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SOCIAL-BRESIL: Occupy s'exporte au Brésil

    RIO DE JANIERO, 04 novembre (IPS) – Inspirés par le mouvement de protestation « Occupy Wall Street », des jeunes brésiliens ont décidé d'entamer une action similaire en plantant leurs campements à Rio De Janeiro au Brésil.

    Environ 200 jeunes protestent en permanence à la place Cinelândia, l'une des places principales de Rio de Janeiro, contre le consumérisme, les inégalités sociales et le système financier. Ils ont planté 125 tentes entre la mairie, le théâtre et la bibliothèque nationale.

    Ce mouvement qui, depuis les "Indignados" en Espagne s'est propagé à Wall Street à New York, a depuis le 22 octobre également pris pied au Brésil. Comme dans les autres villes, le groupe de Rio est également extrêmement diversifié. Sans hiérarchie, ils essaient de s'accorder sur de nombreuses questions politiques, culturelles et économiques.

    Groupes de travail

    « Chacun a ses propres raisons d'être ici », a déclaré Eduardo de Oliveira Moraes (18 ans) qui contribue à l'organisation des différents groupes de travail sur la place. « Nous avons des réunions quotidiennes et des activités de groupe. Nous avons d'abord pensé à en organiser une par semaine mais maintenant nous n'avons plus de date limite pour quitter la place. Cette place est publique et elle nous appartient. »

    Comme les autres groupes « Occupy », les participants débattent surtout sur la thématique de la crise financière. Mais ils abordent aussi des questions nationales telles que la construction controversée d'un barrage à Belo Monte. Ils ont également entrepris des contacts avec des groupes de gens vivant dans les bidonvilles qui mènent des actions contre les expulsions forcées liées à l'organisation de la Coupe du Monde en 2014.

    Wander Ferreira, un étudiant en philosophie de 28 ans, assure la durabilité des groupes en cultivant des potagers en plein centre. « Il y a beaucoup de coins oubliés dans la ville que nous aimons et que nous pouvons transformer en jardins potagers. C'est un travail très enrichissant, c'est une expérience unique dans ma vie. »

    Consensus

    « L'auto-organisation n'est pas facile», déclare Ronald Stresser qui a 41 ans. « Tout est décidé par consensus. A cause de la pluie nous avons eu quelques problèmes, mais il n'y a pas de pénurie de nourriture. Les gens nous soutiennent vraiment en nous fournissant des draps et des générateurs ».

    Selon Stresser il est temps de rendre le monde conscient des changements sociaux nécessaires. « Le problème est lié à notre société de consommation et maintenant, il y a sept millions de personnes dans le monde qui vivent dans une situation intenable ». Il ajoute que des nouvelles têtes débarquent chaque jour pour occuper la place brésilienne.

    La police, habituée à des démonstrations sur la place, laisse les militants manifester en paix sans créer des complications administratives.

    (FIN/IPS/2011)

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