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INDE-EDUCATION: Changement des mentalités après le tsunami asiatique

    NEW DELHI, 28 décembre (IPS) – Bien que le tsunami ait eu de conséquences tragiques pour les populations asiatiques, la catastrophe a également amené un revirement dans la vie des survivants des villages côtiers de l'État méridional du Tamil Nadu où quelque 8.000 personnes sont mortes pendant le tsunami.

    Le 26 décembre, 2004, un violent tremblement de terre a provoqué un tsunami touchant durement les pays de l'océan indien. Plus de 200.000 personnes d'Indonésie, de Thaïlande, du Sri Lanka et d'Inde ont décédées.

    "Avant le tsunami, beaucoup de ces villages étaient négligées par les autorités locales. Les habitants devaient se débrouiller par eux-mêmes", se rappelle Salomon Bhakther du Groupe de développement de la promotion (DPG), une grande organisation non gouvernementale active dans l'aide et le développement de l'Etat de Tamil Nadu.

    DPG a pris en charge la reconstruction de 822 des 22.000 maisons qui ont été reconstruites par diverses ONG en guise de "partie visible des travaux de reconstruction", explique Salomon. La vague d'aide au profit des villages côtiers les plus dévastés tels que Nagapattinam, Cuddalore et Kanyakumari, a touché pratiquement tous les aspects de la vie de milliers de villageois.

    "A ce moment, notre principale crainte était que ces gens soient complètement dépendant de l'aide et en viennent à négliger leurs métiers traditionnels comme la pêche. Cela aurait pu avoir des conséquences aussi en matière de compétences qui se transmettent de génération en génération".

    Education
    Visser Pavalaparai et sa femme Sarvanade du village Kameshwaram ne veulent, par exemple, plus que leur fils devienne pêcheur. Ils veulent qu'il fasse des études supérieures. Pavalaparai et Sarvanade ont ainsi pu reprendre leurs anciennes activités – le séchage et la vente du poisson – grâce au soutien du DPG.

    Ces parents pêcheurs préfèrent aujourd'hui que leurs deux enfants reçoivent une bonne éducation plutôt que de commencer à travailler dès le plus jeune âge, quelque chose qui était impensable avant le tsunami. Ce qui a fait la différence pour eux fut l'avènement des bateaux de pêche motorisés et des filets de pêche du DPG ainsi que la participation à un groupe d'entraide (SHG).

    Les bateaux de pêche à moteur ont permis de dégager un revenu supplémentaire que Pavalaparai a épargné auprès du groupe SHG. Il a, dit-il, assez pour l'éducation de ses fils ou à contracter des prêts si nécessaire. Il se réfère à une époque où les petits pêcheurs comme lui accumulaient les dettes et étaient impuissants face à la concurrence des gros bateaux, des financiers et des commerçants. "Avant, nous ne pouvions pas faire des emprunts sans garantie. Nous ne savions même pas que comment nous pouvions résoudre nos problèmes", explique Pavalaparai.

    Avant la création du SHG, les villageois étaient tributaires de la "panchayat", la plus petite unité administrative pour toutes les communications officielles. Encouragés par le SHG, les villageois ont organisé leurs affaires de manière directe avec des hauts fonctionnaires, les conduisant à une représentation plus forte.

    Durable
    La construction de nouveaux logements a conduit à un changement de mentalité chez les pêcheurs et leurs épouses. Ils n'avaient auparavant pas de connaissance dans la construction mais lorsque les taux ont augmenté, de nombreuses femmes furent bientôt les ouvrières qualifiées.

    Les femmes ont également appris d'autres compétences grâce aux formations sur mesure organisées par le Development Promotion Group.
    Une fois les maisons construites, les autorités régionales ont suivi en installant l'éclairage des rues et en fournissant d'autres infrastructures. Le résultat est une reprise économique modeste dans ces zones côtières. Certaines ONG, comme Embracing the world (ETW), ont non seulement construit des maisons mais elles ont également fourni des ressources pour construire des routes, des écoles, des bâtiments publics et des immeubles de soins de santé.

    "Les gens de ces villages vivent aujourd'hui avec des attentes plus élevées", affirme Salomon. "Cela se reflète dans le fait que beaucoup moins d'enfants sont en échec scolaire. Le défi consiste maintenant à s'assurer que les villages ne retombe pas dans l'oubli."

    (FIN/IPS/2009)

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