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ZIMBABWE: Réparer les fuites d’eau de Bulawayo

    By Ignatius Banda

    BULAWAYO, 4 août (IPS) – Thomas Njini a l’habitude de travailler sur les égouts et les canalisations d'eau qui ont cédé à Bulawayo, au Zimbabwe. C'est une expérience quotidienne pour lui de répondre aux appels sur les endroits où il doit dégager les déchets humains pour débloquer les égouts bouchés.

    C'est un travail qu'il continue de faire avec un dévouement peu enviable dans cette ville de deux millions d’habitants, dans le sud du Zimbabwe."C'est mon travail, que puis-je faire?" demande Njini, qui est l'un des employés de la municipalité qui travaillent 24 heures sur 24 pour réparer les canalisations d'eau et les égouts bouchés dans la ville.Mais, selon les responsables de la municipalité, ce travail facilite lentement les choses un an après que la ville a entrepris l’ambitieux projet de 'Bulawayo Water and Sanitation Emergency Response' (Intervention d’urgence pour l’eau et l’assainissement à Bulawayo – BOWSER).Le projet BOWSER a été lancé en 2010 dans le cadre du programme d’aide au tiers-monde du gouvernement australien, 'AusAid'. La subvention de 4,6 millions de dollars a été utilisée pour remplacer et également déboucher les vieilles canalisations qui ont été construites avant l'indépendance du Zimbabwe en 1980 et qui sont devenues partie intégrante du paysage urbain ici.Les eaux usées brutes et les eaux fluides traitées sont, au fil des ans, devenues un événement quotidien, et il y a des inquiétudes constantes par rapport à la propagation des maladies d'origine hydrique. En 2008, une épidémie de choléra a fait près de 4.000 morts à travers le pays.Selon les responsables du conseil municipal et le partenaire de mise en œuvre, 'World Vision', la ville perdait jusqu'à 50 pour cent de ses eaux purifiées à cause des fuites et de l'éclatement des tuyaux. Mais grâce à ce projet, cela a été réduit à environ 20 pour cent à partir d’avril. Dans une déclaration au début de cette année, le directeur national de 'World Vision', Edward Brown, a indiqué que les obstructions d'égout dans la ville avaient diminué, d'environ 250 par jour à autour de neuf par jour, au premier trimestre de cette année."Le projet vise l'élimination des excréments des sites bouchés en vue d’une évacuation appropriée et nous réparerons les obstructions par des jets mécaniques. Nous chercherons également à purifier les eaux à travers le système d'eau courante de la ville", a affirmé le porte-parole du conseil, Bongiwe Ngwenya, dans une déclaration faite aux journalistes locaux.Le projet est situé dans les quartiers à forte densité qui ont été les plus touchés par l’éclatement des égouts et des vieilles conduites d'eau, a observé Ngwenya.Bien que la municipalité n'ait pas quantifié le coût de l'eau perdue à travers les fuites, la réparation des fuites et le remplacement des vieilles canalisations constituent une bonne nouvelle pour une ville qui demeure sous stress hydrique. Les barrages d'approvisionnement sont constamment menacés d'assèchement et sont incapables de fournir assez d'eau aux habitants de la ville.Pour Njini et ceux qui sont les premiers confrontés à ces défis de l’eau, d'assainissement et d'hygiène, il s'agit d'une avancée positive. "Je pense que c’est une bonne nouvelle, puisque honnêtement, ils ne sont pas nombreux, les gens qui aiment un emploi dans lequel le contact avec les déchets humains fait partie de travail", a souligné Njini."C'est un exercice à long terme puisque nous espérons que cela (le remplacement des vieilles canalisations) dépassera les 18 mois que devrait durer BOWSER", a déclaré un responsable de la municipalité qui a requis l’anonymat."Bulawayo est une vieille ville et la réhabilitation totale des travaux hydrauliques et des systèmes d'égouts nécessitera plus que la subvention australienne", a indiqué le responsable.Le maire de la ville, Thaba Moyo, affirme que la ville aura besoin d'environ 100 millions de dollars pour une révision totale des travaux hydrauliques et des égouts. C'est cet argent que l'autorité locale ne peut obtenir qu’auprès des agences de donateurs.Bulawayo est l'une des nombreuses villes africaines qui, selon le Programmes des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-HABITAT), ont connu une croissance exponentielle des populations urbaines au cours des dernières années. Mais cela n'a pas été en adéquation avec le développement des infrastructures. Un audit effectué par la municipalité de Bulawayo révèle que l’éclatement constant des égouts est une conséquence du ralentissement dans le développement des réseaux d'égouts malgré la croissance continue de la ville.Et cela a créé des problèmes pour les urbanistes qui cherchent à développer de nouveaux projets immobiliers pour ceux qui cherchent des maisons.Au cours des deux dernières décennies, la ville de Bulawayo a vu la création de nouvelles zones résidentielles. Mais le conseil a accordé des parcelles dans des zones où il n'existe pas de travaux hydrauliques et d'égouts. Cela a obligé les nouveaux propriétaires de maison à se tourner vers la brousse pour les ablutions et vers les zones résidentielles voisines pour l'eau.Cependant, l’éclatement des égouts et les travaux hydrauliques sont devenus un problème national alors que les municipalités luttent pour entretenir les anciennes infrastructures au milieu des budgets faibles et de longues disputes avec les contribuables.Les habitants disent que la réparation des égouts de Bulawayo tarde puisqu’ils sont menacés par des maladies telles que le choléra, depuis longtemps.

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