIE-ECONOMIE: Fièvre pétrolière au Pôle Nord

    CARACAS, 01 janvier (IPS) – Le pétrole ne sera bientôt plus une ressource essentiellement originaire des régions chaudes comme le Moyen-Orient, l'Afrique ou l'Amérique du Sud. En effet, de plus en plus de multinationales se tournent petit à petit vers le grand territoire froid du Pôle Nord à la recherche de l'or noire. Ainsi la société Shell a déjà annoncé le début des forages en Alaska tandis qu'Exxon débutera le même exercice en Russie.

    Le groupe anglo-néerlandais Shell a reçu le feu vert des Etats-Unis pour entamer à partir de juillet 2012 un forage pétrolier sur les côtes nordiques de l'Alaska, un projet évalué à 3,5 milliards de dollars (2,7 milliards d'euros) à ce stade.

    Le consortium américain Exxon a signé un accord avec la société russe Rosneft d'un montant de 3,2 milliards de dollars (2,5 milliards d'euros) pour faire de l'exploration pétrolière dans la mer de Kara au nord-ouest de la Russie.

    Canada

    Sur l'île danoise du Groenland, on vient d'autoriser l'octroi d'un permis de prospection pétrolière au large des côtes. Les sociétés Exxon et Chevron ont été les premiers à s'inscrire dans ce projet.

    Le Canada veut également avoir sa part de pétrole en développant des projets dans les sables bitumineux de ses provinces occidentales. Ce pays peut potentiellement devenir une superpuissance énergétique, avec l'avantage supplémentaire d'avoir comme voisin le plus grand marché du monde à savoir les Etats-Unis.

    Selon une enquête de l'US Geological Survey (USGS) 13 à 20 % du pétrole au monde à encore découvrir se situent dans la région de l'Arctique. Une grande partie de ce pétrole se trouverait à faible profondeur. Cette hypothèse offre d'importantes perspectives aux compagnies pétrolières compte tenu de la demande croissante et du prix élevé du pétrole.

    OPEP

    « La croissance économique de la Chine et de l'Inde et surtout la politique de l'OPEP (organisation des pays exportateurs de pétrole) ont poussé les pays producteurs comme la Russie à explorer de nouveaux gisements afin de rivaliser avec le pétrole provenant des régions tropicales », a déclaré Víctor Mijares, responsable du département Relations internationales à l'Université Simon Bolivar de Caracas dans la capitale du Venezuela.

    Douze pays sont membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) : Venezuela, Irak, Arabie Saoudite, Iran, Koweït, Qatar, Libye, Emirats Arabes Unis, Algérie, Nigeria, Equateur et Angola.

    L'OPEP produit 30 millions sur un total de 88 millions de barils de pétrole demandés quotidiennement sur le marché mondial. Quand les prix risquent de baisser à cause d'une surproduction, l'OPEP baisse sa production pour maintenir les prix.

    Selon Leonardo Maugeri, directeur de la société énergétique italienne ENI et auteur du livre The Age of Oil, les réserves actuelles de pétrole sur la planète doivent être rapidement remplacées par de nouvelles découvertes et de nouvelles technologies.

    Aujourd'hui, on estime encore ces réserves à quelque 1,5 milliards de barils, ce qui représente encore quarante ou cinquante ans de consommation. Selon Maugeri, d'ici 2030 on pourrait trouver assez de gisements pour dépasser la barre des 4 milliards de barils soit « plus que suffisant pour tout le siècle 21e siècle ».

    (FIN/IPS/2011)

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