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ZAMBIE: Les femmes reprennent la lutte pour la représentation avant les élections

    By Lewis Mwanangombe

    LUSAKA, 7 avr (IPS) – Les Zambiens vont aux urnes avant octobre et des groupes de la société civile travaillent dur pour que leurs voix soient entendues. Les groupes qui avaient été exclus pendant les élections de 2005 et la Conférence constitutionnelle nationale (NCC) qui a commencé en 2007, se mobilisent pour ne plus être exclus.

    Il y a quatre ans, Clotilda Mwale faisait partie de ceux qui ont assiégé le parlement zambien, soutenant que la NCC ne représenterait pas les intérêts de tous les Zambiens. Ensemble avec les groupes religieux et certains partis de l’opposition, les activistes du genre ont été exclus du processus; avec les élections générales qui viennent en 2011, ils sont déterminés à ne pas laisser cela se reproduire."J’étais convaincue à l’époque que le 'Movement for Multiparty Democracy' (Mouvement pour la démocratie multipartite – MMD) réprimerait l’opposition et rendrait impossible un débat sérieux à leur Conférence constitutionnelle nationale", a indiqué Mwale. Les groupes de boycott se sont opposés à une NCC de 500 membres qui, selon eux, était orientée en faveur du MMD au pouvoir.La Zambie que veulent les femmesLa NCC s’est déroulée sans la participation de plusieurs groupes de la société civile. Avec les élections générales prévues avant octobre, la plupart de ceux qui se sont opposés à la NCC, se sont réunis à nouveau pour mettre en œuvre leur programme, cette fois-ci à travers la campagne la "Zambie que nous voulons".La campagne est dirigée par 'Women for Change' (Femmes pour le changement – WfC) qui, selon sa directrice exécutive, Emily Sikazwe, est destinée à créer une charte qui en exigera davantage des politiciens dans la réduction de la pauvreté et du chômage dès leur entrée en fonction après les prochaines élections nationales.

    La campagne veut que les partis politiques zambiens augmentent le nombre des femmes parmi ceux qui sont candidats aux élections municipales (conseil local), législatives et présidentielle de cette année.WfC a formé et mobilisé plus de 450 associations de quartier et des membres de chaque groupe pour surveiller le processus électoral dans quatre provinces pendant que leurs partenaires observeront dans d’autres régions du pays.La campagne a été lancée en février 2010, mais la charte même n’est pas encore élaborée. Les militants sont encore sur le terrain sollicitant le soutien des électeurs et les invitant à exprimer des exigences à la fois aux partis politiques et à leurs candidats avant et après les élections.Mais avec l’élection des conseillers locaux, des membres du parlement national et la présidentielle prévues pour se tenir plus tard cette année, et les primaires déjà en cours, le temps est compté.Répétition de la mauvaise stratégie?Les critiques de la campagne disent que c’est une répétition de la prise de position militante contre les débats constitutionnels à la NCC en 2007.

    "Si les organisations non gouvernementales n’avaient pas boycotté les assises de la Conférence constitutionnelle nationale, le MMD au pouvoir n’aurait pas profité du peuple de Zambie parce que ces clauses que le MMD voulait si égoïstement inclure dans la constitution auraient été rejetées", affirme Charles Milupi, leader du parti de l’opposition 'Alliance for Democracy and Development' (Alliance pour la démocratie et le développement).La conférence constitutionnelle dominée par le MMD a finalement achevé son travail en août 2010 et a agréablement surpris les groupes de la société civile en incluant des concessions aux exigences des femmes et autres groupes défavorisés dans la nouvelle constitution.La nouvelle constitution, qui a fait plaisir notamment à Mwale et à ses amis activistes du genre, a accepté qu’une Commission sur l’égalité de genre soit établie par le gouvernement. Cette commission accordera une vraie reconnaissance à l’égalité entre hommes et femmes et veillera à ce que les femmes puissent – pour la première fois – hériter, posséder et administrer la terre en Zambie.Le droit des enfants nés hors mariage aux soins et à l’héritage auprès des deux parents a été également reconnu. Et un nouveau concept a été introduit dans le droit du travail en Zambie: le congé de paternité.

    Mais parmi les dispositions contestées proposées par le MMD et conservées dans le document final, figure la clause "50 plus un", qui exige du gagnant des élections présidentielles d’obtenir plus de 50 pour cent de tous les suffrages exprimés.Sylvia Musonda, une journaliste indépendante, note que les changements introduits dans la nouvelle constitution n’auront un impact sur la vie et la législation de la Zambie que s’ils ne sont pas édulcorés par le parlement dans la version finale du projet lorsque la 'Constitution de la Zambie, 2010' videra finalement le débat au parlement et recevra l’approbation du président."Laissons-les conserver tout ce qui est issu de la NCC. S’ils le font, la Zambie aura la meilleure des constitutions sur le continent", a observé Musonda.

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